CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

19 avril 2008

Danse chinoise autour d'un puit de pétrole: Après Total , BP...

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous savez que la Chine partout dans le monde essaye de mettre la main sur les ressources énergétiques et minières dont elle a besoin pour alimneter son gigantesque développement économique. D'où son intéret , imité par l'autre pays émergent l'Inde, pour l'Afrique et ses immenses richesses.

La Chine avait déjà essayé via la CNOOC, China National Offshore Oil Corp,  de s'emparer de la compagnie américaine Unocal pour 18 milliards de dollars mais le nationalisme américain avait eu raison de cette première tentative. Depuis, les esprits ont eu le temps de s'habituer à l'émergence de ces nouveaux maitres du monde que sont les pays BRIC, et leurs réserves de dollars n'ont fait que croitre au point que ce sont devenus les banquiers de la terre.

Le quasi écroulement du système bancaire leur a cette fois ouvert les portes des plus belles pépites de la finance mondiale,- à un prix très elevé, il faut bien reconnaitre- et leur a apporté la respectabilité qui leur manquait.La baisse considérable de la bourse leur offre une occasion unique de ramasser des titres d'autres sociétés mondiales importantes...dans le secteur énergétique.

Vous avez remarqué que des intérêts chinois ont pris une participation dans le pétrolier français Total lequel a accueilli cette prise de participation, 1.3pct du capital, avec la décontraction qui convient à un patron aux ordres de ses actionnaires. C'est effectivement après tout la règle du jeu du capitalisme. Encore plus récemment, c'est au tour  d'une entité financière liée au gouvernement chinois d'investir 2 milliards de dollars cette fois dans...BP, le pétrolier national britannique. Une part de capital modeste, 1pct, mais qui préfigure peut être une entrée plus massive dans un avenir proche.

En tous cas la Chine, ses fonds souverains ou ses entités financières ou industrielles continuent à investir partout dans le monde dans les ressources énergétiques.

A suivre, sans nul doute. 

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18 avril 2008

Afrique:Après la Chine, l'Inde...

Décidément, les pays émergents se suivent et se ressemblent. Vous avez assisté depuis 3/4 ans à la danse du ventre de la Chine auprès des pays africains pour avoir accès aux ressources naturelles, minières et pétrolières, dont dispose le continent africain. En échange, des prêts bien sur, à des conditions particulièrement favorables et sans conditions préalables du genre respect des droits de l'homme etc comme les occidentaux ont l'habitude d'en demander. Et qui plus est, sans trop s'inquiéter du surendettement de beaucoup de ces pays que ces prets supplémentaires chinois ne vont pas manquer d'amplifier.

Pas étonnant que le sommet Chine-Afrique à Pekin en 2006 ait été un vrai succès!Canalblog030

On prend les mêmes pays africains, on remplace la Chine par l'Inde et on recommence. C'est exactement ce qui est en train de se passer, à New Delhi cette fois, pour le sommet Inde-Afrique qui vient de s'y tenir sous la présidence du Premier Minsistre Indien,Manmohan Singh.On a parlé développement, coopération, mondialisation égale pour tous, un XXIéme siécle qui soit celui de l'Inde et de l'Afrique.Bref au même maux les mêmes remèdes, donnez moi accès préférentiel à vos produits ( Coton,Cacao, Aluminium, Cuivre etc) et je double le montant des prets que je vous consentais à 5.4 milliards de dollars pour les 5 années suivantes.

Et en plus nous établirons des partenariats dans l'agriculture et l'éducation.

Et dans deux ans, où allons nous faire le prochain sommet?

Posté par CaDerange à 07:43 - Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Brèves de blog

