CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

14 juin 2008

Changement climatique et retour des famines.

Savez vous que la guerre au Darfour est une de premières guerre climatique dans le monde d'aujourd'hui? C'est en effet en 2003 que ce conflit a démarré sur fond de sècheresse qui a amené les fermiers sédentaires à fermer leurs champs au éleveurs nomades.Les inimitiés ethniques qui couvaient ont ensuite pris le relais pour en faire la guerre que nous connaissons.Canalblog049

Des études sur l'impact du réchauffement climatique sur des conflits éventuels ont été publiées récemment. Par le GIEC, qui a introduit l'aspect de l'impact climatique sur des conflits futurs dans son rapport de 2007, par l'université de Stanford dont une équipe a travaillé sur les impacts humains éventuels du phénomène ou par divers organismes qui s'inquiètent d'une montée potentielle des risques de conflits dans le monde.

Nous avons un peu tendance, dans nos pays bien nourris, à oublier qu'un Milliards de personnes dans le monde dépendent exclusivement de l'agriculture pour leur survie de tous les jours. Or ce sont les pays dans lesquels ils vivent qui seront affectés le plus par ce réchauffement.Les modèles mathématiques des uns et des autres sont concordants, ce sera l'Afrique et l'Indonésie les plus affectés.

L'Afrique du Sud pourrait ains voir sa  production de maïs diminuer de 30pct, une céréale essentielle la bas, et l'Asie du Sud Est perdre 10pct de ses récoltes de maïs, millet et riz du fait de la diminution des pluies saisonnières.

D'autres pays seront touchés par la montée des eaux maritimes comme l'Egypte dont 80 pct de la population vit dans le delta du Nil qui sera inondé et dont les terres deviendront salinisé. D'autres comme l'Inde verront non seulement la mousson diminuer d'intensité mais également les glaciers de l'Himalaya qui alimentent ses fleuves( dont le Gange) contribuer de moins en moins à leur débit.

Le résultat en sera des déplacements de populations très importants soit pour rechercher des terres plus arrosées et donc fertiles ou pour échapper à la montée des eaux dans les zones cotières.On parle de centaines de millions de personnes qui seront susceptible de quitter les pays et zones dans lesquelles elles vivent pour chercher fortune ailleurs. Dans d'autres pays ou zones dans lesquelles ils ne seront pas bien accueillis par les peuples locaux.

Quand au timing les experts s'accordent  pour dire que ce sera le problème des années 2020 à 2030.

Que peut on faire d'içi là pour éviter l'incubation de tels conflits? Améliorer certaines pratiques agricoles, mettre au point de nouvelles semences plus résistantes, en particulier grace aux OGM, pratiquer l'irrigation et augmenter les rendements pour essayer de produire plus sur moins de surfaces. Comme vous vous rendez compte, ce n'est pas gagné d'avance....

Quand à nous européens, nous verrons surement le climat méditerranéen monter plus au nord. Mais notre grand défi sera de résister à la pression des réfugiés climatiques en provenance du continent africain.

A suivre avec attention.

Posté par CaDerange à 07:08 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2008

Acteurs, refusez de fumer dans vos films !!

Si vous allez au cinema de temps en temps, comme moi, vous avez peut être remarqué que les acteurs y fument beaucoup!Un exemple récent, Darjeeling Limited,dans lequel trois frères font un voyage en train au travers de l'Inde et bien  sur, quasiment dès la première minute du film, fument à tout va. Scène inutile sauf pour la promotion de la cigarette: les trois frères rentrent dans un wagon de première classe et bien sur allument chacun leur cigarette. Le controleur ouvre la porte et leur signale que c'est interdit. Ils éteignent. Scène d'anthologie particulièrement utile à l'intrigue, n'est ce pas!

