Décidement le système démocratique et nos hommes politiques,où qu'ils soient dans le monde, semblent bien incapables d'arréter la tourmente financière. On discute, on papote, on prend fièrement des demi mesures qui ne changent rien, on discute pendant des semaines pour savoir si on le fait et comment, on critique le voisin qui lui a agit, on ne trouve pas de mesures comunnes, on fait finalement la même chose que le voisin que l'on a critiqué mais deux jours plus tard, on vilipende le ou les coupables que l'on va bien entendu punir, bref on fait montre de son incapacité à gérer une crise que l'on n'a pas vu venir. Vous avez reconnus l'ensemble de nos hommes politiques des deux cotés de l'Atlantique et leur incapacité à trouver les mesures appropriées.

Le plan Paulson tout d'abord. Trois semaines là où il aurait fallu un week end pour que la mesure ait un effet! Bravo au Congrès et au Sénat américain de ne pas avoir compris qu'il n'était pas temps d'argumenter des journées entières sur les termes.Résultat il arrive trop tard pour sauver ce qui aurait encore pu l'être.

Le discours de Sarkozy  fustigeant les autres bien sur et promettant de punir les coupables. C'était oublier un peu vite que ce dont le monde financier a manqué c'est de REGULATION, le privilège...des politiques qui ont laissé se développer la bulle financière pendant des années sans jamais lever le petit doigt pour la crever. Pour punir il faudrait que les fameux responsables aient fait quelque chose de répréhensible. Or tout ce qu'ils ont fait était parfaitement légal. Le capitalisme débridé que nous vouons au gémonies était parfaitement légal, voire même considéré comme tout à fait acceptable tant qu'il permettait de soutenir l'économie mondiale.

Les normes bancaires IFRS  que l'on accuse aujourd'hui d'avoir amplifiée la crise ont été avalisées et légalisées par l'Europe en 2006!

La protection de l'épargne des Français, mise en avant dans son discours par notre président existait déjà  bien avant et sans financement, à ma connaissance, de l'Etat. Par contre, le Français qui avait placé 100 000 euros en attendant de se faire construire sa maison ou dans son plan d'assurance vie et qui se retrouve aujourd'hui avec seulement 50 000 euros ne verra pas l'Etat boucher le trou. Comment  le pourrait il d'ailleurs avec 1250 milliards d'euros de dettes?

La réunion des chefs d'Etat européens des pays les plus importants d'Europe? Un four qui se termine par des sourires et des accolades franco-allemandes alors qu'il n'en est rien sorti d'autre que la critique des Irlandais qui semblaient, eux, avoir pris conscience de la vrai ampleur de la crise 48 heures avant leurs collègues. Le lendemain même, Angela Merklel faisait ce qu'elle avait critiqué la veille et deux jours plus tard, c'était au tour de Gordon Brown.

Et puis la Banque Centrale Européenne monte enfin en ligne pour présenter une baisse des taux coordonnées de.... un ridicule 0.5 pct !Sans s'apercevoir qu'une baisse des taux ne sert à rien quand il n'y a plus d'argent à se préter.Un autre Flop que la presse nous présentera comme un électrochoc! 3pct d'un coup, oui ça aurait été un électrochoc.

Depuis c'est un pays de 300 000 habitants, l'Islande, qui se trouve proprement en faillite après avoir racheté ses banques et qui doit compter sur un prêt de ...la Russie pour ne pas sombrer.

Et pendant ces gesticulations médiatiques, la bourse, elle, continue de descendre. Il parait qu'il faudrait maintenant que les gouvernements garantissent la totalité des prets interbancaires.Ca parait effectivement une bonne idée. Que nos gourvernants ne l'ont ils fait plus tôt? Et le FMI, présidé par un français qui ne semble pas avoir été un intervenant particulièrement actif, que fait il entre deux repas?

Rebelotte ce week end. Après un autre discours sans intéret du Président des Etats Unis, une réunion du G7 les argentiers des pays les plus industrialisés. En sortira il quelque chose d'autre que des positions de principe et des promesses? Une action qui soit à la hauteur des enjeux et de la richesse du monde qui part en fumée sous nos yeux?  

Maintenant, c'est parait il l'économie réelle, celles qui nous fait tous travailler, qui commence à souffrir. Et c'est ainsi que le système entier risque de s'écrouler par manque de réactivité des politiques qui courent après les évènements sans jamais les rattraper.

Manquerait il un pilote dans l'avion de la crise financière?