  • Le groupe d'hypermarchés Auchan, qui souffre en France de la concurrence accrue sur les prix, à ouvert en 2007 pas moins de 39 hypermarchés dans le monde. 23 l'ont été en Chine, un pays apparemment réceptif au concept de nos hypermarchés,9 en Europe centrale et de l'est et 7 en Europe occidentale. Pour 2008 , il en est prévu 50 et un effort particulier vers l'autre zone émergente du monde, celles des pays de l'est. Il vient ainsi de racheter 14 hypers à la société turque Enka implantés en Russie dont 9 à Moscou même.Il vient aussi de signer un accord de partenariat avec le groupe Furshet pour se développer en Ukraine.
    L'axe de développement de notre grande distribution, comme celle de l'industrie, est définitivement celui des pays émergents. Il va falloir bientot arréter de confondre les résultats des entreprises du CAC 40 avec ceux de leur filiale française...
  • Le géant du gaz mondial, le russe Gazprom, profitant de l'ouverture du marché du gaz aux industries en France, a livré via sa filiale français Gazprom Marketing and Trading France, 500 millions de M3 à des clients français soit 1pct environ de ce marché. Il s'agit d'une stratégie d'exploration et de veille sur notre marché car Gazprom s'y plaint de la politique de prix administrés pratiqués par les pouvoirs publics qui sont fixés nettement en dessous de ceux du marché.
    Notons que le prix au consommateur particulier en Russie est également très inférieur à celui des marchés ce qui induit dans le pays des habitudes de gaspillage préjudiciable à la bonne utilisation des reserves énergétiques mondiales
  • Le prix de minerai de fer n'a pas cessé de monter de manière tout à fait considérable dépuis trois ans, alimenté par une demande en forte hausse liée à la croissance économique des pays émergents et au petit nombre de producteurs mondiaux qui ne favorise pas la concurrence.
    Il est une autre matière première indispensable à l'industrie métallurgique qui flambe tout autant.C'est celle du charbon à Coke, produit également par une industrie minière très concentrée, qui est un type particulier de charbon.Les dernières discussions internationales entre producteurs et utilisateurs montrent que l'on s'oriente vers un triplement du prix de ce Charbon à Coke.
    Le cout de l'acier pour 2008 n'est donc pas prêt de baisser
  • La ville de Bayonne, celle du jambon du même nom, est en train de devenir une ville sidérurgique! Sa situation en bord de mer, sur la facade atlantique est de celles qu'apprécient les sidérurgistes de par les facilités que leur offre la présence d'un port pour importer les matières premières et exporter les produits finis. C'est Dunkerque il y attrente ans qui avait inauguré en France le concept des acieries sur l'eau.
    Bayonne accueille déjà  les Acieries de l'Atlantique qui appartiennent au groupe espagnol Celsa et qui envisage l'installation d'un deuxième train de laminage. Elle vient de signer via le Conseil Général des Landes, la location de 7 hectares dans la zone portuaire avec le sidérurgiste italien familial Beltrame pour y implanter un laminoir. ses dirigeants souhaitaient disposer d'un nouveau site de production sur la facade atlantique pour alimenter les marchés d'Europe de l'Ouest. La concurrence était celle de la ville espagnole de Bilbao.
  • Une information, malheureusement négative, sur le sort d'un territoire français peu connu, Saint Pierre et Miquelon, situé au marge du Canada et qui vivait de la pèche.Saint Pierre et Miquelon vient de subir une redistribution de quotas de pèche entre l'ile et le Canada qui lui est défavorable.La société Interpèche, filiale de l'espagnol Pescanova y est en très mauvaise posture malgré 3.6 millions d'euros injectés par l'Etat entre 2003 et 2007.
    Pescanova vient même de refuser 600 000 Euros supplémentaires de soutien car il n'y a aucune perspective porteuse d'avenir ppur ceytte activioté dans ces conditions. Question:Qui a négocié la revision de ces quotas?    
  • Posté par CaDerange à 07:19 - Les Brèves et les Bravos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    17 avril 2008

    Enchères des quotas de CO2: trop couteux pour pouvoir investir dit Shell

    J'avais eu l'occasion de détailler le plan climat de Bruxelles dans trois messages des 8, 11 et 13 fevrier 2008. J'y avais signalé qu'il me semblait que le système de ventes aux enchères des quotas d'émission de CO2 que Bruxelles a prévu de mettre en place à partir de 2013, me paraissait devoir provoquer des suppressions d'investissements dans les usines européennes voire même des délocalisations.

    C'est exactement ce que vient de dire le PDG de Shell France, Christian Balme, lors d'un colloque avec le Parlement Européen tenu à Bruxelles à l'Initiative des Chambres de Commerce françaises et allemandes.