Même topo dans le film "Il y a longtemps que je t'aime" dans lequel la première image quasiment est celle de l'héroine allumant voluptueusement sa cigarette. Idem dans une serie télé récente où tous les acteurs fument sans exception. Réflechissez y. Combien de films ou de series télé voyons nous tous les jours dans lesquel l'image du fumeur est amplifiée largement au dela de sa proportion normale d'utilisation dans la société? Un rôle de promoteurs de l'usage du tabac que tous nos plus grand acteurs semblent accepter sans remords alors que quand on les interviewe, on les trouve le plus souvent dans le rôle du donneur de leçons. Peut être en verrons nous un, un jour, s'élever contre cette pratique au même titre qu'il vont soutenir telle ou telle cause au bord de l'eau....

La faute à qui? A la pratique de ce qu'on appelle le "placement de produit" que je vous avais signalée dans un message du 11 décembre 2007 et qui consiste soit à fournir du matériel d'une certaine marque à la production de ce film ou de cette série, les véhicules par exemple, soit, dans le cas du tabac, à demander aux acteurs de se comporter en prosélyte sournois de la cigarette. Tout ceci moyennant finance bien entendu.

Dans le message du 11 decembre, je vous signalais l'imminence de la sortie d'une règlementation européenne sur ce sujet. C'est la Directive 2007/65/EU dite "'télévision sans frontière" qui légifère sur l'interdiction de ce placement de produit.Il devient en effet désormais interdit avec dérogation pour les films, les series télé et les évènements sportif pour tous produits et totalement interdit pour le tabac...à partir du 19/12/ 2009 seulement, date limite à laquelle la directive devra avoir été converti dans la législation des pays membres. Quand on connait le peu d'ardeur de la France en particulier à faire ces convertions, ça veut dire une tolérance d'une ou deux années de plus pour nos acteurs et producteurs.

Patience, on finira bien par y arriver. Autant dire que dans les films et serie récentes, nous assisterons à un déchainement de scènes de cigarettes avant leur interdiction. Nos acteurs se grandiraient néanmoins en refusant d'ores et déjà de donner ce mauvais exemple à nos enfants!

Posté par CaDerange à 07:36 - Médias - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Péages ferroviaires:décision finale très modérée pour la SNCF

Dans mon message du 17 mai je vous faisais part de la bataille en cours entre les partisans du maintien le plus bas possible des péages ferroviaires payés par la SNCF à RFF et ceux qui se rendent à l'évidence que l'Etat, dans la situation financière qui est la sienne, ne pouvait soutenir financièrement, sur le long terme, un réseau ferroviaire dans un état plutot déplorable. Surtout à un moment où, en ligne avec le Grenelle de l'environnement, il faut créer 2000km de voies TGV supplémentaires et revitaliser les réseaux régionaux de TER si longtemps négligés.

Résultats des courses,le gouvernement a tranché en faveur d'une augmentation dres péages de 85 millions d'euros en 2009 suivi par des augmentations supplémentaires de 60 millions toutes les années de 2010 à 2013.

La SNCF prétend qu'il va lui falloir augmenter ses prix de billets TGV de 5 pct alors que la hausse des péages qui va lui être appliquée (65 millions sur 2.6 milliards) ne représente que 2.5pct.Peut être se rend elle compte que sa politique commerciale actuelle (IdZen/IdZap) lui coute très cher avec beaucoup de billets en dessous du prix de revient.

Peut être devrait elle travailler sur l'amélioration de sa productivité interne car 2.5pct de hausse des frais par rapport aux hausses de prix que subissent les transports routiers ou aériens, ce n'est rien; Merci le nucléaire! Et puis nul ne sait de combien la SNCF va augmenter ce qu'elle même facture à RFF pour la gestion du réseau et qui curieusement est quasi identique aux péages qu'elle verse à RFF.

Allons,Monsieur SNCF,arrétez de pleurer sans cause, c'est vraiment le minimum de hausse que vous pouviez obtenir de la part de l'Etat et du Contribuable. A moins que vous ne préfériez un appel d'offre en bonne et due forme?   

