24 mai 2007

Du "Non, Quelle est la question?" au "Oui, Quelle est la question"...

Je viens d'entendre à la radio, à l'occasion du Festival de Cannes, un interview du producteur de cinema et exploitant de salles obscure, Marin Karmitz, dont vous connaissez sans doutes les cinémas MK2, repondre à une question sur le nouveau gouvernement que ce qu'il en attendait, si cétait possible, c'est d'arriver à transformer l'état d'esprit des français du " Non , Quelle est la question?" en "Oui, Quelle est la question?".

Un manière parlante, à mon sens, de faire ressortir ce qu'il y a d'exaspérant parfois dans l'attitude des Français dés qu'on leur propose quelque chose de nouveau. Une attitude d'esprit que, je connais bien, pour avoir été moi même comme cela, avant de comprendre que lever le doigt pour critiquer ou poser la question qui fache n'était pas faire preuve d'une grande intelligence et vous cataloguait rapidement en raleur perpétuel. Une attitude que les anglo saxons appellent le "NIH complex" pour Not Invented Here ou le complexe du " Pas Inventé içi"!

Pour défendre néanmoins ce genre d'attitude et ceux qui sont - ou ont été comme cela- il y a pourtant un aspect positif dans ces remarques "à la française", c'est d'identifier immédiatement les points délicats de la proposition exprimée. On peut même dire que c'est une réaction positive en ce sens que l'émetteur de la remarque se projette en quelque sorte immédiatement dans la mise en oeuvre du projet proposé.

Mais comme dans tout, c'est l'excés qui est dangereux. Et il faut bien reconnaitre que nous sommes devenus collectivement des adeptes permanents de la critique décourageante.

Merci à Monsieur Martin Karmitz de nous l'avoir rappellé dans une version particulièrement parlante

Posté par CaDerange à 07:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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