C'est le commentaire que je ferais à la suite de la réunion pour l'Union de la Méditerranée qui vient de se tenir à Paris sous la présidence conjointe de notre Président et d'Hosni Moubarak, le président de l'Egypte.

Une réalisation exceptionnelle qui a réussi à faire se réunir et parler ensemble, 44 chefs d'Etat de pays dont les peuples sont habitués beaucoup plus à se haïr qu'à travailler ensemble, pour le plus grand bien de tous dans une région géographqiue particulièrement troublée. Suprème habilété, la date de cette réunion fondatrice de l'Union Méditerranéenne la veille de notre  fête nationale qui a permis de prolonger une journée de plus l'entente initiale et les contacts officieux de cette première journée.

L'initiative de la création de cette Union de la Méditerranée est à mettre totalement à l'actif de Notre Président qui en avait fait un des axes de sa campagne. Une initiative dont nous n'avions peut être pas saisi toute l'importance à cette époque et dont nous ressentons aujourd'hui à une plus juste valeur l'influence qu'elle peut avoir sur la paix dans cette partie du monde particulièrement troublée.

On peut critiquer parfois la personalité de notre Président et son activisme parfois brouillon. Reconnaissons qu'il fallait une force de conviction hors du commun pour arriver à réunir à Paris 44 chefs d'Etats pour une telle oeuvre. Peu de personne auraient réussi à convaincre sur un tel sujet les dirigeants d'autants de pays si différents de bien vouloir se mettre autour de la même table pour parler ensemble de différents sujets "techniques", mais au delà, car un train peut toujours en cacher un autre, de la paix au moyen orient. C'est ce qu'on appelle faire bouger les lignes. Associons à cette reconnaissance d'un type d'action inhabituel dans un monde politique international si policé, Bernard Kouchner,le Ministre des Affaires étrangères et Pierre Jouyet le secrétaitre d'Etat à l'Union Européenne, tout deux socialistes d'origine qui doivent apprécier d'être dans l'action plutôt que dans la critique permanente.

Certains critiqueront la présence de Bachir El Assad. D'autres regretteront peut être de ne pas y avoir été, n'est ce pas Khadafi. L'avenir et les résultats diront qui avait raison, mais comme le futur Henri IV l'avait dit en son temps, "Paris vaut bien une messe". 

Souhaitons longue vie et une grande réussite à cette Union de la Méditerranée naissante. Qu'elle puisse apporter la paix et de le développement économique à cette région du monde.

Pour notre Président et son équipe, un grand bravo. Il nous l'avait promis et l'a fait. La France est bien de retour sur la scène internationale.