    Pour l'instant, comme vous le savez, la Commisison Européenne accorde à 11 000 usines de différents types d'industrie des quotas d'émissions de CO2 basés sur leur historique d'émissions. Ces quotas doivent être respectés et si pour une raison quelconque l'industriel n'y arrive pas sur une annéee donnée, il doit acheter sur le marché les quotas d'émission qui lui manquent pour respecter ses engagements. A 23 dollars la tonne actuellement la note monte vite. Par contre l'effet incitatif pour investir dans des dispositifs d'économie d'énergie est important.

    A partir de 2013 et jusqu'à 2020, de manière à accentuer l'effort qui sera nécessaire pour respecter les objectifs qui ont été pris dans le cadre du protocole de Kyoto,la Commission de Bruxelles a prévu, non plus d'accorder gracieusement des quotas d'émission qui permette de faire fonctionner l'usine toute l'année mais de mettre ces quotas aux enchères. Ce qui fait que toute usine devra payer à la première tonne de CO2 au prix du marché du CO2 ajusté de l'incertitude des enchères.

    Or toute activité industrielle passe automatiquement par des émissions de CO2  dont je rappelerai que ce n'est absolument pas une pollution mais l'émission fatale de toute combustion. Conséquence, il faudra inclure dans vos prix de revient le cout du CO2 émis dès la première tonne!

    C'est ce qu'a tenu à faire remarquer le PDG de Shell qui en faisant le calcul au prix actuel de la tonne de CO2 et sur la base des consommations des usines de la société en est arrivé à la constatation que ces achats de CO2 devraient couter l'équivalent de la marge nette de l'activité de la société. Deux solutions alors, soit on augmente les prix de ventes du prix du CO2 payé à Bruxelles( qui est une taxe déguisée en quelque sorte!), soit on arrète de fabriquer en Europe et on importe.

    Vu de Bruxelles, la solution pour éviter cette délocalisation, c'est de mettre un taxe à l'importation, la taxe carbone, sur les importations à partir de pays n'appliquant pas Kyoto comme le Chine ou les Etats Unis. En oubliant néanmoins que d'avoir signé Kyoto ne signifie pas  de faire payer les industriels comme Bruxelles l'imagine dès la première tonne de CO2 émise.

    En supposants que les pays étrangers signataires de Kyoto se bornent à conserver le système actuel européen de paiement des excédents d'émissions et non pas de paiement à la première tonne aux enchères,cela mettrait l'industrie européenne  en position d'infériorité critique sur ses prix de revient. C'est ce qu'a voulu dire le PDG de Total lorsqu'il a dit qu'il n'était pas contre une taxe carbone  à l'importation à condition qu'elle ne détruise pas notre compétitivité.

    Messieurs de Bruxelles, arretez de jouer à l'apprenti sorcier et écoutez ou consultez les industriels. Taxer c'est bien, assurer la pérennité de nos installations industriellles c'est mieux !

    Posté par CaDerange à 07:38 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Qui tient le réseau tient le marché !

    Un autre exemple bien franco français du lien fort qui existe entre la logistique - les réseaux- et la domination commerciale - le marché-, contre lequel Bruxelles se bat pour le plus grand bien de la concurrence en voulant forcer la séparation entre producteurs et distributeurs. La France, comme vous le savez, se bat au contraire pour empécher autant que faire se peut la concurrence en maintenant la propriété des réseaux dans les mains de l'opérateur historique.

    Il s'agit cette fois de France Télécom et de la mise en place des réseaux de fibre optique qui doivent à court terme se substituer aux réseaux filaires actuels pour pouvoir transporter ensemble et à très grand débit, Internet, la téléphonie et la télévision.

    Dans le cas des réseaux gaziers ,électriques et ferroviaires, existe une séparation légale entre sociétés d'exploitation et de production avec deux cas de figure, celui où le producteur reste néanmoins le propriétaire de la société d'exploitation(électricité avec RTE et gaz avec RTG) et celui du ferroviaire où c'est l'Etat qui est propriétaire du réseau ferré avec RTF. Encore cette dernière configuration a t elle été mise en place non pour assurer la concurrence sur les voies ferrées mais pour soulager la SNCF de son énorme dette ( 27 milliards d'euros) ce qui permet maintenant à cette dernière de devenir agressive dans d'autres domaines.

