Les éoliennes font face à une opposition de plus en plus forte à leur implantation sur la terre ferme. Les résidents autour desquels doivent être implantées des fermes d'éoliennes savent de mieux en mieux s'unir pour contecarrer de tels projets qui, disent-ils, portent atteinte à leur environnement sur le plan esthétique et sur le plan du bruit. On peut discuter du plan esthétique, par contre et contrairement à ce que nous ont toujours raconté les écologistes, elles font bien un bruit sourd permanent, nettement inférieur à celui d'une autoroute certes, mais dont on comprends bien que ceux qui se sont installés en pleine campagne pour y être au calme, préfèreraient se passer. En plus les gens commencent à savoir que ce sont eux, via la ligne " contribution au service public d'électricité" de leurs factures EDF qui financent ainsi le prix de reprise de l'électricité produite et donc la rentabilité des installations. Payer, passe encore, mais pour supporter une nuisance en plus, NON, disent ils!

La solution, c'est l'éolien offshore, au large des côtes là où il n'y a personne pour rouspéter. Pas de chance, ce sont cette fois les pécheurs qui s'y opposent et parfois violemment comme au Tréport. En plus le coût d'installation devient très vite prohibitif à cause du socle en béton sur lequel elles sont implantées. Au delà d'une trentaine de mètres de profondeurs, il n'st plus économiquement possible d'installer de telles fermes.

Que faire alors? C'est là que deux industries peuvent se rejoindre pour rapproche leurs savoirs respectifs, celle des électriciens éoliens et celle des compagnies pétrolières qui maîtrisent les installations en eaux profondes depuis longtemps. C'est ainsi que la société pétrolière Suédo-norvégienne StatoilHydro, née de la fusion du Norvégien Norks Hydro et du suédois Statoil, a prévu d'installer à Karmoy au large de la Norvège par 200/220 m de fond une éolienne d'un genre nouveau puisqu'elle sera.... flottante !!. C'est le projet Hywind3projets_C2_A9MIT

C'est la firme d'ingénierie parapétrolière française Technip qui vient d'en remporter l'appel d'offre pour la construire dans son chantier naval parapétrolier de Pori en Finlande.Elle devrait être constituée d'un mat de 65 mêtres de haut équipé d'une hélice tripale de 65 m de diamêtre et équilibré en dessous de la ligne de flottaison d'un cylindre vertical flottant de 100 m de tirant d'eau.

L'avantage de telles éoliennes sera à la fois de ne plus constituer une nuisances pour d'autres catégories de citoyen et de disposer de davantage de vent en plein mer. Inconvénient, par contre, le raccordement avec le réseau électrique terrestre sera plus difficile à mettre en oeuvre.

Les protagonistes du projet n'hésitent pas cependant à le qualifier d'avancée majeure pour le développement des énergies renouvelables offshore.Elle est donc prévu produire 2.3MW (quand elle tourne) et être installée mi 2009

Et en France me direz vous? Tout d'abord la technologie existera psuique c'est la société française Technip qui la développe pour la Norvège et sera donc disponible pour tout investisseur dans ce domaine. Ensuite, la DNCS, l'ancienne construction navale militaire à la recherche de diversification, s'intéresse à de tels projets au point de vouloir construire un démonstrateur à un echelle inférieure à 1. Le pôle de compétitivité Mer Bretagne a par ailleurs un projet de ce type appellé Winflo en cours de labellisation autour d'une PME du Morbihan,Nass and Wind, de la DCNS et de Saipem, firme parapétrolière italienne bien connue.Autre avantage avancé par la DCNS pour ce type d'éolienne, la possiblité d'en réaliser la maintenance à terre en l'y remorquant.

Bonne chance à ces défricheurs de nouveaux territoires dans le domaine énergétique cette fois