Je vous ai signalé à plusieurs reprises l'attitude du gouvernement français sur le problème des paris en ligne et du monopole des jeux pour la conservation duquel le gouvernement français se battait bec et ongles au mépris de toute logique! On peut comprendre le souhait de conserver les revenus importants qui en découlent via la Française des Jeux et le Pari Urbain Mutuel. Mais comment pouvoir empécher une société de paris dont le siège est dans un autre pays européen de ne pas mettre en place des paris concurrents des notres alors que l'ouverture des frontières est un des credos de tous les traités européens?

Le Commissaire européen à la concurrence, Charles Mc Creevy, par définition favorable à la libre concurrence entre les opérateurs de tous les pays européens,a adressé une injonction au gouvernement français, premier pas vers une action devant la justice européenne qui menaçait depuis de long mois. Le nouveau Ministre du Budget, Eric Woerth, a manifesté que "le gouvernement n'était pas hostile à l'ouverture du monopole des jeux".

Ce sont le britannique Unibet, l'autrichien Bwin et le maltais Zeturf qui sont les plus agressifs pour proposer des paris sur le Web basé sur des épreuves turfistes, en particulier celles qui se déroulent en France.Mais derrière, se profilent d'autres groupes, dont le groupe de casino et hotellerie français Lucien Barrière,qui attendent que le ciel s'éclaircisse avant de se lancer eux mêmes dans un programme de développement sur Internet des jeux classiques du casino, poker compris,qui sera basé sur une licence d'exploitation à ...Malte.

Ceci dit tant que la concurrence se limite aux jeux sur internet, l'impact sur les activités de la Française des Jeux et du PMU qui sont basés sur des reseaux de prise de paris solides partout en France sera limitée. On peut se demander néanmoins pourquoi cette ouverture de la concurrence devrait se limiter aux paris sur Internet...

Un groupe de travail a été constitué par Bercy entre les partis concernées pour définir les modalités de cette ouverture du marché français et en particulier régler une des défenses avançèes par les autorités françaises, celle du financement de la protection de la race chevaline! L'autre excuse officielle à cette protection de notre marché, qui était la protection des consommateurs de l'addiction éventuelle aux jeux et qui me paraissait tout à fait recevable, a ,malheureusement pour notre budget, volé en éclat de par les efforts de nos opérateurs pour développer leurs ventes par tous les moyens....Qui trop embrasse, mal étreint.

A suivre.