Nos pouvoirs publics,l'administration, nos réprésentants élus et tout le gouvernement contemplent la crise économique de l'économie réelle en constatant leur impuissance, en dehors du sauvetage payant du système bancaire, et en annoncant des plans de rupture pour l'emploi au gout de déjà vu, de dépense publique additionnelle et d'efficacité malheureusement douteuse. Que voulez vous, nous sommes en démocratie, il est incontournable de devoir faire des effets d'annonces. Est ce que cela trompe le français moyen sur la sévérité de la crise, j'en doute, mais c'est un jeu de théatre d'ombre entre opposition et majorité consanguin à la démocratie.

C'est dans des moments comme celui que nous vivons que les 1200 milliards d'euros de dettes accumulées nous font cruellement défaut pour relancer, par des grands travaux par exemple, la machine industrielle. Nous en sommes réduit à l'incantatoire et à la menace du baton pour ces pelés et galeux de banquiers auxquels on force un peu la main pour qu'ils bénéficient de la manne étatique. Est ce que cela va changer quelque chose en fin de compte pour le patron de PME qui voit ses commandes drastiquement réduites et qui va devoir mettre ses employés au chomage technique, j'en doute.Ca peut l'aider néanmoins pour résoudre ses problèmes immédiats de trésorerie qui sont à l'heure actuelle leur problème majeur.

Dans tous ceci par contre n'apparait nulle part dans la sphère médiatique et politique l'idée que l'Etat, par son coût, ses dépenses sans cesse croissantes, ses créations permanentes d'impots nouveaux pour courir après un déséquilibre budgétaire de 20 à 30 pct bientot entre recettes et dépenses, puisse avoir une responsabilité quelconque dans la dégradation de la compétitivité des seules qui créent de la valeur pour les autres, les entreprises.Et encore moins à considérer que cet état doit prendre des mesures immédiates pour imperativement réduire la dîme qu'il impose à l'économie réelle.

On en est toujours  au " toujours plus" de moyen, de ressources, de dépenses. Monsieur Hollande a même inventé la notion de "déficit actif". On en est toujours à la fiction que le remplacement d'un fonctionnaire sur deux va se traduire par une baisse de la dépense publique alors que Deux fonctionnaires payés 2000 euros/mois et qui coutent donc 4000 euros mois au budget de  l'Etat, c'est strictement la même chose que deux fonctionnaires retraités à 1500 euros chacun et un jeune embauché à 1000 euros/mois. La culture du toujours plus est toujours tellement dominante qu'il semble impossible de réformer un Etat dont, en plus, les représentants siégent majoritairement à l'Assemblée Nationale et constituent une base de votants incontournable.

Un espoir tout de même, dans le droit fil des nouveaux droits donnés par la Constitution révisée à l'Assemblée nationale et des ambitions de Jean François Copé,le groupe parlementaire UMP à l 'Assembléé nationale qu'il préside vient d'annoncer le lancement "d'Etats Généraux de la Dépense Publique". Il semble s'agir d'une opération de sensibilisation et de débats auxquels les Français seront invités à s'associer pour faire la chasse aux dépenses inutiles, aux réformes de structures et à la recherche de recettes nouvelles par des économies et non pas par des taxes nouvelles.

Voila un catalogue d'intentions très intéressant qui est a contrario de ce que nos députés ont votés dans ces deux dernières années.Nul doute que Jean François Copé qui a piloté le programme de la Révision Générale des Politiques Publiques, RGPP dans le précédent gouvernement est une des rares personnes à avoir l'expérience d'un tel programme et le charisme pour l'expliquer à l'heure où 25 pct seulement des fonctionnaires ont entendu parlé de cette RGPP.

Nous lui souhaitons bonne chance dans cette oeuvre d'éducation des français en général mais surtout de la gent politique.La culture de dépense inverse est néanmoins tellement omniprésente dans le personnel politique, les médias, les syndicats( qui représentent majoritairement la fonction publique) que la tache est immense.

Comme je l'avais dit une fois dans ce blog "on ne peut s'offrir que les politiques publiques que l'on peut se payer". Il serait temps que notre monde politico médiatique s'en rende compte