CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

20 août 2008

Prix agricoles: Quel impact de la hausse du pétrole?

Les prix agricoles( blé, riz, maîs etc) ont considérablement montés déclenchant des émeutes contre la faim dans nombre de pays en voie de dévéloppement qui continuent d'ailleurs sporadiquement." La faute à qui?" ,bien sur , se sont interrogés les médias et les politiques. Et de pointer du doigt comme bouc émissaire la montée des productions de biocarburants dans le monde qui confisqueraient des surfaces précédemment utilisées pour des cultures alimentaires.

Plus tard vinrent quelques explications plus scientifiques entre un effet réel mais tout à fait marginal de la production de biocarburants, le changement des habitudes alimentaires dans les pays émergents en faveur de la viande plus consommatrice de céréales pour l'élevage des bêtes, un effet marché qui fait que, comme pour le pétrole, un petit déséquilibre demande/offre suscite des hausses importantes et un effet pétrole également car l'agriculture d'aujourd'hui fortement mécanisée consomme en effet beaucoup de pétrole.

Canalblog083Une étude du Service de la Statistique Agricole, SCEES,du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche vient apporté quelques lumières sur l'impact de cette hausse, en France seulement. Le pétrole entre dans le prix de revient de ce que les agriculteurs appellent les intrants, c'est à dire tous les produits ou services extérieurs à l'exploitation agricole. Ils varient suivant les cultures et se composent du carburant lui même pour alimenter tracteurs, moissonneuses, chauffage des serres, des engrais dont la matière première de base est le pétrole, des produits phytosanitaires et des aliments pour le bétail, souvent à base de soja, qui répercutent la hausse des produits agricoles. Nous sommes loin en effet de la vision bucolique de l'agriculture ou tout était produit sur sol et à l'air libre, et quasiment sans mécanisation.

Le tableau ci contre nous donnne une idée de la hausse des prix sur ces différents éléments en un an. Ils vont de 45pct pour les engrais et l'énergie elle même à 25 pct pour les aliments pour les animaux,9pct pour les semences elles même et l'inflation normale pour les produits phytosanitaires.

L'Impact varie considérablement suivant les cultures et leur utilisation de ces différents intrants dans chacune d'entre elles. Les plus touchées dans leur prix de revient ont été les céréaliers et les cultures sous serres (fruits légumes fleurs). L'autre élement à prendre en compte pour savoir qui paye la note est la capacité à augmenter les prix à la vente car dans toute économie celui qui paye la note en fin de compte est toujours, à terme, le consommateur. Pour les produits dont l'équilibre offre/demande est déjà tendu comme le riz ou le blé dur pour les pates, le transfert du surcout énergétique est rapide, pour d'autre, il est plus lent et là c'est l'agiculteur qui subit.

Comment tout cela peut il se rééquilibrer? Par une baisse- forcée- de la consommation quand le prix nouveau est jugé excessif. C'est ce à quoi nous commencons à assister avec la baisse constatée de consommation de carburant dans de nombreux pays. Mais ce rééquilibrage ne sera durable que si son ampleur résulte en des modifications structurelles des équipements et modes de consommation, remplacement des "gros" véhicules par des plus petits par exemple. Malheureusement, pour tous ceux, très nombreux dans le monde, dont le seul achat journalier est l'indispensable nourriture, ils sont obligés de subir les hausses.

Un exemple de l'impact des hausses du pétrole et de la dépendance de notre mode de vie de cette énergie...      

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La mesure des odeurs

Un des élements qui nous entourent les plus difficiles à mesurer et à apprécier est celui des odeurs. Elles ont en effet un aspect qualitatif,- bonne ou mauvaise odeur -, trés important et un aspect quantitatif qui est étroitement relié à cet aspect qualitatif. Le tout provenant de la sensibilité d'un instrument humain très sensible et différenciateur, notre nez.

C'est dire qu'essayer d'introduire un aspect quantitatif scientifique dans la mesure de sensations aussi subjectives que celles des odeurs ressort de la gageure, au point que les fabricants de parfum travaillent toujours à l'ancienne, grace à l'utilisation de  " nez" dont les plus experts coutent des fortunes.

J'ai vu récemment dans la presse qu'il existait néanmoins une société spécialisée dans la mesure des odeurs. Cest une PME toulousaine qui s'appelle Alpha MOS et qui est un des experts mondiaux de la fabrication de nez et de langues électroniques, pour le gout cette fois,à usage industriel. Elle a vendu de l'ordre de 700 appareils de mesure dans le monde pour le controle qualité dans les industries de la pharmacie, de l'agroalimentaire et de l'environnement où elle mesure l'intensité des odeurs soufrés ou des aldéhydes émises par des usines( raffineries, usines chimiques, centre d'équarrissage ou de centre d'enfouissement de déchets).

Alpha MOS dispose d'une filiale aux Etats Unis et d'une représentation en Chine et ses ventes sont en augmentation, malgré l'impact du dollar faible. Souhaitons lui bonne chance.

Posté par CaDerange à 07:46 - Industrie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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