Deux élections dont les résultats ont été surprenants. Celles du Zimbabwe tout d'abord, qui après un mois complet passé à  compter et récompter les bulletins de vote s'est traduit par l'annonce de l'arrivée en tête de Morgan Tsvangirai face au vieillard cacochyme Mugabe.Une vrai surprise tant on pensait que Mugabe et ses partisans maitrisaient le bourrage des urnes. Il a fallu que les pauvres zimbabwéens en aient vraiment marre de mourrir de faim et de subir une inflation à 1000 pour cent pour qu'ils expriment enfin leur ras le bol.

Ce n'est malheureusement pas terminé encore puisqu'il y a un deuxième tour , qu'il n'est pas certain que Morgan Tsvangirai arrive vivant à la fin du processus et que le bourrage des urnes risque de reprendre ses droits lors de ce deuxième tour. Souhaitons au peuple zimbabwéen de retrouver un niveau de vie acceptable dans ce pays aux importantes ressources naturelles.

Autre peuple dont on n'attendait pas qu'il exprime son opinion sur le rattachement à l'Europe, la Serbie. C'est en effet une victoire surprenante que le Président de la République, Boris Tadic et son parti le Parti Démocratique, ont remporté alors que l'on pensait( craignait?) que les démons de l'ère Milosevic ne réapparaissent à cette occasion. Et il est vrai que le sondages donnaient en principe l'avantage au parti Ultranationaliste héritier de cette ère là. La Serbie se trouvait dans une situation très délicate, ulcérée qu'est le peuple serbe par la reconnaissance par l'Union Européenne du Kosovo mais consciente néanmoins que son avenir est en Europe.

La frustation n'a pas suffi a renvoyer les Serbes vers le repli sur soi et vers une Russie tout de même très lointaine. Grand perdant, le Premier Ministre, celui qui dans la constitution serbe possède le plus de pouvoir,Vojislav Kostunica, dont le langage de haine utilisé par ses collaborateurs a été rejeté par les électeurs. Le gagnant, le Président et son parti qui pourtant prenait une position risquée en faveur de l'Europe tout en rejetant le fait accompli kosovar.

Comme quoi les peuples savent quand il le faut, avoir le sursaut salvateur...