01 juillet 2008
Dette: L'exemple Allemand
L'Allemagne, elle aussi, a des problèmes de déficit public supérieur aux exigences du traité de Maastricht de 3pct maximum du Produit Intérieur Brut. Elle s'est également attaqué à le maitriser, en même temps que la France, du temps des gourvernements Raffarin et De Villepîn. Mais, contrairement à nous, avec succés puisque elle est "rentrée dans les clous" du traité et surtout qu'elle poursuit l'effort pour arriver à un budget totalement équilibré en 2010.Il est vrai que son ministre des Finances, issu du gouvernement de coalition et socialiste, est intraitable sur le sujet et fortement soutenu par Angela Merkel.Il a donc acquis une vrai crédibilité sur ces objectifs.
L'Etat allemand souffre de la difficulté structurelle et organisationnelle d'avoir deux sources de dépenses indépendantes, l'Etat fédéral et les Landër, les régions,qui ont en principe toute liberté pour fixer leurs budgets. La conjugaison de ces deux libertés budgétaires fait qu'il est difficile de gérer un budget global et un déficit qui se calcule globalement au niveau de la nation.Une situation qui est très proche de celle de la France depuis que nous avons crée les régions et leur avons donné leur indépendance budgétaire.
Sur le plan industriel, le patronat allemand et ses syndicats ont pris le taureau par les cornes et se sont attelés avec l'aide du gouvernement à améliorer leur compétitivité, en revenant parfois sur des avantages salariaux et statutaires et en particulier sur la durée du temps de travail. Effort dont nous avons vu quelques effets dans les usines françaises de certaines sociétés allemands qui ont appliqué les mêmes principes avec l'assentiment des syndicats locaux et du personnel(Bosch à Venissieux... etc).C'est d'ailleurs cet effort du secteur industriel qui a permis à l'Allemagne un retournement spectaculaire de sa balance des paiements.
Sur le plan de la gestion des finances publiques, l'idée est d'arrivée à un équilibre budgétaire sur l'ensemble d'un cycle économique.Car effectivement il y a des années fastes et des années difficiles comme celles que nous vivons actuellement et également des cas de force majeure qu'il faut bien assumer.
Le gouvernement envisage donc d'instituer au plus haut niveau de la constitution, la Loi Fondamentale article 109, des obligations de déficit maximum sur l'année( aux alentours des 3pct), sur un cycle économique à définir( on parle d'un déficit de 0 à 0.75 pct maximum), ou sur les deux. Et pour pouvoir le respecter dans leur systèmes de budgets de dépenses indépendant entre Etat, Landër, et Sécurité sociale, de mettre en place un "Conseil de Stabilité" regroupant à parité représentants de l'Etat (Bund) et des Landërs.
Ce sont les propositions communes du Chef du groupe SPD au Bundestag et du Président du Bade Wurtemberg, CDU,Günther Ottinger à la commission de réforme du fédéralisme. Planning des activités de cette Commission: propositions définitives à faire approuver par le Bundestag aux deux tiers des votants en octobre/novembre et par le Bundesrat qui représente les régions début 2009.
Objectif fondamental:Ne pas faire supporter aux générations futures la charge des inconséquences de gestion de la génération actuelle! On peut réver.
Bravo l'Allemagne en tous cas ...et à quand une telle remise en cause intergénérationnelle en France?
Commentaires
je comprend pas tout
mais j'ai entendu dire que c'est grâce aussi à une forte délocalisation de sa production sur les pays limitrophes à bas coût de production qu'elle s'en sort bien.
Enfin, même si ça gueule aussi de l'autre côté du Rhin, ils ont l'air de mieux s'en sortir que nous.
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