La France a connu, il y a déjà quelques dizaines d'années, le scandale du financement des partis politiques avec les affaires de financement occultes( Urba,les bureaux d'études affidés aux partis, etc) , les personnels détachés,les emplois fictifs lou encr ls délices des paiements en liquides. Depuis les choses ont été à peu près régularisées.On a établi un financement public officiel pour que nos partis et nos élus  puisse  vivre décemment sans être sous la menace permanente de la justice, même si cette dernière n'a pas souvent frappée.Un détail, c'est vous contribuable et consommateur qui payez.

Et puis surprise, Monsieur Gautier Sauvagnac, syndicaliste patronal, se fait prendre la main dans le sac à avoir fait des sorties d'argent en liquide pour quelques millions d'euros sur les comptes de sa fédération syndicale, celle de la métallurgie, l'UIMM.Il n'a même pas encore été interrogé que pour tous les journalistes et les leaders syndicaux eux mêmes, c'est clair, tout le monde le savait d'ailleurs, cet argent alimentait les caisses des syndicats de salariés cette fois! Etonnant, non?

Depuis vos journaux vous dévoilent que nos syndicats sont financés pour un tiers seulement par leurs adhérents, par des subventions de l'Etat en cascade et des collectivités locales, en tapant dans les fonds de la formation(!!!) et apparemment donc par des recettes de poche en liquide. La dessus se rajoutent les employés détachés de tel ou telle administration ou de telle ou telle entreprise, de préférence d'Etat avec des "décharges de service".Sans compter les financements occultes par les CE que la Cour des Comptes avait détectés. Vous comprenez pourquoi il y a tant de professeurs sans classe et tant d'employés de la SNCF en RTT permanent. Quant à la formation vous comprenez maintenant pourquoi les deux candidats à la Présidence vous ont affirmé qu'il y avait du mou dans ces budgets là.

Autre élement ahurissant ces organismes n'ont aucune obligation de tenir une comptabilité, leur statut datant du début du siècle.

Un rapport avait été commandé sur le sujet du financement des syndicats à Monsieur Hadas Lebel en 2006 dans lequel tout ceci était expliqué. Il chiffrait les "déchargés de services" à environ 5000 à 5500 équivalents temps plein pour un montant de  158 millions d'euros annuels. Et les mis à disposition de la SNCF à 590!

Maintenant que le scandale est sur la table, il va falloir en sortir. Et là, à qui pense t on pour boucher le trou? Comme pour le financement des partis politiques, à vous bien sur cher contribuable et consommateur. Il va falloir " financer la démocratie sociale" vous dira t on.Tout le monde est d'accord d'ailleurs que maintenant il va falloir "clarifier ces pratiques opaques".

Mais pour cela il faut trouver de l'argent officiel et des raisons d'en donner. Qu'à cela ne tienne, nos syndicats souffrent, c'est bien connu, d'un déficit de représentativité(2 millions d'adhérents seulement). On va faire élire leurs représentants par l'ensemble des salariés( vote obligatoire bien sur, n'est ce pas Madame Royal?), comme cela ils deviendront des élus du peuple, redevable donc de nos subventions pour pouvoir fonctionner correctement.

Quant aux accords patronat/syndicats, aux sorties de grèves, aux avancées sociales apremment négociés depuis des années,on peut se demander si quelques paquets de billets bien venus n'ont pas permis d'en hater la sortie?

La machine est en marche en tous cas non pas pour reconnaitre l'ignominie de la situation mais pour justifier la mise en place législative du financement du systême.

Ca me laisse sans voix...