Posté par CaDerange à 07:34 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2008

Ouf!! EDF et GDF échappent à la vente de leurs réseaux de distribution.

Sauvés ! La séparation patrimoniale de la production et de la distribution du gaz et de l'électricité, véritable épée de Damoclès depuis des mois sur la tête de nos deux champions nationaux de l'énergie vient finalement d'être écartée. Merci la Slovénie qui dirige l'Union Européenne en ce moment et la Commissison Européenne pour avoir finalement oeuvrées pour que cette solution médiane,-la troisième voie-, proposée et fortement soutenue par la France et l'Allemagne, soit finalement adoptée.

EDF et GDF vont donc conserver le controle majoritaire de RTE et RtGaz, les deux sociétés de réseaux de transport d'électricité et de gaz. ll va falloir néanmoins donner des gages d'indépendance à ceux qui vont gérer ces réseaux pour démontrer qu'ils ne vont pas favoriser les transports de la "maison mêre" par rapport à ceux demandés par les sociétés concurrentes de fourniture de gaz ou d'électricité.Elles obtiennent la liberté d'employer du personnel qui ne soit pas des personnels  "détachés de la maison mère" et devront répondre de leurs performances et de leur indépendance auprès d'une Haute Autorité(de plus!).

Il y aura donc en Europe coexistence des deux systèmes de distribution, celui avec séparation patrimoniale des distributeurs  et des producteurs comme dans 11 pays pour l'électricité et 7 pour le gaz et celui avec maintien de la propriété des réseaux par les producteurs mais indépendance assurée par une Haute Autorité.

Mais attention ! On revoie dans les 5 ans à venir comment cette indépendance a été assurée et si les concurrents se plaignent toujours de discrimination , vous n'échapperez pas cette fois à la séparation patrimoniale. C'est dire que la confiance ne règne pas vraiment.

En tous cas, voila un problème social lourd d'évité et il sera toujours temps d'aviser dans 5 ans!

Posté par CaDerange à 18:20 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Recherche Publique/privée: des modes de fonctionnement différents...

Il se trouve que je participe à titre personnel à animer un groupe de recherche dans le cadre d'un pôle de compétitivité. Rappellons que le but de la création de ces pôles par le gouvernement De Villepin était de mettre en contact la recherche publique et les entreprises privées, en particulier les PME, pour que le savoir de la recherche fondamentale trouve des applications dans le privé. Et se rapprocher ainsi du modèle américain dont tout le monde reconnait l'efficacité pour transformer rapidement en un produit vendable, une idée de recherche.

Le groupe auquel je participe réunit des participants de la recherche fondamentale et quatre industriels de type PME bien équipés et dynamiques qui tout en travaillant dans le même domaine industriel, opérent dans des secteurs sans concurrence entre eux. Une condition sine qua non pour qu'un groupe de travail de ce type puisse fonctionner sans arrière pensées.

Le groupe fonctionne très bien en ce sens que les représentants de la Recherche "officielle" sont très bons et que les industriels sont performant et intéressés par le sujet de recherche.Il a donc été défini en un an et demi un programme de développement, des applications potentielles pratiques et des possibilités de mise au point de produits qui correspondent à des attentes du marché. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. YAPUKA!

C'est là que le bât commence à blesser. Première différence dans les méthodes de travail de la recherche fondamentale et du privé, la notion de "timing". Pour le privé, l'idée était que ce programme initié fin 2007 devait se traduire par un produit ou une amélioration de procédé concret fin 2008. Pour la recherche fondamentale le rythme moyen est au minimum bi annuel, une année pour définir le programme de recherche, une autre année pour faire les dossiers de financement, six mois pour attendre le résultat de l'examen de ces propositions, l'embauche des doctorants et post doctorants, etc. Au minimum donc  et dans une équipe dynamique et motivée, pas le moindre début de commencement de recherche avant deux ans au mieux. A condition bien sur que votre programme soit retenu sans coup férir a la première soumission.

