La Chine depuis le début de son expansion exponentielle est toujours parti du principe qu'elle était un pays en développement et que le réchauffement climatique résultait de l'irresponsabilité des pays riches qui avaient pendant des décennies gorgé l'atmosphère de leurs émissions de CO2 et d'autres gaz polluants. C'est la raison pour laquelle elle a d'ailleurs réfusé de signer le protocole de Kyoto. Sur le fond, elle a tout à fait raison, mais une fois le coupable trouvé, les pays riches, que fait on?

Et c'est là que la Chine s'aperçoit, que sans objectif contraignant et accepté de limiter ses propres émissions, elle se retrouve en quelques années en position de deuxième émetteur mondial de CO2 et en passe de devenir le premier en 2009/2010. Autre inconvénient, 70pct de son énergie provenant du charbon,relativement riche en soufre, elle est devenu également le premier émetteur au monde de SO2, dioxyde de soufre, un gaz irritant pour les bronches qui se transforme en acide et retombe sur les forets en les tuant à la longue. Des pluies acides dont on avait beaucoup parlé à l'époque du "smog" sur Los Angeles et des premiers soucis de pollution dans le monde et que des règlementations d'émission sévères avaient fini par faire régresser et oublié. Les voiçi de retour car ces pluies acides en provenance de Chine traversent désormais le Pacifique pour retomber... sur Los Angeles et la cote Ouest !

Il 'est néammoins pas besoin d'être un grand expert pour s'apercevoir que l'industrialisation à marche forcée de la Chine se traduit par une pollution épouvantable, de l'air mais aussi de l'eau. Le SEPA , l'agence Chinoise de protection de l'environnement, après avoir été pendant longtemps un sujet de moquerie, commence à être prise au sérieux et à prendre du pouvoir. C'est ainsi qu'elle a réussi tout récemment à faire mettre à l'index 82 projets industriels qui ne respectaient pas les normes de bases de la protection de l'environnement. Ce premier coup d'arrêt peu apprécié de leur promoteurs( tous les grand noms de la finance et de l'industrie Chinoise), est néanmoins un premier geste symptomatique que la protection de l'environnement en Chine devenait une valeur incontournable.

Reste que la prise de conscience par les chinois du problème environnemental prendra encore une ou deux décennies et qu'ils resteront pour longtemps encore plus sensible à l'emploi qu'à l'environnement.

Autre problème majeur, la formidable dépendance d'un pays peu riche en pétrole d'un charbon peu couteux à extraire et très repandu dans tout le pays. Pensez donc 70pct de l'électricité produite en Chine provient du charbon. Réussir à simplement suivre la croissance de la demande en energie primaire est un challenge considérable, alors surajouter à cet effort déja considérable le remplacement  de tout ou partie des centaines de petites centrales au charbon locales très polluantes est un objectuf inatteignable financièrement et techniquement pour l'instant.

Mais enfin la prise de conscience est là, les progammes pour développer d'autres énergies primaires non émittrices de CO2 existent et se préparent et ... la demande d'une aide financière au reste du monde développé a déjà été exprimée. Comme en plus les sociétés occidentales de production d'énergie, de Travaux Publics, et de fournitures industrielles de tous types sotn toutes dans les starting blocks avec les retombéees sur l'emploi que l'on sait dans les pays développés, on devrait y arriver. Reste que le temps nécessaire pour mettre en place tout un système nouveau de production électrique non polluant sera considérable...

Nous avons pourtant tout interêt à ce que cette prise de conscience montante se poursuive et que la Chine accepte de s'engager dans Kyoto ou plutôt dans l'après Kyoto. Car les Etats Unis "seraient" alors d'accord pour s'y engager aussi !