Les condamnés de l'Arche de Zoé viennent d'être libéré. Tant mieux pour eux, même si eux, leur familles et leurs avocats devraient être plus discrets dans l'expression de leur contentement, car la justice tchadienne les a quand même reconnu coupable de tentative d'enlèvement d'enfants, faux et usage de faux en écriture publique et grivèlerie.

La polémique concerne maintenant le paiement des dommages-interêts pour 6.2 millions d'euros que la justice tchadienne leur a infligé pour compenser le préjudice subi par les parents des 100 enfants concernés. Tout à fait d'accord pour dire que c'est un somme exhorbitantes surtout par rapport au niveau de vie au Tchad pour lequel je rappellais, dans un message du 10 mars, que 50 euros par mois était un excellent salaire là bas. Notre premier ministre vient de nous dire publiquement "qu'il était hors de question que les contribuables paient pour des erreurs qu'il sont pas commis".Dont acte.

Mais pour ce faire, il aurait fallu s'opposer au transfert au gouvernement f'rançais de la garantie donnée au gouvernement Tchadien de "l'effectivité du paiement des dits intérêts civils" comme cela avait été donné comme condition expresse par la Justice Tchadienne quand elle a accepté le transfert initial.Or il semble que dans l'euphorie de l'obtention du rapatriement de nos compatriotes, on ait sans doute pensé que cette demande passerait à la trappe, ou ferait l'objet dune négociation entre Présidents. Hélas la partie adverse, dans cet accord, a la mémoire longue.

Je crains malheureusement, et quoiqu'en dise Maitre Collard qui mise sur l'insolvabilité de ses clients( un peu de pudeur incidemment sur cette soi disant insolvabilité par rapport au dénuement dans lequel vivent enfants et parents tchadiens),que nous ne devions en fin de compte payer pour les exactions de nos compatriotes.

Et ceci me ramène à une question que je posais aux tout débuts de cette lamentable affaire: Ne faudrait il pas instaurer un "permis de conduire les ONG" si nous devons désormais prendre en charge les conséquences financières de leurs erreurs? Ou en d'autres termes plus réalistes une accréditation des ONG par un organisme de controle?

On pourrait penser aussi à un peu plus de sérieux et de réflexion sur les conséquences de leurs actes de la part de nos politiques et administratifs...