Vous avez compris à qui s'adresse cette interrogation de ma part en lisant cette interrogation.Je me rappelle un commentaire attribué à Cecila Sarkozy dans un des livres qui ont été publié immédiatement après le divorce du couple présidentiel. Elle y disait que Nicolas Sarkozy avait un problème de comportement, qu'elle même,si j'ai bien compris, avait contribué à maitriser ses écarts de comportement et que dorénavant, il fallait que quelqu'un fasse part au Président de ses dérives de comportement.

Effectivement depuis son élection, on a l'impression que plus rien ne lui est interdit y compris des comportements à caractère privés qui paraissent exagèrés aux français. On peut citer sur le plan politique les vacances " payées par Bolloré" en deux occasions, la fête d'apres l'election au Fouquet's, les annonces à répétition de réformes qui n'avaient aucun caractère d'urgence et qui choquent le bon sens des Français comme la suppression de la publicité à la télévision, les commentaires intempestifs comme celui sur les membres de l'Arche de Zoé ou sur les 35 heures ou encore sur le retour sur les quotas de pèche ou encore le cirque à l'occasion de la visite de Khadafi dont on a eu l'impression qu'il avait roulé notre président dans la farine. Sur le plan personnel, les expressions d'admiration publique appuyés envers une épouse dont le départ devait déjà être programmé, l'utilisation des filles de sa femme pour sa campagne et celle de son fils Louis, suivi de son remplacement quasi immédiat par Carla Bruni, tout ceci choque des français peu habitués à ce niveau avec l'activisme médiatique.

Cerise sur le gateau, la mise en avant à Neuilly de son porte parole qu'il enguelait à l'occasion d'un interview télévisé, suivi de la mise en avant de son fils d'un premier lit alors que ce jeune homme de 21 ans n'a jamais rien prouvé. Tout ceci donne du corps à l'interrogation en rubrique.

Faut il s'étonner que les bonnes opinions sur Nicolas Sarkozy dans les sondages s'écroulent à une vitesse jamais vu dans l'histoire de la Vème république?

Alors qui va pouvoir rappeller le Président à la raison médiatique? Claude Guéant, Carla Bruni, le Premier Ministre, l'UMP soucieux de ses élus ou bien...les français eux mêmes en lui donnant un grande claque à l'occasion des prochaines municipales. L'avenir proche nous le dira, mais il est urgent que notre Président comprenne que les Français n'ont rien contre les réformes mais par contre n'aiment pas les comportements déraisonnables.

La dignité reste une caractéristique essentielle aux yeux des Français de la fonction présidentielle.