Ils s'addressent cette semaine aux personnes, sociétés ou organismes ci dessous:

  • A la société Véolia Environnement qui vient d'annoncer avoir obtenu les autorisations nécessaires pour construire une filière de démantèlement de vieux bateaux ,dont vous savez qu'il est très mal assuré en Europe. L'épopée lamentable du Clemenceau, qui continue à rouiller en rade de Brest, en est la matérialisation.
    Véolia va donc réutiliser la cale sèche du port de Bassens, situé dans l'estuaire de la Gironde, et y rajouter les activités de préparation de valorisation des déchets métalliques qu'elle opérait à Bègles,autre banlieue de Bordeaux ppur en faire son pôle de démantèlement de bateaux. Autre avantage de cet emplacement, il n'est pas très éloigné du seul centre français d'élimination de l'amiante par la technique de la torche à plasma, celui d'Europlasma à Morcenx près de Pau.
    Il ne reste plus à Véolia qu'à gagner les appels d'offres en cours pour le démantèlement du Clemenceau et très bientôt du croiseur Colbert. Car il existe déjà des chantiers navals capable de démanteler des bateaux amiantés en Europe en particulier l'entreprise Belge Galloo à Anvers. Sans doute ne savions nous pas qu'ils existaient au moment de l'envoi du Clemenceau en Indes...
  • Au Français Joseph Sifakis qui vient de recevoir le prix Turing, l'équivalent du prix Nobel pour la science informatique, en même temps que les américains Clarke et Emerson, pour son invention de la technique du "Model Checking", une technologie de vérification des systèmes complexes largement utilisée de nos jours dans l'industrie des logiciels.Cette technique dont les premiers travaux date de 1981, déjà très utilisée dans le domaine industriel devait le devenir encore plus pour la vérification des processeurs et des systemes critiques embarqués.
    Joseph Sifakis travaille à Grenoble comme directeur du laboratoire Verimag. Un grand bravo pour le premier français à recevoir une telle distinction.
  • A la start up Onixxa dont vous avez peut être rencontré le produit phare si vous fréquentez les Galaries Lafayette, un textile intelligent à partir duquel est fabriqué une gamme de vètements apaisants vendus sous la marque Lytess.Ces vètements comportent dans leur tissus des microcapsules qui au contact de la peau libèrent des produits cosmétiques.
    Ces cosmétotextiles proviennent de la Cosmétic Valley, un pôle de compétitivité de la région d'Orleans où est implanté Onixxa. Une usine est en cours de construction pour suivre la demande de ce matériau dans la région de Rouen. Reste à le faire connaitre, ce à quoi s'emploient les Galeries Lafayette. Onixxa prévoit dinstaller un Show Room en propre à Paris et d'installer une filiale aux Etats Unis. Nous lui souhaitons bonne chance
  • A la société SAFT, plus connu sous son ancienne marque de piles Leclanché, désormais recentrée sur le marché industriel et qui vient d'installer,en coopération avec l'américain Jonhson Controls, une usine de production de batteries du type Lithium-Ion.Vous savez que la clé du développement de la voiture électrique réside dans une découverte de rupture dans le domaine des batteries. La technique Lithium-Ion est la plus avancée actuellement dans ce domaine. Inventée par Sony dans les années 90 et utilisée dans le domaine spatial, elle était jusqu'à maintenant trop couteuse pour des applications automobiles. La crise de l'énergie et le réchauffement climatique ainsi que de nouveaux développements techniques lui donnent aujourd'hui sa chance.
    L'usine vient d'être inaugurée à Nersac, dans la banlieue d'Angoulême pour un cout de 15 millions d'euros.Elle fournira en particulier le premier véhicule hybride de la marque Mercédés en remplacement des batteries Nickel Cadmium utilisées pour cette application jusqu'à présent. Son avantage majeur, une forte densité énergétique de 160WH/kg là où les batteries cadmium nickel n'en dépasse pas le dixième.
    Un grand bravo à SAFT pour ce développement prometteur