Il était une fois une vache laitière tout à fait normale, bien de sa personne, mais hélas pas très portée sur la lactation. Ce n'était pas vraiment une question de quantité mais de qualité, son lait de permettant pas d'en extraire beaucoup de beurre.Pensez donc, 1g de matière grasse au litre là où ses congénères atteignent les 3,5/ 4g au litre.Son propriétaire, néo zélandais, s'en sépara, mais alors qu'elle semblait promise à la boucherie,son cas intéressa la société de biotechnologie locale Vialactia.

Outre son faible taux en matière grasse, son lait avait la particularité d'être riche en Omega-3, les acides gras polyinsaturés dont on vous vente les mérites sur les produits laitiers à prétention nutritionnelles que vous achetez. Marge, c'était son nom, devint un sujet d'étude soudain pour tous les biologistes et spécialiste du lait du pays. Pensez donc, la vache à lait écrémé etait née! Celle qui produisait, en petite quantité adapté à la demande du marché, du beurre facile à tartiner, un vrai rève de producteur laitier! On l'analysa donc sous toutes ses coutures, on étudia toutes les ramifications de son ADN, on établit son génome exhaustif. Et, oh miracle, Marge n'était pas une vache génétiquement modifiée, mais victime, ou bénéficiaire plutôt, d'une modification génétique naturelle. Qui plus est, les scientifiques établirent que cette mutation génétique se transmettait bien  à la descendance de Marge.

Or comme vous savez, une modification génétique artificielle, ce n'est pas vendeur, tandis qu'une modification génétique naturelle ,c'est quasiment bio !

Marge fut declaré vache à lait écrémé de l'année. On lui trouva un boeuf affublé des mêmes caractéristiques génétiques. Ils se marièrent,eurent beaucoup d'enfant et vécurent très heureux et très vieux.