C'est l'énergie motrice d'un nouveau type de lampadaire urbain dont vous pouvez voir ci contre une photo et qui est installé en expérimentation à Issy les Moulineaux. Incidemment, Moulineaux doit vouloir dire "petits moulins",je suppose. L'endroit est donc approprié à l'expérience.Canalblog026

Le principe de base c'est que c'est un dispositif de pales tournantes à axe vertical qui fait fonctionner une turbine qui fournit de l'electricité. Seulement, comme vous le savez, l'éolien çe n'est pas aussi simple que ça. Tout d'abord, ça fait un peu de bruit ce que les tribunaux viennent de reconnaitre récemment( cf mon message du 20 mars 2008). Le modèle ci contre a été étudié pour minimiser le bruit et, parait il, n'émet plus qu'un bruit équivalent à celui d'un chuchotement à 2 mètres. L'expérimentation nous dira si c'est bien comme cela que les piétons le percevront.

Autre inconvénient, il n'y a pas toujours du vent et parfois il souffle trop fort pour la sécurité du fonctionnement du système de pâles tournantes. Il est donc prévu que la turbine s'arrète automatiquement au dessus d'une certaine vitesse de vent(72km/h) et le lampadaire est équipé de batteries,(au plomb, hélas) pour pallier à l'absence ou à la trop grande force du vent.

Cerise sur le gateau dont je ne comprend pas vraiment la raison, l'ensemble est également équipée de panneaux photovoltaiques, peut être une avanie du syndrome de "la ceinture et les bretelles".

Gros avantage, néanmoins, de ce type de lampadaire, pas besoin de raccordement électrique et donc pas de couts de raccordement. L'histoire ne dit pas,par contre, combien cette usine à gaz coute ni ce qu'il économise par rapport à un lampadaire classique raccordé à ...du nucléaire à 80 pct ou à un lampadaire purement photovoltaique.L'expérience permettra aussi de connaitre le cout de maintenance qui ne doit pas être nul.Quant à l'aspect esthétique,je vous en laisse juge.

Il se trouve que c'est le premier avril. Devinez si c'est une plaisanterie ou la réalité de notre époque...