Vous avez assisté à la longue saga de la mise à terre de Mikhaïl Khodorkovsky et à la reprise des actifs de sa société Ioukos et de son démantèlement par le pouvoir russe.

Il existait aussi en Russie un autre indépendant moins connu et moins médiatique,nommé Roussneft, dont le président s'appelle Mikhaïl Goutseriev. Attention ne pas confondre avec Rossneft qui est la société d'état russe dans l'exploitaton du pétrole brut, l'équivalent de Gazprom dans le gaz, qui vient de racheter à bas prix les actifs pétroliers de l'ex Ioukos. Bien moins important que Ioukos donc, ce groupe crée en 2002, produit apparemment 17 millions de tonnes de pétrole, emploie 17 000 personnes et compte 2 raffineries et 311 stations services.

Sa taille moyenne ne l'a pas pour autant protégé des attentions du pouvoir russe qui avait demandé à son PDG et propriétaire de quitter la société à l'amiable ce que ce dernier avait. "Alors afin de me rendre plus docile,la compagnie a été soumise à une traque sans précédent" ecrit il dans une lettre ouverte publiée par le quotidien Vedemosti. Roussneft a donc fait l'objet de controle fiscaux, son patron et certains collaborateurs également et la société a été accusée d'activités illégales.Des méthodes quasi traditionnelles

Plutôt que de terminer en prison, Mikhaïl Goutseriev a préféré jeter l'éponge et quitter l'entreprise. En clair cela veut dire vendre à un prix non connu mais sans doute de detresse, à un oligarque proche du pouvoir. On parle du propriétaire de Rusal, le géant Russe de l'aluminium et N° 1 mondial de cette industrie, Oleg Deripaska,via sa société Basic Element qui a demandé l'autorisation de rachat au service antimonopole.

La consolidation des activités énergétiques russe se poursuit dans son style inimitable..