Depuis les annonces successives des injections de liquidité par toutes les banques centrales pour faciliter la reprise du crédit, du rachat de Fannie Mae et Freddy Mac,les deux grandes sociétés de crédit hypothécaires américaines,du sauvetage de Merryl Lynch( et du lachage de Lehman Bothers), du sauvetage de l'assureur AIG, du plan Paulson de rachat des actifs pourris des banques, des interventions des états belges, néerlandais et français pour venir au secours de Fortis et Dexia, de l'Etat allemand pour sauver Hypo Real estate, de l'Etat Islandais pour nationaliser les banques locales, de l'Etat Irlandais pour garantir les transaction entre banques, de plan britannique pour sauver les siennes, les contribuables sont de plus en plus inquiets de ce que ca va leur couter.

Pourtant, il n'est pas évident que cela leur coute aussi cher que les chiffres que vous voyez annoncés dans la presse. Grace en soit rendue à nos dirigeants qui n'entendent pas offrir ces aides gracieusement, même si inévitablement une partie des couts sera  bien à leur charge.

Je prends un exemple, la reprise d'AIG pour 85 milliards d'euros se fait sous forme d'avance qui doit être compensée par la vente par AIG d'actifs pour des montants équivalents. De même la reprise des actifs pourris se fera avec un forte décote. Mais actifs à risque ne veut pas dire que la totalité des actifs et prets repris ne seront pas honorés. L'expérience des junks bonds sur lesquels certains ont gagnés beaucoup d'argent il y a quelques années montre que le pire n'est jamais certain.

Quant aux garanties accordées aux transactions interbancaires, rien ne prouve qu'elle aboutiront à des recours en garantie auprès des états qui les ont accordées. Je pense même personnellement que c'est un bon moyen de juguler la crise dont je ne saisis pas bien pourquoi elle fait l'objet de tant de critiques.

Le Japon qui a vécu cette même expérience de quasi faillite de son système bancaire dans les années 90 et l'a sauvé en y injectant massivement  80 milliards de dollars ne l'a pas fait à fonds perdus. Au contraire, les banques issues des restructurations effectuées sous le controle des autorités ont remboursées la totalité de ce qui leur avait été injecté à l'époque.

Monsieur Warren Buffet a montré la voie sur la manière de prendre une participation dans une banque comme il l'a fait vis à vis de Goldmannn Sachs ou d'autres.De memoire, les actions qu'il a achété en participant au capital sont composées de deux tranches, une d'actions préférentielles qui toucheront une remunération préférentielle( 10pct !) et une deuxième tranche qui offre un autre avantage( convertibilité en obligations?) dont hélas je ne me souviens plus.

Tout ceci montre qu'il est possible de limiter considérablement la casse, si on dispose de banquiers expérimentés dans les équipes gouvernementales.

Les vrais perdants pour l'instant sont les actionnaires de ces banques ou compagnies d'assurances qui ont vu leurs actifs s'envoler littéralement en fumée et dont l'arrivée de l'état au capital va diluer leurs actions qui devront se contenter à l'avenir d'un dividende bien moindre.

Il restera de toute façon à l'Etat le cout financier des énormes masses d'argent qu'il va devoir injecter dans le système bancaire.C'est pourquoi je continue à penser que la moins couteuse méthode pour tenter de résoudre la crise est celle des Irlandais reprise par les Anglais: Assurer la garantie des échanges interbancaires.Ca ne coute rien sauf défaillance future et la résolution de la crise des liquidiutés est immédiate... 

Mais sans doute ne suis je qu'un particulier ignorant des pièges de la haute finance...