Vous avez peut être remarqué, et été surpris, par des publicités pleine page dans les journaux présentant une équipe de coureurs cyclistes sur une route, roulant pieds par dessus tête.

Il s'agissait en l'occurence d'une équipe cycliste sponsorisée par la société de paris en ligne sur internet, Unibet qui se plaignait que son équipe soit interdite du Grand Prix cycliste de la Marseillaise qui est le prologue d'une épreuve plus importante le Pro Tour 2007.La raison de cette interdiction? Le fait qu'Unibet soit une société de paris, concurrente donc des sociétés d'Etat Franc Jeux ou le PMU.

C'est donc la bataille sur le monopole d'Etat des jeux en France,dans beaucoup de pays d'Europe et même aux Etats Unis  qui réapparait de cette manière détournée. Car dans tous ces pays, la raison initiale et très 19ème siècle de ce monopole qui était d'empécher l'ouvrier de manger sa paye au jeu qui a disparu depûis longtemps a cédé sa place à la protection d'une activité lucrative pour l'Etat sans plus de préoccupation sociale. La preuve, les dites sociétés de jeux font de la publicité, y compris à la télévision, pour pousser les français à jouer

En tant que téléspectateur,non joueur et contribuable, je n'ai rien contre ce monopole rémunérateur. mais il se trouve que le credo de l'Europe et du traité de Maastricht est celui de la libre concurrence et dans ce cadre, notre système  de gestion de paris et des jeux  est très loin d'un début de concurrence quelconque avec d'autres firmes publiques ou privées, françaises ou Européennes. Et l'arrivée d'un Internet sans frontières rend l'application de ce monopole de plus en plus difficile.

Au point que la Commission Européenne a lancé une enquète pour s'assurer que nous ne faisions pas usage de pratiques discriminatoires dans ce domaine. Là ou la bât blesse, c'est justement dans l'incohérence entre la raison officielle de ce monopole, la protection du publics vis à vis des jeux, et le fait que, dans le même temps, ces sociétés d'état font au contraire de la publicité pour accroitre leur "marché" et participer ainsi à une addiction éventuelle aux jeux du grand public.

Le même problème existe en Italie, en Grande Bretagne et en Espagne et d'ores et déjà, à la demande de la Commission Europénne, ces pays ont du ouvrir leur marché des jeux en donnant des licences nouvelles à des opérateurs privés, dont Unibet, société suédoise.

Curieusement, Unibet, qui a repris le site MrBookmaker.com, y fait la promotion du site  d'une agence spécialisé dans la prévention contre les addictions Adictel. Peut être le PMU ou France Jeux devraient ils en faire de même...