    Pour les réseaux de télécommunication, les réseaux filaires actuels sont restés la propriété de France Télecom. Par contre le cout du "dégroupage" - mise en place de réseaux filaires concurrents- n'étant sans doute pas excessif, les concurrents de France Télécom sur l'ADSL et la téléphonie classique ont réussi à installer leurs propres réseaux non sans quelques difficultés avec l'opérateur historique. Il en demeure d'ailleurs un contentieux entre l'opérateur historique et les nouveaux opérateurs sur les couts de location  des lignes des abonnés (Neuf et Free) pour lesquels la boucle finale reste celle de France Télécom. Ces tarifs là qui sont des tarifs de gros sont considérés comme excessifs par les opérateurs " passeurs" sur le réseau France Télécom puisque ces derniers annoncent un bénéfice sur ces tarifs de 700 millions d'euros.

    Pour le déploiement de la fibre optique, par contre, l'investissement à supporter par les nouveaux opérateurs est infiniment plus lourd. C'est un cas de figure semblable à celui des réseaux ferrés où il semblerait anormal de devoir déployer plusieurs réseaux ferrés pour les mêmes lignes. L'ideal serait donc que ce soit l'Etat qui mette en place ce réseau et le loue aux différents opérateurs au même prix. Mais voila, le cadre règlementaire de la mise en place de tels réseaux n'a toujours pas été fixé ce qui laisse à l'opérateur historique la liberté de déployer son réseau à sa guise alors que ce n'est pas possible pour ses concurrents. C'est ce que France Télécom appelle un prédéploiement mais qui consiste à cabler aussi vite que possible les 15 plus grandes villes françaises et surtout à traiter avec les syndics d'immeubles pour pouvoir accéder aux copropriétés.

    France Télecom a accédé à la demande des autres opérateurs et de l'autorité de tutelle, l'ARCEP, de passer par "leurs" fourreaux mais visiblement ces derniers se plaignent de diverses tracasseries sur l'acceptation de lerus demandes, l'obligation de repasser par les syndics pour cabler un immeuble déjà cablé par France Télécom ou encore la difficulté à avoir accès  aux addresses précises des immeubles cablés fibre optique. Bref un peu les mêmes tracasseries que dans le gaz.

    La balle est dans le camp de l'Arcep pour règlementer les rapports entre France Télécom et ses concurrents ainsi que les accès aux immeubles pour les cabler en fibre optique. Mais s'il ne fait rien, à très court terme la concurrence ne pourra plus justifier les financements prévus, dans un marché qui aura été " préempté" en quelque sorte par l'opérateur historique.

    C'est exactement ce type de comportement deviant qui justifie l'insistance de la Commission de Bruxelles pour une vrai "séparation patrimoniale" entre producteurs et distributeurs...

    Posté par CaDerange à 07:14 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    16 avril 2008

    Sky Team et Ciel ouvert...(suite)

    Air France/KLM est toujours en situation d'attente sur le dossier Alitalia dont les syndicats finiront peut être bien quand même par se rendre à l'évidence qu'ils n'ont pas d'autres solution( sauf la faillite!) que d'accepter les conditions d'Air France/KLM.

    Mais Air France/KLM n'est pas engagé que sur ce dossier et sur cette direction. En fait c'est vers l'Ouest et les vols transatlantiques que la partie se joue entre les compagnies européennes et les compagnies américaines en mauvaise santé et leurs alliances respectives, Sky Team, One World et Sky Alliance. Et sur ce front les nouvelles sont meilleures.

    Tout d'abord la fusion entre Delta Air Lines et Northwest Airlines, toutes deux partenaires de Sky Team et de Air France pour l'un et KLM pour l'autre, étudiée puis abandonnée faute d'accord entre les syndicats de pilotes des deux compagnies, semble vouloir repartir pour aboutir cette fois. L'obstacle c'était la fusion des liste d'ancienneté des pilotes des deux compagnies qui conditionne leur avancement, que les compagnies souhaitaient et qui s'était avéré impossible. Delta et Northwest se seraient mis d'accord pour ne pas y toucher pour l'instant, de la même manière qu'avait été obligé de faire America West en 2007 lors de son rachat de US Airways. L'autre raison qui pousse à la fusion d'urgence c'est la dureté de la conjoncture aux Etats Unis où l'envolée des prix du carburant force à rationaliser et regrouper les forces le plus tot possible.Il est vrai qu'en Europe, nous ne voyons qu'une partie de l'impact de la montée du prix des carburants du fait que cette montée y est fortement amorti par la montée de l'Euro( ou la baisse du dollar)

    Pas moins de trois compagnies intérieures viennent de mettre la clé sous la porte, ATA, Aloha et Sybus. Delta a annoncé un plan de départs volontaires avec une diminution d'effectifs de 2000 suppression de poste prévue. Northwest de son coté à annoncé le gel des recrutements et une réduction du nombre de vol de 5pct de son offre. C'est dire que le soutien financier à cette fusion sous la forme d'un financement de 750 millions de dollars de Air France/KLM devient urgent.

