Mon message du 23 septembre sur la crise de l'édition musicale mettait en évidence, sur le seul secteur de l'audiovisuel, l'impact sur une industrie de la généralisation de l'accès sans limite à toutes sortes de données et d'oeuvres. Cet accès libre soulève la question de l'utilisation ultérieure de ces données et oeuvres que son auteur ne controle plus et en sens inverse celui des libertés individuelles que tout controle sur cette utilisation limite. Libertés individuelles qui chez nous, sont sous le strict controle de la Commission nationale de l'Informatique et des libertés, la CNIL.

Dans ce monde de non droit, sachez que vous êtes, comme utilisateur du Web, soumis à espionnage par l'intermédiaire des cookies dont le but est d'identifier vos préférences, sans que, à ma connaissance, la CNIL n'y ait trouvé a rédire. Curieux 

Le 24 septembre à Montréal s'ouvre une conférence entre toutes les CNIL du monde pour discuter justement de ces différents droit et de leurs frontières qui sont parfois contradictoires.

Google s'est déjà positionné dans ce domaine en proposant d'établir un standard international de protection des données sur Internet pour lequel il doit se concerter avec les autres grands fournisseurs d'accès, Microsoft, bien sur, et Yahoo.Se présentant comme un défenseur des libertés individuelles, il a déjà en avril annonçé qui ,ramenait la conservationdes données de connection des internautes( le log de connection) d'infinie à 18 mois seulement et la durée de vie dans votre ordinateur des cookies espions à 18 mois.

Google souhaiterait que soient définis et acceptés internationalement des principes simples sur l'utilisation des données qui existent sur vous et vos habitudes sur le net et chez les fournisseurs d'accés . Ces données sotn très nombreuses en commençant par les textes, photos, vidéos et audios mais également les noms,numéros de téléphones, coordonnées bancaires, mots de passe, tout ce qui identifie une personne au delà de ses "oeuvres".

Car les législations sur le sujet, soit n'existent pas dans nombre de pays,soit sont devenus rapidement obsolètes avec le développement gigantesque d'Internet comme la directive Européenne de 1995, soit sont basées sur des principes différents d'un pays à l'autre, en particulier ceux des pays de la zone Asie Pacifique qu'il serait souhaitable de confronter aux notres. Et comme Internet est par essence international, il suffit de localiser le site dans le pays dont la législation autorise( ou n'interdit pas) vos pratiques et vos activités pour que personne ne puisse y trouver à redire.

Bonne chance à la conférence de Montréal et ...à suivre