Car les pôles de competitivité dont on aurait pu se douter qu'ils allaient immédiatement buter sur le problème de financement des programmes de recherche, ont été lancés par notre Etat impécunieux sans grand budget ni financement public. Vous me direz, pourquoi est ce au public de financer le privé. Sans doute mais c'était quand même l'initiative de l'Etat de vouloir valoriser le savoir de la recherche fondamentale publique et de vouloir dynamiser les PME plutôt que les grands groupes. S'il ne doit rien avoir au bout que projets avortés et perte de temps, ce n'est pas le meilleur moyen de rendre ces pôles de competitivité attractifs. C'est même assurer leur mort à terme ou devoir en réserver les faveurs aux grands groupes...

Le premier moyen de financer la dite recherche, c'est de présenter un dossier à l'ANR, Agence nationale de la Recherche. Un dossier relativement compliqué à fournir, un processus et des mots clés à connaitre pour que le projet puisse intéresser le jury, un seul examen par an(!!!) et un jugement sur l'intéret du programme par un expert en recherche fondamentale sur la base de l'originalité du dossier et de l'intéret fondamental des découvertes éventuelles.

Dans notre cas il s'agissait de l'adaptation d'un procédé de fabrication connu et utilisé dans d'autres applications à de nouveaux matériaux et applications.Un  développement susceptible effectivement de se traduire par des produits nouveaux et des marché nouveaux mais rien qui ne va révolutionner la manière dont les electrons tournent autour de l'atome.Le projet et la demande de budget a été déposé. On attend une réponse pour cet été

Deuxième source de financement Oseo, l'ex Anvar qui est bien censé lui financer l'innovation privé. le dossier est infiniment plus complexe à monter, le financement est sous forme d'avance remboursable et on aura une réponse relativement rapide.Bref ca prendra quand même 3/4 mois après quoi il faudra trouver le doctorant et le technicien de laboratoire qui ont été jugé nécessaire pour conduire le programme...

Quand on demande aux participants de la recherche comment ils font pour financer leur travaux, ils vous disent qu'ils passent leur temps à faire des dossiers pour trouver des budgets, qu'il fonctionnent avec des financements multiples ,ANR ,Région Département et qu'effectivement il n'y a pas d'autorité globale qui ait le pouvoir décisionnel en matière financière...

Après ce tour de table décourageant, il a été demandé aux quatre industriels présent si, en fonction de l'intéret du programme pour eux, ils étaient prêt à donner leur OK immédiat à la Recherche pour qu'elle entame la recherche du doctorant et du technicien pour pouvoir démarrer le programme de recherche à la rentrée de septembre.L'implication etant qu'en cas de refus des financeurs éventuels dans l'année à venir, ce serait leurs sociétés qui prendrait en charge en totalité le financement du programme. Réponse immédiate et unanime:On y va. Dommage que l'expert fondamentaliste de l'ANR n'ait pas pu voir ce bel enthousiasme qui l'aurait conforté sur l'intérêt( en recherche appliquée) de ce programme

A suivre donc. Mais ce n'est pas à ce rythme que nous battrons les américains.

NB Un Grand Bravo à tous ceux qui participent à ce groupe de travail, Chercheurs et Industriels, dont l'efficacité, le respect de dates et la bonne entente suscitent l'admiration.Oui on peut valoriser notre recherche fondamentale et trouver des passerelles Recherche/Industrie.! Mais il faut absolument qu'il y ait des systêmes de financement rapides et efficaces. Sinon le soufflet retombera

Posté par CaDerange à 07:40 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juin 2008

Turquie: vers la dissolution du parti islamique...Suite

Je vous avais signalé dans un message du 27 mai 2008 le risque grave encouru par le Parti islamique au pouvoir, l'AKP, le Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan et le Président, Abdullah Gül, d'être dissout en ce qui concerne le Parti et frappés d'inéligibilté pour les deux haut dignitaires du régime turc. Une menace prise très au sérieux par les intéressés car déja mise en application par le Conseil Constitutionnel en 2001 pour le Premier Ministre d'alors, Necmetim Erbakan et son Parti, islamique déjà, le Parti de la Vertu, Fazilet.

