C'est ma perception, expriméee de manière synthétique, de la manière dont notre société officielle a dejà , avant même que la justice ne statue, jugée, elle,la faute du professeur et celle de l'élève dans l'affaire de la gifle qu'aurait donné un professeur à un élève de 6ème récalcitrant qui l'avait traité de "connard", dans un collège du Nord de la France !!!

A l'époque où la "glande" comme dit Fadela Amara, est quasiment devenu un mode de vie culturel enviable, "l'insulteur" ne doit pas trop se plaindre de la sanction qui lui a été appliquée par le Conseil de Discipline. Gageons qu'il pourra même jouer les fiers à bras avec ses copains dans la cour de récréation à voir la disproprortion des sanctions entre celle qui lui a été appliquée et celle qui l'a été au professeur.

Car enfin la garde à vue que je sache n'est pas une partie de plaisir et la comparution en correctionnelle non plus !... Pour un chef d'accusation, " violence aggravée sur mineur", dont je ne sais s'il est vraiment approprié pour décrire la faute mais qui n'est pas anecdotique. Je n'avais pas entendu dire que l'élève avait du être hospitalisé avec un traumatisme grave à la face ... Je suppose qu'il aurait bien plus apprécié la même peine que celle qui a été donné à l'éleve, trois jours de congés.

Son Ministre,Monsieur Xavier Darcos,qui me semble par ailleurs fort habile à gérer un ministère à haut risque, est apparu à la télévision, bonnasse et patelin, pour satisfaire la chèvre et le choux. Il se sent plutôt proche de l'enseignant, nous dit il, tout en estimant naturel que les parents soient assurés de l'absence de "chatiments corporels" dans nos écoles, si j'ai bien entendu. La qualification de chatiment corporel à une gifle, sans arrêt d'école pour l'élève qui l'a reçue, est d'ailleurs  peut être une définition excessive pour une gifle banale.

Il existe à l'heure actuelle une commission, la Commission Pochard, à laquelle appartenait Michel Rocard, qui planche sur les moyens de revoir le métier d'enseignant.Il semble qu'elle s'oriente vers des recommendations sur la révalorisation matérielle du metier, sur les perspectives de carrière et sur l'amélioration de l'évaluation de la performance. Par contre je n'ai pas entendu dire qu'elle s'intéressait à cet autre aspect, immatériel et très important,  de la condition de l'enseignant qui est le respect avec lequel il est considéré par la société et les difficultés qu'il rencontre journellement sur le plan disciplinaire avec ses élèves.

Si la dite Commission passait à coté de ce probléme, elle aurait, à mon sens, manqué totalement à la partie la plus importante de la revalorisation de ce metier!

NB Monsieur Rocard s'aperçoit, via la presse, que le système de notations des enseignants ne marche pas et que tout le monde est noté être 18 et 19.5 sur 20(!!). Puis je lui signaler qu'à l'époque où il était Premier ministre, il en était dejà exactement ainsi...