    D'autant qu'un autre avatar de la situation se présente avec le réveil de la FAA, Féderal Aviation Agency, dont les controles ont cloués au sol le week end dernier 300 avions d'American Airlines, jugés trop anciens, et forçé la compagnie à annuler 1000 vols. Or les avions de Northwest ont la moyenne d'age la plus élevée des compagnies américaines avec 18,5 ans en moyennes alors que ceux de Delta sont vieux de 13.8 ans en moyenne. Il y a un vrai besoin de renouvellement des flottes aériennes US alors qu'il n'y a pas ou peu de commandes de moyens courrier en cours.Or qui dit vieux avions dit forte consommation de carburant....

    Bonne nouvelle, par contre, liée à la mise en place de "Ciel Ouvert".Le système de mise en commun des vols transatlantiques entre Delta Airlines, Northwest Airlines et Air France/KLM vient d'être approuvé par les autorités américaines qui a donné aux compagnies participantes 18 mois pour mettre en place tout leur système de partage de code, de frais, d'exploitation et de bénéfices.

    A suivre mais Air France/KLM me semble en bonne voie de réaliser le grand chelem entre la reprise d'Alitalia et la prise de participation dans Delta/Nothwest.Pour une société jugée moribonde il y a quelques années, quelle performance !! 

    Posté par CaDerange à 07:48 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Loi OGM:Le chainon manquant qui tue !

    Le gouvernement essaye péniblement de convertir enfin la directive européenne sur les OGM en droit français. Une obligation que la France aurait du satisfaire depuis longtemps et qui la met sous la menace de pénalités financières importantes de la part de la Commission de Bruxelles.Celle çi a déjà saisi la Cour de Justice européenne pour non transcription et fixé l'amende à 38 millions d'euros plus pénalité d'astreinte journalière eventuelle .C'est dire qu'il y a urgence à ce que la loi sur les OGM sorte enfin

    Il faut reconnaitre cependant que le Grenelle de l'environnement, même si ses conclusions ont sans doute été édictés sur des bases plus dogmatiques que scientifiques, a permis de confronter les opinions des uns et des autres et d'en arriver néanmoins à un certain consensus sur l'opinion des populations sur le sujet. La réalité scientifique en a sans doute un peu souffert mais ce sont les aléas de la gestion démocratique des pays.

    Le même débat difficile entre pro et anti OGM se reproduit à l'identique à l'Assemblée Nationale et au Senat, à ceci prêt que les implications économiques y sont plus présentes qu'au Grenelle de l'environnement. Le débat va et vient donc,un débat dont que je vous laisse libre d'apprécier les arguments et leur pertinence dans vos journaux ou sur vos ondes préféres. Attendons de voir de quoi la montagne va accoucher finalement.

    Il est néanmoins un aspect de la loi qui me parait rendre assez vains tous ces débats, puisque sans ce chainon manquant, il transforme la loi en une interdiction pure et simple des OGM sur le territoire français. Je veux parler de la notion de responsabilité des pollutions éventuelles de plantations non OGM par des cultures OGM et de la nécessité pour l'agriculteur de devoir assurer ce risque potentiel s'il voulait pouvoir cultiver des OGM.

    Le texte prévoit pour l'instant que tout cultivateur d'OGM est responsable de plein droit du préjudice économique provoqué chez son voisin par la contamination éventuelle dont chacun sait qu'elle est imprévisible et non maitrisable.Or la loi ne dit pas comment évaluer cette pollution éventuelle et surtout pouvoir définir avec certitude la provenance exacte de la pollution.Car pour pénaliser quelqu'un pour une faute éventuelle, encore faut il d'abord pouvoir la demontrer scientifiquement. Je vous laisse imaginer les débats homériques à venir dans des cas où la pollution sera en limite de la portée maximale connue de transport de graines par le vent. Ou encore pour définir le pollueur effectif quand la parcelle polluée, bio on non OGM, se retrouvera entourée de plusieurs champs OGM de propriétaires différents situés à des distances différentes!!Quant au calcul du préjudice économique...

