Vosu avez peut être eu l'occasion de voir aux actualités télévisés les déclarations du nouveau Prefet du Rhône qui supervisait une operation d'éviction des prostituées dans le quartier Perrache. C'est peut être une occasion de se reposer des questions sur cette "activité", le plus vieux metier du monde dit on, dont l'organisation est devenue tabou depuis la fermeture des maisons closes que nous devons à Madame Marthe Richard. Car si Marthe Richard a fermé les maisons closes, elle na pas "fermé" la prostitution.

L'intervention du Prefet et de la police a sans doute quelques liens, à titre preventif, avec la décision du Président de Région de quitter leurs locaux de la banlieue lyonnaise, à Charbonnières, pour venir s'installer dans des locaux tout neuf et de prestige dans la quartier de Perrache en cours de réhabilitation.Or c'est justement dans ce quartier que les prostituées, déjà chassées du centre d'exposition d'art moderne tout proche de la Sucrière, se sont réfugiées après compensation financière à ma connaissance. Elles se sont donc redeployées dans leur camionnettes aménagées en epis et en rang serrées tout au long du cour Charlemagne  le long duquel l'Hotel de Région va être construit. Il y en a facilement 200/250 et, bien sur, leur présence va devenir inacceptable dès que l'Hotel de Region sera en activité. D'où la première salve du Prefet à leur encontre qui vise à leur faire comprendre que la tolerance dont elles bénéficiaient ne pourra pas durer très longtemps.

Or en loi française la prostitution n'est pas interdite, seulement le racolage, et elle est même reconnue par le fisc qui prélève sa dime sous forme d'impot sur le revenu. Incidemment, il pourrait peut être instituer également une TVA voire une CSG/CRDS et des charges sociales. Mais peut être est ce déjà fait en partie(secu?). La seule arme pour le prefet est d'intervenir pour stationnement illégal mais dans le cas présent, il ne m'a pas semblé qu'il existait ni parcmetre , ni zone bleue.

Autant dire que les armes de notre Prefet sont bien limitées. Attendons nous donc à de longues négociation pour leur trouver une zone de repli pour exercer leurs activités et sans doute des compensations financières. Comme la construction de l'Hotel de Région prendra bien deux ans, c'est le delai dont dispose le prefet pour regler le problème.

Au dela de ce cas particulier, peut être faudrait il se reposer la question de redonner à cette activité humaine non éradicable, les lieux d'exercices officiels, comme en Allemagne ou en Hollande, que Marthe Richard leur avait supprimé. Sinon nous serons toujours dans l'arbitraire et la situation boiteuse...