Partout dans les pays africains, il se dit que les subventions et aides diverses reçues par les pays pour aider à leur développement, en provenance de divers pays et organisation internationales, sont détournés de leur destination et repartent dans les pays developpés via des banques, suisses ou autre, pour s'y réinvestir dans l'immobilier ou dans les grandes entreprises industrielles.

Un rapport de l'agence de l'ONU pour le developpement, la CNUCED, vient de confirmer cette croyance en étudiant la fuite de ces capitaux et leur destination.En trente ans de subvention, 400 Milliards de dollars sont ainsi reparti vers les pays développés, alors que la dette globale du continent vis à vis de ses créanciers se monte seulement à 215 milliards de dollars. On constate donc le paradoxe absolu que l'Afrique a utilisé une partie des fonds qui lui ont été versés pour son développement pour participer elle même, en retour, au développement des pays donateurs!

Tous les ans depuis 1991, ce sont 13 milliards d'euros en moyenne qui sont revenus tous les ans vers les pays industrialisés soit le pourcentage énorme de 7.6pct du produit intérieur brut de ce continent. Des sommes avec lesquelles il aurait été possible de créer des emplois et d'apporter du bien être à des populations qui vivent dans la misère au point d'être forcées  d'immigrer.

Le rapport suggère de tenter de ralentir le phénomène en déclarant une amnistie fiscale. C'est peut être pragmatique mais moralement inacceptable, n'est ce pas?

J'ai eu l'occasion de connaitre en Afrique d'une route pour laquelle des subventions avaient été versées par la France ou l'Europe et dont on n'a jamais trouvé trace sur le terrain. Pourquoi, sachant qu'il était de notoriété publique que ces subventions étaient détournées, n'a t on pas fait ces dons en nature?