Ce sont bien entendu des bravos ou des bonnets d'ânes à accorder  dans le cadre de la gestion de la crise financière qui secoue le monde. Les voici ci après:

  • Un Grand Bravo pour l'Europe qui a su montrer la voie au reste du monde pour trouver un ensemble de solutions à la crise financière actuelle. Un programme qui vise d'un coté à supprimer ou atténuer considérablement la crise de liquidités qui affecte les échanges interbancaires et d'un autre coté à supprimer l'autre problème majeur du système bancaire, l'obligation liée au respect des ratio prudentiels qui s'imposent aux banques et qui les obligeaient à renforcer leurs fonds propre en faisant appel au marché.En plus un programme qui ne coutera que peu d'argent au contribuable pour sauver un système bancaire dont on ne peut se passer et qui permette d'essayer de préserver l'économie réelle.
  • Un Grand Bravo à Nicolas Sarkozy qui, certes,était Président de l'Union Européenne au moment de la crise, mais dont l'autorité personnelle, le leadership, et la diplomatie a permis l'émergence du programme européen.
  • Des sentiments divers et variés sur la contribution des différents participants à ces deux week end de discussions et négociations. des critiques injustifiées,à mon sens, pour la "solution irlandaise", largement critiqué le premier week end avant de constituer la base du plan final proposé par Gordon Brown et adopté par tous les dirigeants européens.

Coté bonnets d'âne les voiçi:

  • A Georges Bush et aux autorités américaines pour les demi mesures qu'ils ont finalement proposées avant d'adopter une copîe du plan européen. Au congrés américain qui a fait perdre trois semaines au plan Paulson qui, s'il avait été promulgué immédiatement, aurait sans doute attenuer la sévérite de la crise.
  • A Monsieur Paulson pour avoir refusé de sauver Lehman Brothers ce qui a déclenché la phase critique de cette crise. Sans doute pour vouloir respecter l'idéologie libérale qui veut que le contribuable ne puisse venir en aide aux banquiers privés pour corriger leur erreurs.Trop d'idéologie en de telle circonstances a été une élement aggravant considérable dans le déroulement de la crise
  • A Monsieur Trichet, Directeur de la BCE, Banque Centrale Européenne, pour avoir avec constance affirmé que le risque d''inflation était le danger le plus préoccupant de l'économie européenne depuis des mois!! Quelle erreur de jugement et quelle réplique médiocre à la crise que la baisse coordonnée des taux des banques centrale de ... 1/2 point seulement! Une erreur sanctionnée immédiatement par le marché
  • Au Parti Socialiste Français, minablement enbourbé dans ses luttes politiciennes pour le pouvoir et qui se serait grandi en votant le plan français au parlement. Une occasion manquée qui pose la question des capacités de leurs leaders de pouvoir maitriser une crise de ce type.
  • A toutes les autorités politiques, américaines, européennes et internationales  pour leur lenteur à prendre conscience de la vrai ampleur de cette crise, à identifier et à promulguer rapidement un plan de soutien aux banques et institutions financiéres. A 25 pct de chute de la bourse par semaine, il ne serait plus rien resté de la valorisation de l'économie mondiale en trois semaines!
  • Au FMI et à son directeur Dominique Strauss Kahn qui ne semble pas avoir eu dans la crise le rôle de proposition que l'on aurait pu attendre de lui. Même si le FMI n'avait pas réellement la mission ni le pouvoir de régler la crise, il aurait pu se comporter en force de proposition et en activiste de la recherche de solutions. Encore en avons nous entendu parler davantage en France du fait de sa nationalité. Rappellons nous qu'il aurait pu se trouver à la place de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Europe. Encore un dont on n'est pas sur qu'il aurait été à la hauteur de la tache.

Il reste maintenant à ce que le système bancaire remonte la pente, ce qui prendra sans nul doute pas mal de temps. Il reste surtout à espérer que le mal fait à l'ensemble de l'économie et en particulier à l'économie réelle pas des années d'inaction de l'ensemble des gouvernements ne sera pas trop dramatique pour que nous ne tombions de Charybde en Scylla....

A suivre, je crains.