Voici quelques Prises de pieds dans le tapis récentes de notre belle administration:

  • Tout d'abord , l'oubli dans les dernieres dispositions permettant de cumuler retraite et emploi qu'il existait des retraites complémentaires Arrco et Agirc alors que celles ci constituent pour les cadres l'essentiel de leurs retraites! De ce fait l'intention, du législateur qui était de faciliter la reprise d'un travail par les retraités qui auraient besoin d'arrondir leur retraites ou en aurait la possibilité risque de n'être qu'un coup d'épée dans l'eau. Pas de " plus de travail, plus de pouvoir d'achat" pour les retraités donc.
    Précédemment, un retraité avait toute liberté de retravailler à condition de ne pas depasser au cumul, retraites et salaire nouveau compris, son ancien salaire.S'il le depassait il perdait sa retraite! Le nouveau dispositif,plus libéral,devait supprimer cette sanction en supprimant le plafond de l'ancien salaire. Mais voila on a oublié l'existence des Caisses de retraite complementaires, qui non impliquées, continuent à appliquer l'ancien plafond. Résultat tout change mais rien n'a changé et il n'est toujours pas possible de cumuler retraite et emploi. Il est vrai que les personnels de l'administration ne doivent pas savoir ce que sont Arrco et Agirc
  • Le suivi des meubles et oeuvres d'arts du Mobilier National mis à la disposition des administrations et ministères était connu de longue date pour être à tout le moins approximatif.Depuis 10 ans néanmoins, une commissison dite de recolement a été chargée, sous la présidence d'un conseiller de la Cour des Comptes de collationner les biens nationaux et de faire le point sur le "coulage" au mobilier national. Il en ressort que pas moins de 20 000 pièces de valeur ont ainsi disparu des biens nationaux dont des tableaux de maitres, des tapis, une horloge Boulle et d'autres objets de valeur. soit plus de 10pct des 133 000 pieces vérifées. Il en reste encore 51 000 à vérifier ce qui veut dire qu'à ce taux il y a encore 6000 pîèces dans la nature.
    Les mauvais élèves? L'Education Nationale, la Défense et l'Economie.
    1000 plaintes ont été déposées et 900 objets ont été retrouvées.Pas dévaluation nénnmoins de la perte financière subie du fait de ce manque de sérieux ou de ses indélicatesses. Ceci c'est le passé. Qu'en est il par contre des procédures mise en place pour éviter que cela ne se reproduise?
  • Les escroqueries aux Assedics,c'est pas nouveau mais ca continue. Il est toujours possible d'acheter ce qu'on appelle un "kit Assedic" c'est à dire une lettre de licenciement bidon mais d'une société officielle crée pour l'occasion,un contrat de travail et des feuilles de paye qui permettent de bénéficier des Assedics. Le tout coute 100 euros. Pour deux ans d'assurance chomage, c'est d'un bon rendement d'autant plus que c'est vous qui mettez le salaire à indemniser sur les feuilles de paye.Une cinquantaine de personnes appartenant à un réseau de "vendeur de Kit" doivent comparaitre bientot en correctionnelle dans la plus grosse affaire de ce type de fraude. Que risquent ils?De la prison avec sursis( bof) et le remboursement des sommes, si on arrive à les prouver je suppose.
  • L'incroyable affaire du Conseil général de la Seine Maritime qui a décidé il y a des années, pour sauver la ligne de ferry transmanche de Dieppe à Newhaven de devenir armateur et de racheter les bateaux de l'armateur précédent qui n'avait pas réussi à équilibrer ses comptes en l'exploitant. Se croyant sans doute plus fort que P&O, le département créa la SMPAT, Société Mixte de Promotion Transmanche,en 1999 pour conserver à grand frais cette activité. Les faits étant tétus et les compétences commerciales de l'équipe du Conseil Général sans doute un peu limitées,l'exploitation de la ligne restera malheureusement déficitaire.Le contribuable aura ainsi à verser 1.7 millions d'euros en 2004, 1.3 en 2005 et 0.9 millions en 2006. Ca ne décourage pas le Conseil Général qui, apprenant que les installations portuaires du port de Newhaven ont été mise en vente, en rajoute une couche en se portant acquéreur de ces installations!
    Le tout en totale illégalité puisque sans délibération du Conseil Général et du syndicat mixte, et sans décret du Conseil d'Etat indispensable pour une telle opération.Depuis 2007 la gestion a été déléguée à une compagnie privée mais c'est toujours le Conseil Général qui assure aux frais des contribuables l'équilibre du compte d'exploitation.A fin 2007 d'après la Cour des Comptes régionales, on en est à 128 millions d'euros de déficit