    Par ailleurs pour pouvoir assumer la responsabilité de l'agriculteur OGM,l'idée de nos brillants législateurs, c'est que ce sera l'industrie de l'assurance qui en fera son affaire. Ce qui traduit la meconnaissance habituelle de nos hommes politiques des mécaniques économiques, en l'occurence ceux de l'assurance.Car, comme la Fédération Française des Sociétés d'Assurance l'a expliqué officiellement au gouvernement, le processus d'établissement d'un système d'assurance pour couvrir un risque passe par l'évaluation de ce risque, de sa probabilité  et de sa fréquence ainsi que du cout éventuel des conséquences financières à assumer.Toutes choses impossibles à évaluer avant dix ans de jurisprudence! La FFSA a été claire, elle ne dispose pas d'un modèle économique qui lui permette de prendre en charge un tel risque.

    La seule proximité d'un agriculteur bio on non OGM vous rend susceptible d'être attaqué en justice pour une contamination supposée ou réelle pour le risque duquel vous ne trouverez pas d'assurance pour vous couvrir, sans compter le cout des avocats et des procédures.L'autorisation éventuelle des cultures OGM passe donc d'abord par la définition de méthodes de mesures acceptées de cette contamination, de la définition précise de ces contaminations et de l'établissement de barèmes d'indemnisation.Nous ne sommes pas sortis de l'auberge et dans ces conditions je ne vois pas d'agriculteurs prendre un tel risque.

    C'est peut être d'ailleurs par ce biais, bien plus efficace que les fauchages, que les anti OGM veulent tuer les cultures OGM dans l'oeuf....

    A suivre

    Posté par CaDerange à 07:10 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    15 avril 2008

    Les religions de plus en plus acteurs du jeu politique mondial.

    Alors que nous avions pu croire en Europe, il y a trente ou quarante ans, que les religions ne seraient plus des acteurs majeurs du jeu politique et social pour se cantonner à leur role moral, les voilà qui reviennent en force partout dans le monde.On aurait pu penser en effet que dans un monde économiquement developpé, devenu démocratique, de plus en plus laïque et dans lequel c'ést l'Etat qui assure l'ordre, le droit voire la compassion et la prise en charge des plus malheureux, il y aurait de moins en moins de place pour des religions qui avaient assurées ce rôle pendant des siècles.

    Il aurait fallu pour cela que le monde se convertisse peu à peu à la démocratie, qu'il réussisse à donner à ses citoyens un niveau de vie honorable avec des inégalités maitrisées entre les plus riches et les plus pauvres et qu'il puisse leur fournir le bénéfice d'un Etat de Droit qui aurait assuré liberté individuelle, sécurité individuelle et santé.

    L'expérience montre qu'il n'en a rien été, que l'activité économique reste finalement peu maitrisée, même dans les pays les plus développés, et très inégalitaire, que la liberté, la sécurité et la santé ne sont assurés que dans un petit nombre de pays et que dans beaucoup d'autres pays ce sont la corruption, le clientélisme et un droit approximatif favorables aux plus riches qui tiennent le haut du pavé. La religion est le grand consolateur du pauvre et du malheureux, celle qui en offrant un avenir à allure de revanche permet aux plus grand nombre de supporter leur condition.

    L'échec cuisant du communisme qui a constitué jusqu'a l'écroulement de l'Union Soviétique et du mur de Berlin l'espoir laïque et civil d'un meilleur avenir a été, bien sur, un facteur majeur pour la réémergence des religions partout dans le monde.L'inconvénient c'est que cette réémergence se fait sous une forme de plus en plus extrémiste, même dans les pays développés et se fait au bénéfice des religions implantées dans les pays les plus pauvres et au détriment de celles implantées dans les pays développés.

    C'est ainsi que si le christianisme demeure la religion la plus répandue au monde avec 1/3 de l'humanité qui s'y réfère, l'islam est celle qui progresse le plus, aidée en cela par une fécondité très supérieure à celle des pays développés chrétiens. Il vient de depasser, avec 1.32 milliards d'êtres humains, le catholicisme(1.13 milliards) à la première place des religions.

    A suivre

    Posté par CaDerange à 07:30 - Religion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Médicaments: Leclerc attaque la profession des pharmacien

    Michel Edouard Leclerc, le PDG de la chaine d'hyper et supermarchés Leclerc est bien connu pour être un homme particulièrement médiatique et sympathique aux médias.Il a ainsi toujours réussi à apparaitre comme le sauveur de telle ou telle profession alors qu'en fait c'est lui qui les a fait disparaitre petit à petit! Ainsi disparurent sous les couts de boutoir de son organisation commerciale, les petits pompistes, les épiciers, les bouchers, les poissonniers et bien d'autres petits commerçants asphyxiés par son habileté à acheter à bas prix et à coupler ses prix d'achats très compétitifs avec les faibles prix de revient unitaire de ses structures de ventes.

    Suprème habileté de sa part,profitant de ses entrées dans tous les médias, il mettait publiquement au défit leurs fournisseurs d'appliquer les mêmes prix que lui tout en sachant que les frais de structures de ses supermarchés ne pouvaient être concurrencés par ceux des petites structures qu'il allait remplacer. C'est ce qui se passa finalement, mais Monsieur Leclerc su toujours conserver le bénéfice de ses attitudes.Encore un coup de l'ignorance économique des français et des médias!

    Aujourd'hui c'est la corporation des pharmaciens  et leur monopole qu'il commence à attaquer.En demandant publiquement, par spot télé interposé, la liberté pour ses magasins et franchisés de pouvoir vendre les médicaments désormais en vente libre dans les espaces parapharmacie de ses magasins. Ce sont les médicaments dit d'automédication ou de médication familiale qui sont peu à peu déremboursés par la Sécurité Sociale et ne nécessite plus d'ordonnance du médecin pour être utilisés.On peut citer le paracétamol, l'aspirine, ou l'ibuprofen.Ils sont au nombre de 400 environ.

    Le dit spot offre la particularité de ne pas faire de la publicité pour un produit que Leclerc vendrait mais au contraire de demander à pourvoir vendre ses produits. Ainsi dit il en fin de spot: " Leclerc demande que ses docteurs en pharmacie puisse vendre des médicaments non remboursé à prix Leclerc" en se positionnant dans son rôle traditionel de défenseur du pouvoir d'achat des français.Le timing de l'attaque est particulièrement bon puisque la Ministre de la Santé, elle même docteur en pharmacie, s'apprète à partir du mois de juin à autoriser les pharmaciens à placer ces médicaments en vente libre dans la première partie des officines, hors du controle du pharmacien. Et que cette vague de déremboursements a bien sur pour but de faire faire des économies à la Sécurité Sociale

    Le dit spot, après avoir été examiné  à titre consultatif par le BVP, Bureau de Vérification de la Publicité, n'avait pas reçu d'avis favorable de sa part mais avait néanmoins été diffusé par TF1 et M6.Le CSA, seul habilité à censurer un tel spot à postériori,se prononce contre sa diffusion, avant de se resoudre finalement à le laisser passer après s'être aperçu que, de toutes façons, il passait déjà en boucle sur YouTube.

    La balle est donc dans le camp des pouvoirs publics et en particulier de la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, elle même docteur en pharmacie. Pour l'instant elle tient ferme la ligne de la profession qui est de mettre en avant les garanties qu'elle apporte à la chaine de distribution des médicaments. A savoir "le travail de sécurisation de la chaine de distribution" qu'ils assurent(sic) ou encore les systêmes de garde de nuit qui assure la disponibilité des médicaments 7 jours sur 7 et 24 hrs sur 24. Oui mais pour de simples aspirine ou un sirop contre à toux?

    Comment justifier le monopole quand la profession de pharmacien a evolué de plus en plus vers le rôle de gérant de superette ou de magasin de produits de beauté, qu'il leur est de moins en moins souvent demandé de préparer des spécialités pharmaceutique( j'ai essayé, ils n'ont plus de laboratoire ni de préparateur!), et que les conseils pour ce type de médicaments ne sont plus justifiés?

    Par ailleurs, le monopole n'existe plus pour ces médicaments dans d'autres pays d'Europe, Grande Bretagne, Italie depuis 2006 où d'ailleurs Leclerc les vend, l'Espagne et le Portugal, sans difficultés signalées.Enfin il existe une injonction de la Commission Européenne de remettre en cause le monopole des officines et Monsieur Attali lui même l'a inclu dans ses 300 propositions! Quand à la maitrise des prix, je ne suis pas sur que Leclerc ne soit pas plus crédible que nos pharmaciens d'officines...

    La bataille sera rude et la présence d'une  Pharmacienne pugnace à la tête du Ministère de la Santé ne sera peut être pas sufffisante.A suivre donc avec intérêt.   

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    14 avril 2008

    Comptes Globaux SNCF+RFF: Pas brillants, hélas!

    Dans mon message du 27 mars sur les résultats  2007 de la SNCF,dont s'autofélicitait généreusement le nouveau Président de la SNCF, Guillaume Pepy, je vous signalais qu'il fallait attendre les résultats globaux de l'ensemble SNCF + RFF, Réseaux Ferrés de France, pour savoir où nous en étions vraiment de la situation du ferroviaire en France. Pour la bonne raison que les dettes de la SNCF( 27milliards d'euros tout de même!) avaient été cantonnées discrètement dans RFF,le propriétaire des réseaux et la propriété, hélas, du contribuable et qu'il était facile pour la SNCF d'apparaitre comme étant une société performante dès lors qu'on l'avait débarrassé du fardeau de ses dettes.Un peu de pudeur, donc, Monsieur Pepy.

    Tout ceci pour vous dire que RFF vient de nous faire part de ses résultats 2007 que vous trouverez en cherchant bien en 25ème page de vos quotidiens. Et que ces résultats sont mauvais, comme son Président, Hubert du Mesnil, nous en avait d'ailleurs prévénu en présentant ses voeux.

    RFF a donc perdu en 2007, 771 Millions d'euros, un peu plus que le bénéfice de la seule SNCF en 2007 soit 657 millions, contre une perte de 295 millions en 2006 et 126 seulement en 2005. Contrairement aux syndicats de la SNCF, ceux de RFF ne semblent pas avoir réclamé d'avoir une part en augmentation de salaires équivalente à celle des actionnaires. Globalement donc, l'activité ferroviaire globale en France n'a rien gagnée en 2007.

    La faute à la dette,- la votre-, qui continue à s'accroitre de 564 millions d'euros en 2007 à 27,4 milliards d'euros au total alors qu'au moment de la création de RFF, elle n'était que de 20.5 milliards.Pourquoi un tel endettement qui s'accroit sans cesse? Parce que RFF, qui ne peut déjà pas équilibrer ses recettes, les péages payés par les opérateurs mais à 97 pct par la SNCF, avec ce que la même SNCF lui facture tous les ans pour opérer le reseaux, investit lourdement dans le même temps pour construire la ligne LGV Paris Strasbourg ou pour poursuivre la ligne Paris Bordeaux jusqu'à son terme.

    Elle a aussi transféré la propriété des voies ferrées sur le domaine portuaire aux ports en y perdant 134 millions d'euros. Une transaction à succès bien sur.

    Dans le domaine des redevances et des facturations de la SNCF, elles ont été les unes comme les autres en hausse de 6 à 7 pct mais RFF continue à payer plus à la SNCF qu'elle n'en recoit, malgré le début d'exploitation de la LGV Est. Comme si votre propriétaire vous payiez plus pour que vous entreteniez l'appartement qu'il vous loue que vous ne lui payez de loyers! Extraordinaire, n'est ce pas?

    Les investissements de RFF se sont montés à 2.7 milliards d'euros dont 1.1 au titre de l'entretien et 1.4 au titre des nouvelles lignes. Il serait temps que ces investissements se traduisent par des loyers supplémentaires...

    L'ennui c'est qu'au titre du Grenelle de l'environnement, l'Etat s'est engagé à réaliser 2000km de lignes TGV supplémentaires d'içi 2020. On voit mal comment il va pouvoir le faire avec son bras armé, RFF, en si mauvaise sitiuation financière.

    Sans doute à grand renfort de Partenariat Public Privé, dont je vous ai expliqué que cela consistait à faire emprunter immédiatement un partenaire privé pour investir contre des loyers à lui payer plus tard, et avec une hausse forte annoncèe des péages SNCF...

     

    Posté par CaDerange à 07:20 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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