Or la Cour Constitutionnelle vient de déclarer inconstitutionnelle la levée de l'interdiction du voile islamique à l'Université qui avait été autorisé récemment au Parlement par le vote conjoint, des députés de l'AKP et du Parti d'extrème droite MHP.Le voile est donc toujours interdit, en ligne avec le caractère laïque de la République Turque tel qu'il apparait dans la Constitution turque.

La Cour Constitutionnelle doit maintenant examiner une demande de fermeture de l'AKP et d'inélégibilité de pas moins de 71 de ses cadres, accusé d'être un "foyer d'activités antilaïques".
C'est l'évidence d'une lutte à mort entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir militaire, qui s'estiment garant du caractère laïque édicté par le fondateur de la république Turque Kemal Ataturk, et le pouvoir politique qui partout ailleurs a priorité sur le judiciaire.

A suivre.

Posté par CaDerange à 07:24 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Heures Sup chez les fonctionnaires...

Travailler plus pour gagner plus. C'est facile à dire mais plus difficile à faire car pour qu'il y ait heures supplémentaires, il faut, en principe, qu'il y ait un surcroit de demande. C'est d'ailleurs une des limites mises en avant par opposition ou syndicats au mot d'ordre du notre président.

Il y a par contre un endroit où le problème ne se pose pas tellement la demande est forte, il s'agit de la fonction publique et des fonctionnaires. Le Ministre du Budget, Eric Woerth vient d'annoncer en effet le grand succès de la mesure de l'accès aux heures supplémentaires défiscalisées et exonérées pour les fonctionnaires.Elles sont en effet en hausse de 18 pct par rapport à 2007 ce qui vous coutera 1,14 milliards d'euros de plus pour l'instant. Administration la plus consommatrice d'heures supplémentaires, l'Education nationale, qui malgré les grèves, va nous couter 420 millions d'euros supplémentaires. Sans compter les récupérations de ces heures que vous retrouverez sans nul doute...à la rentrée.

Le principe de base de la mise en place de ces heures supplémentaires défiscalisées est qu'elles se traduiront par du pouvoir d'achat supplémentaire qui fera tourner notre industrie pour nous apporter ce point de croissance supplémentaire qui nous manque tant et qui arrangerait si bien les choses.A ceci près que cette manière de penser très keynesiènne est un peu datée car elle part du principe que nous achetons français ce qui hélas n'est aujourd'hui vrai qu'à moins de 50pct. Espérons néanmoins que nous retrouverons dans la consommation, l'argent investi dans cette mesure car si son effet se traduisait par une augmentation des ventes de Golf, de PC Acer ou de textile chnois,voire à payer le surcroit de cout de son plien de carburant, elle ne servirait malheureusement à rien...

Il reste à s'assurer que la manière dont ces heures sont accordées corresponde bien à des surcroits de travail effectifs et pas, comme c'est le cas avec le dernier coup de pouce au salaire en fin de carrière pour les retraites, à des gentillesses de la hierarchie pour arrondir les fins de mois.....

Car sinon le petit salarié du privé, qui a quelque peine à croire à du surcroit de travail effectif quand il va à sa caisse de Sécurité Sociale, à la Poste ou aux Impots à 4 hrs de l'après midi, se sentirait sans doute un peu floué.

Posté par CaDerange à 07:01 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 2008

SNCF/RFF: Un Objet Salarial Non Identifié nouveau...

Suite de la saga de la SNCF aux résultats miraculeux et de celle de RFF aux déficits calamiteux.

