C'est la conclusion de l'étude approfondie des sismologues américains sur les conséquences de 15 séismes majeurs qui se sont produits depuis 1990, Tsunami inclu.

Pour arriver à ces conclusions, les sismologues de l'équipe de l'Université de l'Utah qui ont réalisé cette étude ont étudié les enregistrements du réseau de 500 stations sismiques réparties dans le monde entier et coordonnées par un consortium d'Universités américaines baptisé IRIS.Les capteurs de ces stations enregistrent en effet les ondes de surfaces dites de Rayleigh et de Love. Vous pouvez d'ailleurs voir la cartographie de ces ondes qui reflètent les mouvements tectoniques en temps réels sur www.iris.edu.

Ils se sont ainsi aperçu que les séismes majeurs avaient des répercussions jusqu'à plus de 10 000km de distance de leur épicentre et que, immédiatement après un séisme majeur, on observait une recrudescence de plus de 50pct de petits tremblement de terre locaux. Lors du Tsunami de Décembre 2004 au large de Sumatra, on a ainsi observé en Alaska, à plus de 11 000km de Sumatra, une série de faibles secousses, une heure après le déclenchement du Tsunami.

Lors d'un séisme majeur, les ondes de surfaces qui ont une grande amplitude, peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre et déclencher, içi et là dans les zones fragiles, de petits tremblement de terre. Mais nous rassurent les chercheurs, sans pouvoir générer d'autres séismes majeurs à très longue distance.Ouf !