CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

21 février 2008

Séquestration de cadres: Qu'en disent les pouvoirs publics et les médias?

La fermeture annonçée de l'usine MIchelin de Toul s'est traduite par la séquestration pendant plusieurs jours de trois cadres de Michelin, le Directeur de l'usine, le Directeur des Ressources Humaines et le chef du personnel.

Je n'ai entendu durant cette période qui s'est heureusement terminée, aucune demande de libération des personnes retenues par les autorités à tous les niveaux, aucune intervention de la police pour les libérer, ni aucune mention des médias en faveur des séquestrés et de leur familles. Comme s'il était parfaitement normal dans notre société dite de droit que des personnels puisse être séquestrer sans que quiconque ne s'inquiétent de les faire libérer.

Les grévistes, dont je comprends le désespoir, auraient ils obtenus beaucoup moins de la direction de Michelin sans séquestrer ces trois personnes? 

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Désastre du Crédit Lyonnais: dernièrs soubressauts

Vous vous souvenez du désastre à multiples facettes du Crédit Lyonnais qui a du couté à l'époque de l'ordre de 150 milliards d'euros aux Français. L'actualité fait émerger deux informations intéressantes en ce qui concerne cette désastreuse affaire publique:

  • L'audit des structures de défaisance mises en place par l'Etat à différentes occasions pour se défaire des mauvaises créances des opérateurs publics et en particulier du Crédit Lyonnais montre qu'il en a couté aux français 14.7 millards d'euros en plus des quelques 120 à 140 millards (de memoire) que leur a couté la débacle de cette banque publique.Rappellons que la raison de la mise en place de cette structure était, en le débarrassant de ces dettes, de permettre au Crédit Lyonnais de retrouver des ratio prudentiels qui lui permettte de poursuivre son activité.
    La Cour des Comptes juge par contre que le recours par l'Etat à de telles structures n'est pas satisfaisant de par le manque de motivation des personnels pour lesquels chaque vente d'actifs les rapproche de la porte!
  • Le PDG du Crédit Lyonnais qui a impulsé ce désastre,Jean-Yves Haberer, et le directeur financier de la filiale du Crédit Lyonnais, Altus finances, Jean François Henin, avaient été condamné respectivement à 59 000 euros et 100 000 euros d'amende pour avoir commis "des erreurs de gestion préjudiciable à l'Etat". Ils avaient fait appel de ces arrets en leur défaveur devant le Conseil d'Etat qui vient de les débouter et de confirmer ces sanctions personnelles.
    A cette occasion est apparu une structure que je ne connaissais pas jusqu'içi, le CDBF ou Cour de Discipline  Budgétaire et Financière et dont je suppose qu'elle était à l'origine de la première plainte contre les deux personnes.Ont elles pour autant été licenciées, je ne sais. Mais je suppose qu'étant fonctionnaires elles ont du continuer leurs carrières respectives tranquillement. Si l'un de mes lecteurs le sait merci de completer.

Encore heureux que la Société Générale soit une banque privée!

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