Le comportement de nos hommes politiques et de nos médias dans l'affaire de la Société Générale me stupéfie.Voilà une affaire qui est à la fois très critique pour la société elle même, son personnel et ses actionnaires et d'un autre coté, très technique, c'est à dire que peu de personnes sont susceptibles de comprendre de quoi il s'est agi réellement et comment la fraude a pu se produire. Les autorités en charge de la supervision du secteur et la police financière font leur travail avec efficacité et célérité et semblent confirmer pour l'instant qu'il s'agit bien d'une fraude classique, même si elle a été très sophistiquée et si ses dommages en ont été très étendus.Quant aux responsabilités sur les mesures à prendre, elles sont parfaitement identifiées, c'est la direction de la banque et ses autorités de tutelle, Commission bancaire, Autorité des Marchés Financiers et Banque de France,ainsi que le Parquet et la Brigade Financière pour l'enquète et les inculpations éventuelles. Et pour le changement de PDG éventuel, ce sont les seuls actionnaires!!

Or qu'entendons nous dans l'actualité et les médias? Une multitude de bavards, incompétents parfois, critiques et accusateur le plus souvent et dont on a l'impression qu'ils n'ont rien d'autre à faire dans leur vie que d'aller parler dans le poste! Quant aux médias, c'est bizance! Plus besoin de se gratter le crane pour trouver quoi mettre à l'affiche. On y met la Société Générale ,on appelle n'importe quel politique pour repondre à un interview, participer à un débat et exprimer une opinion  et on recueille...de l'audience! Car au dela du discours éthéré  et quasi mystique sous lequel les journalistes  nous décrivent leur "mission", la réalité est plus prosaïque, il leur faut du tirage et des revenus....

Le ton utilisé par les uns et les autres est volontiers comminatoire et l'on n'entend parler que de" Le Ministre des Finances n'a pas été informé" ou encore de " Je veux un rapport sur ce qui s'est passé sous huit jours" ou encore l'inévitable " il faut créer une Commission parlementaire"  ou bien " Nous défendrons la Société Générale contre les prédateurs", ou encore les conseils des uns ou des autres pour virer Daniel Bouton! Sur le ton,je ne sais si ce sont les politiques qui s'expriment vraiment comme cela ou si c'est la culture des médias qui favorise ce type d'expression mais il serait temps que les uns et les autres comprennent que ce n'est plus le Président ou le Premier Ministre qui décident de tout. Sur le fond, peut on vraiment appeller information cette amoncellement de gesticulations, d'effet de manche et de " vous allez voir ce que vous allez voir" !

Peut être nos députés feraient ils mieux de s'occuper de ce pour quoi ils ont été élus, la rupture dans la manière dont ce pays, son administration et ses dépenses ont été conduit depuis 25 ans. Il y a suffisamment de travail pour qu'on ne les entendent plus sur les sujets qui ne les concernent pas pendant les prochaines 25 années!

Seul point commun entre ces deux populations, celle des journalistes et des politiques, elles sont toutes les deux à la recherche permanente de "l'audience", ce veau d'or aux genoux duquel ils se prosternent!

Un Grand Bravo par contre au personnel de la Société Générale, à ses clients et à ses actionnaires qui défendent leur société et leur patron. Il est quand même extraordinaire de voir la CGT défendre Daniel Bouton quand notre Président au contraire donne le signal de la curée !!!