C’est en effet ce que l’on peut constater quand on compare la valeur des grandes entreprises telle qu’elle est évalué par peur capitalisation boursière et l’importance de leurs actifs matériels, immeubles, usines,magasins et matériels de production ou de distribution, tels qu’ils apparaissent au bilan de ces sociétés.

L’importance de ces actifs matériels et immatériels varie considérablement d’un type d’industrie à une autre. Les industries dites « à haute intensité capitalistique », comme la production d’acier ou d’aluminium, l’industrie pétrolière, les électriciens, la chimie ou l’automobile ont des installations de production particulièrement coûteuses, Celles du luxe, des tabacs, des télécoms, de la pharmacie et de la banque vivent de la notoriété de leur marque,-un actif de plus en plus apprécié-, de l’importance de leur fichier clients, de la qualité et l’efficacité de leur recherche ou encore de l’habileté de leurs traders !! Canalblog328

Le tableau ci contre, établi par Ernst & Young, montre le pourcentage d’actifs immatériels pour différents types d’industrie. Pas loin de 90 pct d’actifs immatériels pour l’industrie du tabac dont vous saviez sans doute depuis longtemps qu’elle vous vendait du vent. A peu près pareil pour celle du luxe qui vous vend du rêve, de la notoriété et de l’image. 14pct seulement par contre pour les constructeurs automobiles. Au total 80pct des sociétés présentent aujourd’hui un profil où la valeur de l’immatériel dépasse celle des actifs matériels

Cette immatérialité de la valeur des entreprises a tendance à augmenter avec les années, l’évolution de l’activité économique et industrielle et l’engouement des marchés pour tel ou tel type d’activité. Le cas le plus emblématique est celui de Microsoft qui vaut 300 milliards de Dollars alors que ses actifs matériels au bilan ne dépassent  pas le milliard ! Sur les 100 plus grosses sociétés européennes, sachez que 65 pct de leur valeur boursière est immatérielle pour un montant global de3500 milliards d’euros

Tout ceci monte bien que nous sommes de plus en plus dans un monde du virtuel, ce qui a l’inconvénient, par rapport à la « vieille industrie » qu’en cas de problème, leur valeur peut plonger indéfiniment et qu’en cas de liquidation il n’y a plus grand chose à se partager…