Je vous avais signalé dans un message du 1er Decembre 2006, le developpement d'un avion d'un concept nouveau, celui de l'aile volante, par Boeing en association avec l'Université britannique Cranfield spécialisée dans l'aviation. Les choses progressent dans ce domaine et nous en sommes rendus au stade du modèle de démonstration qui va faire ses premiers essais en vol à la base d'expérimentation en vol Rogers appartenant à la Nasa et située en Californie sur le lac asséché du même nom.

Le nom de ce modèle réduit de 6.2 metres d'envergure,pesant178 kilos et capable d'atteindre 218 km/h à 3000 metres d'altitudecanalblog81 est le X-48B et il est dérivé des études entreprises pour développer un drone de combat X-45.Il est en carbone bien entendu et a éte conçu avec un cerveau électronique qui gère toutes les commandes de vol. Car la difficulté avec l'aile volante est que, ne disposant pas de la dérive arrière qui stabilise le vol d'un avion conventionnel, il devient très difficile à piloter. Avers de cette médaille, c'est la suppression de la "queue" de l'avion qui pemet de diminuer considérablement la trainée et donc la consommation de 30 pct par siège passager.

La stablité de vol repose sur par moins de vingt gouvernes au bord de la voilure qui doivent gérer de manière coordonnée le tangage, le roulis et aussi le mouvement de lacet. D'où l'utilisation d'un cerveau électronique pour controler tous ces mouvements en vol. Le démonstrateur sera piloté de la terre par un seul pilote et si cet avion voit jamais le jour il est vraisemblable que le rôle du pilote deviendra limité aux situations d'urgence.

Le dessin de l'avion joue la continuité entre l'aile volante et la cellule passagers ce qui ,devrait donner une cabine très vaste et large mais dans laquelle les passagers centraux seront très éloignés des hublots. Un petit désavantage sans doute mais que l'on peut peut être compenser en installant au centre de cette cabine, bars, restaurant ou espaces de relaxation.

Autre spécificité les moteurs dont la disposition au dessus de l'aile et totalement en arrière devrait bénéficier de moins de perturbations aérodynamiques que dans les configurations d'avions classique et surtout renvoyer leur bruit vers le haut plutot que vers le sol, avantage important de nos jours au décollage.Si l'on voulait comparer ce dessin d'aile volante à taille égale à celui de l'Airbus A 380,l'avantage pour le dessin aile volante serait d'environ 30 pct de consommation en moins et 18pct de masse au décollage possible en plus.

Il reste par contre à pouvoir le faire voler sans empennage. C'est ce que nous diront les futurs essais en vol