Vous savez que le logement social est toujours à la traine pour construire ou réhabiliter les logements qu'il détienent via les sociétés de HLM. Au point que le gouvernement en a profité pour leur "piquer" une partie des financements dont il bénéficiait sans jamais répondre aux attentes de construction de nouveaux logements qu'on donne en objectifs à ces organismes.

La crise financière qui nous frappe va par contre peut être leur bénéficier! En effet le gouvernement, pour venir en aide à la construction immobilière, s'est engagé à racheter sur le marché aux promoteurs en difficulté 30 000 logements construit ou en cours de construction qui ne trouvent plus preneurs actuellement. Mais attention, pas aux prix auxquel ces promoteurs pensaient pouvoir les vendre, à des prix décotés que ces promoteurs en panne de trésorerie sont néanmoins tout heureux de trouver pour leur éviter la faillite.

C'est ainsi qu'à la suite de la Caisse des Dépots qui s'est engagé à racheter 10 000 logements, tous les autres bailleurs sociaux s'engouffrent dans le créneau et font leur shopping face à des promoteurs totut heureux néanmoins de trouver une possibilité de remédier à leurs problèmes. Nexity a ainsi déposé une liste de 2500 logements, Bouygues également et Kauffman et Broad 500 logements. Quant aux promoteurs de taille moyenne et souvent implantés en province, ce sont parfois des programmes entiers dont ils proposent de se dessaisir.L'important pour eux et pour l'Etat, étant de minimiser les plans sociaux qu'ils ont les uns et les autres annoncés. Au total ce sont pas moins de 400 000 logements qui ont été ainsi proposés par les promoteurs.

Reste à en négocier le prix de vente, car chacun essaye de défendre au mieux ses intérêts, à la vente ou à l'achat. Les bailleurs sociaux trouvent les prix proposés de 20 à 30 pct trop chers pour du logement social, les promoteurs qui ont construit et proposent des logements de standing moyen souhaiteraient en tirer au moins ce qu'ils leurs ont coutés à construire. Les bénéficiaires en seront les locataires futurs des organismes sociaux qui se verrront proposer des logements de moyen standing là où ils auraient du se contenter de logements de base.

Tant mieux pour eux, pour une fois que nous trouvons des bénéficiaires à cette satanée crise.