En application de la demande comminatoire du Premier Ministre, la Ministre des Finances, Christine Lagarde, remet ce matin son rapport sur "l'accident" de la Société Générale et curieusement en rend public les conclusions avant même qu'elle ait eu le temps de le présenter au Premier Ministre.

D'où viennent les faits sur lesquels en sont en principe basées les conclusions, je ne sais. En principe les investigations policières ou judiciaires sont couvertes par le secret de l'instruction. Je ne sais si la Société Générale, société privée, ait ouvert ses portes personnellement à Christine Lagarde. Par contre, elle était obligé de les ouvrir à ses autorités de tutelle, la Commission Bancaire, l'Autorité des Marchés Financiers ou la Banque de France. Est ce donc leur avis conjoint que représente le rapport de Madame Lagarde?Vvraisemblablement, mais ce serait bien de le savoir et de le dire. Seuls ces organismes me paraissent avoir légitimité et compétence pour donner un avis qui, en tout état de cause, devrait être avis temporaire en attendant les résultats de l'investigation judiciaire.Je n'ose penser qu'il ne s'agisse que d'un rassemblement des déclarations des uns et des autres,des dépèches de presse et des commentaires plus ou moins fondés des médias

Par contre pourquoi rendre cet avis, en principe destiné au Premier Ministre, public? On peut considérer que, sur une affaire qui concerne l'argent des francais, actionnaires, clients ou salariés de la Banque, il n'est pas anormal de rendre ce premier avis public. A condition, bien sur, qu'il soit bien présénté comme cela et qu'il ne soit pas une autre tentative de "se payer" Daniel Bouton" après la curée que le Président lui même avait lancé.

L'inconvénient de cette publication c'est bien sur quelle va fragiliser encore la Sociéte Générale et conduire vers le rachat ou le démantèlement de ce fleuron de la Banque Française avec les conséquences sociales et économiques que l'on peut imaginer?

Je pose la question: A quel jeu jouent donc les autorités?