22 février 2008
Le web étend sa toile à la vente en ligne de chaussures
Il est des domaines dans lesquels vous pourriez penser que la vente en ligne sur des sites web n'a aucune chance de se développer. Détrompez vous, la vente sur la toile avance régulièrement au détriment du petit commerce de centre ville. Desertifiés par l'implantation des supers et des hypers en périphérie de nos villes, on peut craindre en effet que ceux ci ne deviennent bientôt qu'un alignement d'agences bancaires.
Je fais allusion içi à une activité commerciale, la vente de chaussures, dont vous pourriez penser qu'elle est protégée par l'obligation d'essayer les dites chaussures. Rien de plus important en effet, pour ne pas avoir mal aux pieds, que d'essayer le modèle et la taille avant d'acheter. Eh Bien, détrompez vous, la vente en ligne existe bien et se développe avec succés.
Le modèle est américain, il s'appelle Zappos, a été fondé il y a déjà 8 ans en Californie et réalise désormais 600 millions de dollars par an de chiffre d'affaire en employant plus de 1300 personnes. Les secrets? Un site Web attractif,un centre d'appel ouvert 24 hrs sur 24, des livraisons en 48hrs maximum et une logistique particulièrement affutée. Au point qu'il a déjà été imité par shoebuy.com, une émanation de fonds d'investissements ou encore PiperLine, un site lançé par Gap.
Et en France me direz vous? Le modèle Zappos a également été reproduit par les trois fondateurs de Sarenza.com avant de passer la main à trois fonds d'investissement français, Galileo,SG Asset Management et AGF Private Equity. C'est dire que l'affaire est sérieuse et la structure financière aussi. Un site web attractif pour choisir son modèle, un entrepot qui gère 300 marques dans toutes les tailles et couleurs, une logistique de pointe pour assurer les livraisons, gratuites,le jour même de la commande.Et pour régler le problème de l'essai des chaussures, le retour des chaussures est gratuit. Inconvénient que la vente de chaussure partage avec le vente par correspondance, on ne vous échange pas encore votre paire de chaussures à domicile pour la taille au dessus ou au dessous!
Sur le plan des prix, ces sites ne semblent pas, pour l'instant, vouloir "casser les prix". Pourtant, sans la charge de milliers de boutiques partout en France et de leur personnel, ils ont sans aucun doute le potentiel pour pratiquer des prix très bas et faire souffrir le petit commerce traditionnel.
Il faut savoir que, ça y est, le commerce en ligne a débarqué dans des domaines dont on pensait qu'ils ne lui seraient pas accessible. Pour l'attractivité de nos centres villes, espérons néanmoins que le commerce traditionnel saura lui résister...
Le Phenix renait de ses cendres
J'avais eu l'occasion dans plusieurs messages dont le dernier date du 8 janvier 2008 de faire le point pour vous sur le programme international coopératif, Forum International Génération IV, qui a pour but de définir la centrale nucléaire du futur. Celle qui doit optimiser l'utilisation du combustible nucléaire, produire beaucoup moins de déchets,et permettre en même temps qu'elle produit de l'énergie électrique, de dessaler de l'eau de mer ou de produire de l'Hydrogène.
Douze pays, dont la France, se sont associés dans ce programme qui s'est réparti le travail pour étudier les possibilités de 6 concepts de centrales différents.Parmi ces 6 possibilités,la France avait choisi de reprendre les études sur le réacteur surgénérateur refroidi au sodium. Celui dont un prototype en avance sur son temps d'une bonne vingtaine d'année, avait été construit sous le nom de Super Phenix avant d'être fermé et démantelé sous la pression des écologistes.
Trois pays, les Etats Unis, la France et le Japon viennent de signer il y a quelques semaines via le CEA pour la France, le Département à l'Energie pour les USA et l'Agence pour l'énergie pour le Japon, un accord cadre pour harmoniser leurs études respectives sur le réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Cet accord cadre permettra d'eviter les duplications de travaux et ainsi accélérer le développement du réacteur. Il est vrai que le temps presse si nous voulons pouvoir répondre à une demande d'énergie toujours croissante avant l'arrivée du Peak Oil vers 2040.
Une reconnaissance tardive pour le concept de Super Phenix qui va peut être renaître de ses cendres.