Je suppose que vous ne voyez pas bien le rapport avec l'agneau du même nom qui est infinimentAAA_002 délectable et que l'on trouve dans certaines zones cotières comme autour du Mont St Michel en Normandie( eh! oui le Couesnon en sa folie l'a placé là) ou dans la baie de Somme sans que cette liste soit limitative.

J'aurais pu l'appeller également du pétrole en croute de sel car il s'agit du pétrole brésilien découvert il y a deux ans au fond de la mer à de très grande profondeur,de - 5000 à - 7000m!, et protégé par une croute de sel épaisse, d'ailleurs très difficile à percer., d'environ 2000 m d'épaisseur.AAA_003

La région dans laquelle on rencontre cette curiosité géologique s'etend sur 800 km, à 200 km au large du Brésil , de Sao Paulo vers le sud jusqu'à Vitoria au nord en passant par Rio de Janeiro. Les gisements identifiés sont des méga gisements, une espèce en voie de raréfaction, et ont été baptisé Tupi pour le plus célèbre et le plus important,Iara ou Parque das baléias.Ensembles ils ont été evalués contenir de 10 à 15 milliards de barils mais la zone totale des présalés est estimé contenir de 50 à 100 milliards de barils de réserve.

Le Brésil jusqu'içi juste autosuffisant en pétrole va bondir dans le classement des pays producteurs en fonction de leurs réserves prouvées pour atteindre la taille de pays gros producteurs comme le Vénézuela, le Kuwait voire l'Irak. 

A l'occasion de la mise en nexploutation de ces gisements nouveaux le Brésil va abandonner le système de la concession, dans lequel le pétrolier investit, prend le risque de ne rien trouver et rémunère l'Etat en lui payant des royalties au profit du système de partage de production en faveur de la société nationale Petrobras. Le but est de garder le controle de ce pétrole considéré comme la propriété des brésiliens et la chance du pays pour son développement en faisant le moins possible appel aux pétroliers internationaux et toujours en position minoritaire.

Deux difficultés néanmoins: technique tout d'abord car forer à cette profondeur et en traversant la croute de sel ne sera pas une partie de plaisir et réservera sans doute bien  des surprises à Petrobras. Espérons que ca ne débouchera pas sur d'aussi monstrueuses difficultés qu'au Kazakstan où malgré la présence de la totalité des pétroliers internationaux et de leurs savoirs réunis, on n'en est pas encore sorti! L'autre est financière en ce sens que le marché se demande si Pétrobras aura les capacités financières pour empruntrer sur le marché les 174 milliards de dollars qu'il prévoit d'investir sur 5 ans d'içi à 2013.

Dernière difficulté interne au Brésil. Les Etats de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Espirito Sancto, au large desquels ont été découvert les gisements n'entendent visiblement pas partager la manne pétrolière avec leurs collègues de l'intérieur, au grand dam de Lula et de celle qui est présentée comme devant lui succéder,Dilma Rousseff.D'où, je suppose, le montage compliqué pour garder la haute main sur ces richesses avec la création d'une nouvelle entreprise publique Petrosal qui gérera ces réserves et celle d'un fond spécial pour placer les bénéfices fédéraux. Une approche un peu semblable à celle de la Norvège et de son fond souverain, à ceci prêt que les besoins du Brésil sont infiniment plus importants que ceux d'un petit pays comme la Norvège.