A l'occasion du versement à son actionnaire l'Etat de son dividende annuel, nos médias n'ont pas résisté au plaisir d'encenser une fois de plus les résultats 2007 de notre SNCF nationale, en oubliant de mentionner que, pour vous, contribuable, ces dividendes bienvenus néanmoins ne sont qu'une goutte d'eau par comparaison avec les déficits qu'année aprés année, la SNCF a accumulé depuis plus de vingt ans. Il n'aurait pas été inutile de nous informer en même temps des résultats calamiteux presentés cette année encore et malgré des subventions très importantes pour équilibrer ses comptes et entretenir son réseau, par RFF, Réseaux Ferrés de France. Cet organisme  dans lequel on a caché les dettes passées de la SNCF et que l'on vous cache, tellement, sans doute, on en a un peu honte. Pour memoire il porte une dette à fin 2007 qui se monte à 27milliards d'euros. 2O ans de dividendes de la SNCF!!!

On ne vous a pas dit non plus qu'en même temps que la SNCF allait en effet verser ses premiers dividendes à l'Etat, il allait verser à ses 160 000 salariés dans le même temps un nouvel élement de salaire fraichement crée, le " dividende salarial". un Objet Salarial Non Identifié, OSNI, qui se montera quand même à 32 millions d'euros, un quart du dividende versé à l'actionnaire.

Il ne vous sera pas dit non plus si les 160 000 bénéficaires incluent les retraités de la SNCF, ou encore les employés de la SNCF de RFF ni non plus si, dans l'hypothèse où en 2008 la SNCF retournerait à ses habitudes déficitaires, le dit dividende salarial passerait à la trappe.L'expérience montre en effet que les avantages acquis dans ce pays ont la vie très dure...

Merci encore, cher contribuable, de votre soutien constant et inconscient.

   

Posté par CaDerange à 07:33 - Médias - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Enseignement Supérieur: le retour de l'apprentissage

L'apprentissage en France, contrairement à l'Allemagne où c'est un mode de formation extrèmement couru, est plutôt mal vu. Il est associé au petit artisanat et aux travaux manuels, le menuisier, le plombier, le peintre. Mais pas aux métiers considérés comme d'un niveau plus elevé, ceux de l'enseignement supérieur,des écoles d'ingénieurs par exemple ou de haut fonctionnaire, ceux qui peuvent vous mener à la direction d'une entreprise ou d'un ministère.

En Allemagne au contraire le passage par l'apprentissage est considérée comme un expérience particulièrement formatrice, qui permet plus tard aux dirigeants des sociétés industrielles ou aux membres des gouvernements de connaitre la vie des ouvriers, des employés et de savoir de quoi ils parlent quand ils décident d'un réorganisation ou d'un nouvel investissement.

Il a été décidé il y a une vingtaine d'année de relancer l'apprentissage dans l'anciennement supérieur.Malgré l'ancienneté maintenant de cette relance de l'apprentissage, il traine encore dans l'opinion publique une mauvaise réputation. Un étudiant qui serait passé par l'apprentissage serait "moins bon" que son homologue entré par la grande porte dans telle ou elle école, dirait la rumeur publique.

L'école de Management de Reims vient de publier une étude comparative sur les performances et les difficultés rencontrées par les deux types de cursus universitaire avec le recul  d'une vingtaine d'année qui existe maintenant.Sur le plan de la valeur intrinsèque des étudiants, on s'aperçoit que les apprentis sont passés par les mêmes cursus, ont réussi aux même concours avec des résultats équivalents et ont décroché leur diplome avec les même notes que les élèves du cursus traditionnel.

