J'avais eu l'occasion dans un message du 19 février 2008 de démonter le mécanisme par lequel les fameux Partenariat Public Privé, PPP, permettaient surtout à nos gouvernants de continuer à emprunter à tout va sans faire croitre la dette globale sur laquelle, au titre du traité de Maastricht, nous avons pris l'engagement de ne pas monter au delà de 60pct de dette par rapport au Produit Intérieur Brut du pays.

Le Sénat dans un rapport sur la question de ce mode de financement nouveau des investissement publics vient de confirmer ma manière de voir. Il s'inquiète également de la création possible, en ces temps de disette financière, de "dette publique cachée" par l'intermédiaire des PPP.

L'institut de statistiques européen autorise en effet dans certaines conditions, de ne pas considérer comme de la dette publique " Maastricht", certains de ces investissements. Les Britanniques, qui utilisent beaucoup plus que nous les PPP, connaissent bien les astuces de ce processus d'investissement comme le prouve le fait que 87 pct de leurs investissements sous forme de PPP échappent à la consolidation dans leur dette publique! Comme Nicolas Sarkozy revient d'Angleterre et que Gordon Brown  a été très longtemps Ministre des Finances, parions qu'ils ont abordé le sujet!

L'évaluation par le Senat de l'impact du pourcentage de "Dette Evitée" atteignable via ces investissements en PPP atteint 0.6 point de PIB. En d'autres termes, ça devrait bien aider pour essayer de ramener notre dette à 60pct du PIB comme nous nous y sommes engagés pour 2012.

Longue vie aux PPP !