La Chine est très fière, à juste titre, de bientot accueillir les Jeux Olympiques et de pouvoir, à cette occasion, montrer au monde sa puissance économique et son très haiut niveau technologique. Elle aura, d'içi là, dépassé l'Allemagne comme troisième puissance économique mondiale, sera devenu le premier exportateur mondial et aura l'occasion de monter sa maitrise techniques dans les nombreux ouvrages d'art, sportifs ou culturels qui auront été construits pour ces jeux. Des jeux qui couteront considérablement plus cher que ceux d'Athènes( 30 milliards contre 7!) et qui se caractériserons par le fait que, contrairement à ceux d'Athènes, tout sera prêt bien avant l'ouverture des jeux.Un net avantage pour la dictature du prolétariat sur l'improvisation à la grecque qui avait pourtant réussi à tout finir à temps.

Par contre le même monde aura l'occasion de se rendre compte que pour la maîtrise de la pollution en Chine, ça risque d'être une autre paire de manches. Une manière de démontrer, s'il en était besoin, que développement économique et pollution sont indissolublement liés. L'atmosphère au dessus de Pekin et des autres grandes villes chinoises nous ramènent en effet au bon vieux temps du fog à Londres et du Smog sur Los Angeles qui avait initiés les premières prises de conscience de la pollution atmosphérique liée à l'activité humaine. Sauf qu'il est inutile de faire des mesures sophistiquées pour mesurer cette pollution.canalblog175

La Chine utilise une mesure simple et compréhensible par tous, le nombre de jours dans l'année pendant lesquels le ciel est clairement visible!! Voiçi, par exemple, çi contre,l'évolution de cette mesure de pollution sur la période 98/2007 pour la ville de Pekin. En 2006 ce sont pendant pas moins de 241 jours que le ciel n'a pas pu être vu clairement, soit les deux tiers du temps annuel. Alors qu'il y a moins de dix ans, on voyait le ciel au contraire les deux tiers des jours;

La faute au dévéloppement économique extraordinaire du pays, à son assujetissement énergétique à des productions d'électricité polluantes, le charbon en particulier, et à l'accroissement du parc automobile qui résulte de la hausse du niveau de vie. Curieusement la Chine a remplacé une circulation urbaine vélocipédique considérable par de la circulation automobile, exactement l'inverse de ce que nous essayons de faire désormais dans les grandes villes occidentales.

L'inconvénient, c'est que pour courir vite et battre des records il faut un air aussi pur que possible. Nul doute que les athlètes auront l'occasion de ressentir les effets de cette pollution dans leur performances. Les JO risquent donc d'être un révélateur de l'état de la pollution dans le pays, ce qui n'est surement pas ce que les autorités chinoises souhaitent. Si cela pouvaient les inciter à signer Kyoto II et a amplifier leurs efforts contre la pollution, ce serait une retombée bien plus positive encore pour le monde que la demonstration de la  puissance économique et technique dont personne ne doute.