Par la suite, une fois en entreprise, ils n'ont jamais ressenti un handicap quelconque du fait de la spécificité de leur formation et ont eu des carrières tout à fait sembables aux étudiants issus de la filière classique.Etant néanmoins issu de milieux plus défavorisés, ils ont pu soufffrir d'un certain déficit culturel et de l'absence de réseaux sociaux susceptibles de les aider.Par contre leur meilleure connaissance du monde de l'entreprise et des rapports sociaux qui y existent est définitivement un plus au moment de l'intégration dans cette entreprise.Canalblog042

Sur la plan de l'origine sociale de ces étudiants, on s'aperçoit qu'ils proviennent en plus forte proportion des milieux modestes. C'est même pour un fils ou fille d'ouvrier le seul moyen d'accéder à de telles études !

La formule mise en place par cette école permet de financer les deux dernières années de leur cursus.Dans le contexte actuel où le cout des études à tendance à augmenter, c'est un atout certain en faveur de l'apprentissage. Les enseignants constatent d'ailleurs chez ces élèves une plus grande maturité qu'ils attribuent à la plus grande autonomie que la formule leur donne vis à vis de leurs parents.

Seul inconvénient. le formule reste très peu connue des étudiants et des parents et garde un relent de voie de garage plutot que d'excellence. Espérons que cette étude encouragera les étudiants, en particulier de milieux modestes, à tenter l'aventure...

Posté par CaDerange à 07:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2008

Fonds souverains: L'allemagne va encadrer leurs investissements

Les fonds souverains, nouveau venus du capitalisme, font un peu peur car on les suspecte de ne pas agir sur des bases purement industrielles et financières et de réfleter des opinions, plus ou moins bienveillantes, à forte connotation politique. Ce fut ainsi que les premières tentatives de ces fonds pour s'emparer d'actifs importants aux Etats Unis avaient suscités des réactions négatives et avaient finalement été rejétés. Ce fut le cas de la tentative de prise de controle de Occidental pétroleum par la compagnie nationale chinoise puis des ports américains par un fonds de Dubai.

La crise financière a changé les choses et lorsque les Citybank, Morgan Stanley et autres banques américaines et européennes se sont subitement trouvées à cours de liquidités du fait de la crise du suprime, tout le monde a subitement trouvé très sympathiques ces fonds souverains qui voulaient bien investir des milliards de dollars dans les dites banques. Je ne suis pas sur qu'ils aient vraiment fait des investissements avisés à cette occasion, au moins sur le court terme, mais au moins ont il réussi à lever d'un coup les barrières pyschologiques à leur grande entrée dans le jeu capitaliste mondial.

Depuis les pays se positionnent au coup par coup sur le sujet en fonction des réticences psychologiques qui demeurent, de la nationalité du fonds et des besoins de leur économie. C'est ainsi qu'en France, notre Ministre des Finances, Christine Lagarde, a déclaré accueillir les dit fonds avec intérêt et sans réticences. Sans doute un aveu d'une certaine faiblesse économique plutôt qu'une adhésion franche à l'économie libérale mondialisée.

L'Allemagne,qui est sans doute dans une situation économique toute autre, prévoit d'imposer à tout investisseur étranger désireux de racheter 25pct ou plus du capîtal d'une société allemande,de devoir notifier le gouvernement de cette intention. Lequel gouvernement peut alors, s'il juge que cet investissement peut menacer la sécurité et l'ordre public, imposer des conditions à ce rachat, voire l'interdire dans le cas de rachat dans le secteur de l'industrie de l'armement.Comme le dit le Ministre des Finances Peer Steinbruck,"nous serions fou de barrer la route aux fond souverains et à leur 3000 milliards de dollars".

Pourtant, comme aux Etats Unis avec le projet de reprise des Ports par un fond de Dubaï, les rumeurs d'entrée au capital de Deutsche Bahn de capitaux russes a crée immédiatement de l'émotion. C'est sans doute cette émotion qui a fait fortement progresser l'idée de cette loi, jusqu'alors un peu engluée dans des rivalités entre les deux membres de la coalition au pouvoir.

Comme quoi, malgré une acceptation qui progresse du marché libre, les peuples sont toujours viscéralement attachés à la propriété de leurs sociétés nationales...

Posté par CaDerange à 07:58 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »