CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

05 avril 2008

Environnement: les biotechniques au secours de la planète

Deux exemples récents d'application des biotechniques laisse entrevoir le potentiel de ces techniques pour résoudre les problèmes de la planète, en l'occurence la production de biocarburants de deuxième génération et l'élimination du CO2.

Je vous avais fait part dans une série de messages des 23,25,27, et 29 octobre 2006 du rendement médiocre de la conversion des végétaux dit de première génération en biocarburants et de la nécessité de passer rapidement aux biocarburants de deuxième génération c'est à dire ceux qui proviennent de végétaux dont on peut convertir la totalité du végétal en sucres qui donneront ensuite de l'éthanol. Pour cela il faut arriver à transformer la cellulose, l'hemicellulose et la lignine grace soit à un degradation thermique, soit à une dégradation biologique.

Les recherches sur la dégradation biologique progressent à partir de l'utilisation d'un champignon tropical qui a la propriété de dégrader les tissus en coton et donc la cellulose. Les chercheurs de l'Inra ont identifié, eux, des champignons filamenteux dans la forêt guyanaise qui ont la propriété de dégrader le bois, particulièrement riche en hemi cellulose et lignine.L'Agence Nationale de la Recherche a  approuvé,- et va financer- ce programme dans le cadre du programme national de recherche sur les bioénergies en coopération avec l'Institut Français de Pétrole.L'idée finale est de greffer la partie de génome "utile" sur celles d'un autre champignon aux propriétés complémentaires.Il faudra néanmoins accepter d'içi là le principe de la modification génétique...

Autre exemple de réalisation à partir de processus biologiques, cette fois dans le domaine de l'élimination du CO2, un procédé d'élimination à l'aide d'algues développé par des chercheurs allemands. Il s'agit d'utiliser la lumière du jour pour activer l'absorption de CO2 par les algues qui se multiplient.Un prototype de bioréacteur fonctionnant sur ce principe doit être présenté très bientot. Le procédé devrait permettre à partir d'un hectare de "capture de lumière" d'absorber 200 fois plus de CO2 qu'une forêt de chène ou de hêtres de même surface tout en produisant des algues valorisables.

Des techniques à suivre.

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04 avril 2008

Un autre Grand Bravo:Pernod Ricard !!

Décidément, la France enregistre des succès très notables en ce moment. Après celui de Jean Nouvel au prix Priztker que je vous ai reporté dans un message du 1er avril, en voiçi un autre qui concerne la firme bien française Pernod Ricard, menée par Patrick Ricard,le fils du fondateur du Pastis Paul Ricard, qui vient de mettre le grappin sur la marque de Vodka de prestige suédoise, la Vodka Absolut.

La mise en vente par le nouveau gouvernement suédois de Vins et Sprit, le producteur et propriétaire de la marque de Vodka très connu Absolut, était attendue comme devant être une compétition féroce entre les "gros" des spiritueux dans le monde, Pernod Ricard le numéro 2 mondial après Diageo, Bacardi, Fortune Brands  et le fonds suédois d'investissement EQT. En fait, il n'y eut pas de bataille car Patrick Ricard, qui considérait cette acquisition comme stratégique, y a mis le prix qu'il fallait, 5.6 milliards d'euros.Canalblog029

Dans la bataille mondiale des spiritueux, Pernod Ricard manquait en effet d'une grande marque de vodka, l'alcool qui monte depuis des années , en particulier vis à vis du numero 1 mondial Diageo qui possède lui la vodka Smirnoff,première marque au monde. Il lui manquait aussi une présence plus importante sur le marché américain qui lui apportera justement la vodka Absolut.

La bourse a réagi plutôt fraichement, non pas à l'achat lui même mais à son prix, en baissant de 6 pct le jour de cette annonce.Je crois personnellement que, même ce prix là, c'était une affaire qu'il fallait faire et que Pernod Ricard a les armes qu'il faut pour la transformer en succès. Car s'il est un sujet que Pernod Ricard maitrise, c'est bien celui de savoir intégrer les entreprises rachetées, un exercice pourtant à haut risque.C'est ainsi que pour en arriver à sa taille actuelle, il a du racheter et intégrer 40pct environ des activités du Canadien Seagram en 2001 puis en 2005 la totalité du numéro 2 mondial de l'époque Allied Domecq. A chaque fois en se désendettant plus rapidement que prévu!!

C'est dire que, s'il existe un savoir faire exceptionnel chez Pernod Ricard, c'est bien celui de savoir intégrer rapidement et en sachant en faire émerger toutes les synergies,les sociétés concurrentes.

Auriez vous pensé, il y a quarante ans, quand le Ricard n'était encore qu'une boisson méridionale d'été, que son propriétaire d'alors se transformerait en géant mondial des spiritueux?  Moi non plus! C'est pour cela que je pense qu'au moment même où il songe à se retirer, il méritait bien un très  grand coup de chapeaux.

Un très Grand Bravo, Monsieur Patrick Ricard...

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Zorros de Zoé: Si, Si vous allez payer pour eux...

Les condamnés de l'Arche de Zoé viennent d'être libéré. Tant mieux pour eux, même si eux, leur familles et leurs avocats devraient être plus discrets dans l'expression de leur contentement, car la justice tchadienne les a quand même reconnu coupable de tentative d'enlèvement d'enfants, faux et usage de faux en écriture publique et grivèlerie.

La polémique concerne maintenant le paiement des dommages-interêts pour 6.2 millions d'euros que la justice tchadienne leur a infligé pour compenser le préjudice subi par les parents des 100 enfants concernés. Tout à fait d'accord pour dire que c'est un somme exhorbitantes surtout par rapport au niveau de vie au Tchad pour lequel je rappellais, dans un message du 10 mars, que 50 euros par mois était un excellent salaire là bas. Notre premier ministre vient de nous dire publiquement "qu'il était hors de question que les contribuables paient pour des erreurs qu'il sont pas commis".Dont acte.

Mais pour ce faire, il aurait fallu s'opposer au transfert au gouvernement f'rançais de la garantie donnée au gouvernement Tchadien de "l'effectivité du paiement des dits intérêts civils" comme cela avait été donné comme condition expresse par la Justice Tchadienne quand elle a accepté le transfert initial.Or il semble que dans l'euphorie de l'obtention du rapatriement de nos compatriotes, on ait sans doute pensé que cette demande passerait à la trappe, ou ferait l'objet dune négociation entre Présidents. Hélas la partie adverse, dans cet accord, a la mémoire longue.

Je crains malheureusement, et quoiqu'en dise Maitre Collard qui mise sur l'insolvabilité de ses clients( un peu de pudeur incidemment sur cette soi disant insolvabilité par rapport au dénuement dans lequel vivent enfants et parents tchadiens),que nous ne devions en fin de compte payer pour les exactions de nos compatriotes.

Et ceci me ramène à une question que je posais aux tout débuts de cette lamentable affaire: Ne faudrait il pas instaurer un "permis de conduire les ONG" si nous devons désormais prendre en charge les conséquences financières de leurs erreurs? Ou en d'autres termes plus réalistes une accréditation des ONG par un organisme de controle?

On pourrait penser aussi à un peu plus de sérieux et de réflexion sur les conséquences de leurs actes de la part de nos politiques et administratifs...

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03 avril 2008

Transport:Les autoroutes de la mer avançent...lentement

Les autoroutes de la mer, ces grands axes maritimes à longue distance destinés à diminuer le nombre de camions présents sur nos autoroutes dont je vous avais parlé dans différents messages des 21 Novembre 2005, 23 Mars et 21 avril 2006, semblent pour le moment encalminées. Ce n'est pas faute d'enthousiasme de la part de la Commission Européenne qui essaye de les promouvoir depuis 2001 mais, comme d'habitude, le diable est dans les détails.

Les axes dont on discute sont la facade Atlantique-Manche-Mer du Nord, le circuit court Provence Italie entre Toulon et Civita Vecchia, l'axe Mer du Nord-Baltique, l'axe Adriatique-Mediterranée ou encore Méditerranée- Mer noire. La difficulté, c'est de trouver un modèle économique qui permette à ces transports d'être compétitifs avec la route.Or il apparait que pour que ce nouveau moyen de transport soit économiquement viable, il faudrait construire pour lui des bateaux spécifiques à ces trafics, des bateaux de 250 mètres de long. Et qu'il faudrait accepeter la prise en compte du transport de voyageurs pour équilibrer l'exploitation.

Autre difficulté, il faut des installations portuaires nouvelles équipées pour permettre chargement et déchargement rapide des camions.Et là, les couts d'investissement sont également colossaux et doivent être pris en charge par des gouvernements dont on sait qu'il sont plutôt à court d'argent.

Enfin le bilan environnemental n'est pas évident. Il faudrait des cadences de rotation fortes pour avoir un impact significatif sur le trafic routier qui ne depassera pas en tout état de cause les 5pct de trafic transféré.Dernier problème, les émissions des moteurs lents des bateaux qui tournent au fioul lourd ne sont vraisemblablement pas moins polluantes que celles de la flotte de camion qu'ils vont remplacer.

Le premier essai en cours entre Toulon et Civita Vecchia au sud de Rome, malgré sa configuration idéale( il évite de faire un arc de cercle dans le trajet routier et fait gagner 30pct de temps!) souffre pour l'instant de son manque de cadence de rotation.Espérons qu'avec un peu de temps,les transporteurs s'y habitueront et que les chiffres deviendront favorables.

A suivre... 

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PPP: Le Sénat s'inquiète enfin.

J'avais eu l'occasion dans un message du 19 février 2008 de démonter le mécanisme par lequel les fameux Partenariat Public Privé, PPP, permettaient surtout à nos gouvernants de continuer à emprunter à tout va sans faire croitre la dette globale sur laquelle, au titre du traité de Maastricht, nous avons pris l'engagement de ne pas monter au delà de 60pct de dette par rapport au Produit Intérieur Brut du pays.

Le Sénat dans un rapport sur la question de ce mode de financement nouveau des investissement publics vient de confirmer ma manière de voir. Il s'inquiète également de la création possible, en ces temps de disette financière, de "dette publique cachée" par l'intermédiaire des PPP.

L'institut de statistiques européen autorise en effet dans certaines conditions, de ne pas considérer comme de la dette publique " Maastricht", certains de ces investissements. Les Britanniques, qui utilisent beaucoup plus que nous les PPP, connaissent bien les astuces de ce processus d'investissement comme le prouve le fait que 87 pct de leurs investissements sous forme de PPP échappent à la consolidation dans leur dette publique! Comme Nicolas Sarkozy revient d'Angleterre et que Gordon Brown  a été très longtemps Ministre des Finances, parions qu'ils ont abordé le sujet!

L'évaluation par le Senat de l'impact du pourcentage de "Dette Evitée" atteignable via ces investissements en PPP atteint 0.6 point de PIB. En d'autres termes, ça devrait bien aider pour essayer de ramener notre dette à 60pct du PIB comme nous nous y sommes engagés pour 2012.

Longue vie aux PPP ! 

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02 avril 2008

Le Paradoxe du Taxi.

Vous avez noté que parmi les 300 propositions de la Commission Attali pour "libérer la croissance" apparaissaient plusieurs suggestions de suppression de divers numerus clausus et limitations diverses d'exercer, qui limitent la concurrence. Parmi celles ci, la plus emblématique était celle de la libéralisation du nombre de licences de taxis, censée générer des emplois nouveaux, tout en facilitant la vie de leurs utilisateurs.

Le lendemain même les taxis étaient dans la rue pour protester contre l'élargissement du nombre de licences et le surlendemain même notre Président annonçait qu'il n'était pas question de libéraliser les dites licences de taxis. Peut être étais ce, de la part de notre Président, pour s'assurer du vote des chauffeurs de taxis aux municipales? Dans ce cas, ça a été raté!

Ces derniers temps, par contre, vous entendez dire par nos médias que le changement coute de l'argent et doit être considéré comme un investissement, en prenant comme exemple le cas de chauffeurs de taxis dont les mêmes médias admettent, naturellement, que l'Etat devra racheter leurs licences! N'y voyez là, bien sur, aucune influence de tel ou tel syndicat ou groupe de pression. Le lobbying n'existe pas chez nous...

Nos sommes dans ce que j'appelle le Paradoxe du Taxi. Premier temps, l'Etat limite le nombre d'accédants à une profession donnée et crée ainsi la rareté de tel ou tel fonds de commerce en protégeant les revenus de lerus bénéficiaires de la concurrence. Tout ce qui est rare est cher, c'est bien connu. La rareté de ces licences a donc crée un marché et un cours de la licence d'exercer, en l'occurence, celle de lerus bénéficiaires, les chauffeurs de taxi. Deuxième temps, l'Etat décide, dans son rôle régalien, de libéraliser ce métier. Et là Patatras, les taxis descendent dans la rue et comme ils ont un pouvoir de nuisance, le gouvernement se plie à leurs injonctions. Soit vous devrez vous satisfaire du service minimal actuel, soit vous devrez, en tant que contribuables, payer pour le rachat de leurs licences!

Et quand vous savez que cette rareté instituée par l'Etat, s'applique aux officines pharmaceutiques, aux Licences IV des cafés, aux débits de tabacs et à d'autres professions protégées, vous voyez d'içi ce qu'il va vous en couter!

Voila donc une proposition de la Commission Attali qui risque de vous couter cher en fin de compte. Heureusement le cout de la Commission elle même n'a pas du être trop élevée.Vous avez peut être remarqué en effet que le lendemain même de la remise du rapport de la Commission au Président de la République, le même texte sortait en librairie dans les bacs sous la plume de Jacques Attali. Nul doute qu'il s'agissait là de l'émergence publique du phénomène du sponsoring qui ,après le financement des mariages des vedettes médiatiques, s'attaque maintenant au financement des actions de l'Etat impécunieux. Nous sommes effectivement bien passé dans l'ère de la politique spectacle....

Et comme on crée tous les jours des Commisions, Hautes autorités, Haut commissariats, etc,on peut toujours réver...

Posté par CaDerange à 07:49 - Etat - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une autre gaffe sarkozienne? Plus de référendum pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne

Vous vous souvenez de la question des frontières de l'Europe, soulevée fort à propos par Valérie Giscard d'Estaing, et de l'émotion soulévée dans l'opînion quand elle s'est aperçue que notre Président de l'époque, Jacques Chirac, avait déjà donné depuis longtemps son accord à cette entrée sans que nous ne nous ayons jamais été prevenu et, à fortiori, que l'on nous ait demandé notre avis. Alors que ce pays n'est géographiquement pas situé sur le continent européen et que l'arrivée d'un pays à population importante(70millions d'habitants) et de religion musulmane allait déséquilibrer un ensemble géographiquement et culturellement homogène.

Jacques Chirac,s'aperçevant sans doute qu'il était allé un peu loin dans ses prérogatives, nous promit à l'époque(2005) que nous voterions à l'avenir par référendum sur l'entrée des nouveaux adherents à l'Union Européenne. Il est vrai que c'était juste avant le référendum sur la nouvelle Constitution Européenne et qu'il était important à l'époque de gagner les voix des Français pour cette constitution par tous les moyens. Même battu, il tint parole puisqu'il fit modifier la Constitution pour y introduire le recours obligatoire au référendum dans ces cas là. C'est ce qu'on appelle l'article  88-5 de la Constitution.

Son successeur, Nicolas Sarkozy, à l'époque de sa candidature, avait pris avec un certain courage une position ferme contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe et avait même milité pour que la mention des racines chrétiennes de l'Europe soit inscrit quelque part. Je vous avais signalé par la suite qu'il semblait mollir considérablement sur l'entrée de la Turquie sans nous informer néanmoins de son "tournage de veste" sur le sujet.

Ce mollissement va se matérialiser dans les semaines à venir par l'intermédiaire du projet de réforme des institutions qui vient d'être transmis pour avis au Conseil d'Etat. Il supprime explicitement cette obligation, constitutionnelle pourtant, au motif qu'elle pourrait devenir génante dans d'autres cas d'adhésion plus "naturelle" que celle de la Turquie( les pays des Balkans ou même l'Ukraine) et qu'il avait toujours la liberté de soumettre aux français par référendum l'approbation du traité d'adhésion de la Turquie à l'Europe.

Une suppression qui a été suggérée par le sécrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean Pierre Jouyet, un ami de trente ans de ...François Hollande, et accepté par le Comité Balladur sur la réforme des institutions.

Et voila comment dans la discrètion et sans vous demander votre avis et avec l'assentiment des partis politiques majeurs, on va vous supprimer le droit d'accepter ou non l'entrée de la Turquie, avec les risques que cela représente, dans l'Union Européenne.

Heureusement, notre champion se targue de ne pas avoir besoin de s'abriter derrière le 88-5 pour refuser l'entrée à la Turquie dans l'Europe. Un peu présomptueux, non, Nicolas? 

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01 avril 2008

Ferroutage:ça demarre très mollement...

Je vous avais annoncé le demarrage de la liaison ferroutière( néologisme osé) entre Perpignan et Bettembourg, de la frontière hispano-française au sud à la frontière franco luxembourgeoise au nord dans un message du 1er mars 2007 en vous y expliquant les difficultés diverses, techniques ou financières, rencontrées pour sa mise en route.

Inauguré le 29 mars il était prévu dans le "business plan" de Lorryrail, la société d'exploitation, que la liaison atteigne 60pct de taux de remplissage au bout d'un an d'exploitation soit aujourd'hui même.Or il n'en est qu'à 35 pct soit très loin d'un équilibre d'exploitation quelconque.

Les raisons en sont multiples. Un report de 2 mois pour intégrer de nouvelles spécifications dans la fabrication des wagons,des travaux de réparations sur la voie ferrée, la non acceptation des camions citernes et les grèves de la SNCF en Octobre Novembre. Sans compter une obscure histoire de hauteur maximale de camions qui obligent à refuser un certain nombre de clients. Enfin, le prix de 90 centimes par kilomètre jugé trop elevé par les transporteurs pour qu'il réorganise leur logistique autour du ferroutage dans un contexte d'exploitation aussi incertain.

Un ensemble de problèmes dont certains auraient du être résolus avant démarrage....

Moralité, l'année 2008 sera très difficile mais on peut espérer une exploitation équilibrée en 2009. A condition que le malade, c'est à dire notre belle autoroute ferroviaire, n'ait pas crévé d'içi là de ces insuffisances.Le choc de la confiance en tous cas, n'a pas eu lieu

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Un Grand Bravo pour Jean Nouvel!!

J'aime personnellement beaucoup l'architecture et j'avais déjà eu l'occasion dans ce blog de vous signaler l'excellence des architectes français et leurs réalisations partout dans le monde. Nous sommes un peuple de batisseurs et l'architecture est le point de départ de l'acte de bâtir.

C'est pourquoi je suis particulièrement heureux de la reconnaissance que recueille aujourd'hui l'un de nos architectes les plus connus, Jean Nouvel, avec le prix Pritzker, le Prix Nobel de l'architecture, qui couronne une carrière de projets plus beaux et variés les uns que les autres.Le prix Pritzker tient son nom de la famille américaine qui ont bati la chaine des hotels Hyatt.Le prix Priztker qui en est à son 32ème lauréat a couronné beaucoup de grands noms de l'architecture mondiale comme le sino-américain Ming Pei, celui de la pyramide du Louvre,le brésilien Oscar Niemeyer, celui de Brasilia et du "pot de yaourt" du Havre,l'Italien Renzo Piano,le japonais Tadao Andao, Zaha Hadid seule femme, l'américan Frank Gehry du Guggenheim de Bilbao ou encore le français Christian de Portzamparc qui l'a obtenu en 1994.

Parmi les oeuvres de Jean Nouvel,je citerais l'Institut de Monde Arabe et son mur de moucharabieh, le musée du Quai Branly et ses "boites" qui servent de niches pour des expositions particulières, son silo d'instruments de musiques,et ses circulations particulièrement bien agencées. L'Opera de Lyon ou la Fondation Cartier et ses parois de verres.L'avenir est plein de projets également avec le "Louvre" d'Abu Dhabi ou bien d'autres édifices encore.

Enfin l'homme lui même,toujours coiffé de son feutre et vétu de noir est un monument à lui tout seul...
Un très grand Bravo encore pour cette récompense méritée !!

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31 mars 2008

La Poste et la Banque Postale: Encore un problème d'interface?

Curieux ! Je vous relatais dans un message du 19 mars 2008, le résultat de l'enquète de la Cour des Comptes sur les deux premières années de mise en place de la Banque Postale. Résultats plutôt préoccupants d'après la Cour des Comptes puisqu'elle considérait que la Poste était un boulet pour la Banque Postale du fait des charges qui lui étaient facturées pour la gestion du reseau de Bureaux de postes et qui constituaient 80 pct de son chiffre d'affaire.

Depuis le PDG de La Poste, Jean Paul Bailly, vient d'annoncer les résultats 2007 de la Poste,-qui incluent la Banque Postale-, et ceux ci sont bons, même très bons. Chercher l'erreur... Avions nous un problème d'interface entre la Poste et La Banque Postale comme celui que je vous signalais dans le cas de la SNCF et de RFF dans un message du 27 mars? Allez savoir...

Je suis donc allé analyser les résultats 2007.Je n'ai trouvé que le communiqué de presse de JP Bailly mais pas les comptes détaillés qui ne sont pas encore disponibles sur le site La Poste. Il en ressort qu'effectivement les résultats globaux sont bons avec un chiffre d'affaire (20.8milliards d'euros) qui progresse correctement mais plus dans le courrier express (3.2 milliards d'euros) ou le colisage (1.3milliards), porté par le e commerce, que dans le courrier classique(11.6 milliards d'euros) qui diminue légérement. Pour l'activité bancaire, une seule information disponible, le Produit Net Bancaire, à 4.7milliards d'euros, l'équivalent dans l'activité bancaire du chiffre d'affaire dans les autres secteurs. Il monte régulièrement et Jean Paul Bailly mentionne que la Banque Postale prend des parts de marché sur la concurrence des autres banques.

Avoir plus de détail sur le résultat d'exploitation par contre n'est pas possible car il n'y a pas de séparation comptable entre La Poste et ses différents secteurs d'activité et la Banque Postale. Pas de moyen donc de connaitre les charges de l'activité bancaire et de verifier les assertions de la Cour des Comptes.La Poste regroupe les activités de son réseau de bureaux de postes sous l'intitulé L'Enseigne La Poste qui ne comporte que des couts de fonctionnement et très peu de revenus(ceux de la vente de timbres!) Comment ensuite sont repartis ces couts entre les différentes activités de la Poste n'est donc pas accessible au commun des mortels.

J'ai essayé de voir sur l'exercice 2006 pour lequel les chiffres détaillés sont disponibles sur le site de La Poste, s'il était possible de trouver plus de details.On y trouve trace d'une Convention de répartition des frais entre poste et Banque Postale pour un montant de 2.08 milliards d'euros. J'y ai trouvé trace également d'une refacturation de frais informatiques et de gestion pour 1.152 milliards d'euros.Mais pas de compte d'exploitation global qui permettrait de savoir ce que rapporte finalement la Banque Postale.

Il faudrait pour cela que comme dans le cas de la SNCF et RFF,on sépare le réseau et ses frais de son exploitation par les activités courrier et bancaire. Sinon la fixation des redevances entre les deux entités reste un "fait du prince", en l'occurence Jean Paul Bailly, qui permet de faire basculer le résultat de l'un ou l'autre des activités à loisir.

Comment voulez vous, après cette obscurité voulue dans les comptes, que la Commission de Briuxelles ait une confiance quelconque dans ce qu'on lui raconte?

Une chose est sure néanmoins et à mettre au crédit de Jean Paul Bailly et des ses équipes: l'ensemble Poste /Banque Postale a bien fait des bénéfices confortables en 2007, après avoir même financé ses investissements. Qu'en pense la Cour des Comptes cette fois?

Posté par CaDerange à 07:09 - Etat - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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