• Savez vous qu'en Europe, nous avons déjà passé le Peak Oil, cette année qui marque le passage de la phase de croissance de la production d'hydrocarbures à sa décroissance lente puis de plus en plus accélérée en l'absence de nouvelles découvertes. Peak oil générateur de tension sur les prix et d'inquiétudes sur la sécurité d'approvisionnement. C'était il y a six ans déjà et la production annuelle européenne, en provenance essentiellement de Mer du Nord a depuis baissé de ...23pct déjà.
    De même l'excédent de capacité de production de brut de l'Opep sur la demande n'a pas arrété de baisser au fil des ans passant de 8/10 pct dans les années 90 à 1/2 pctde nos jours. Alors que l'on estime que la demande de brut sur les deux ans à venir va augmenter de 4.8 millions de barils/jours.
    D'un autre coté, on constate l'émergence de comportements thésaurisateurs chez certains producteurs et celui d'un nationalisme des ressources en Amérique du Sud ou en Russie qui résulteront dans une diminution des investissements dans ces pays.
    Tout ceci pour dire que la relative baisse du prix du pétrole en ce moment n'est qu'un répis momentané...
  • La presse semble avoir accueilli avec surprise l'annonce dans le Financial Times par le nouveau PDG de Total, Christophe de Margerie, de l'intéret de sa société pour le nucléaire. Pourtant quand votre fond de commerce commence à s'effilocher sur le long terme et que les substituts possibles sont ou très couteux, ou de disponibilité limité en volume pour pallier à la baisse de ce fond de commerce, vous vous devez au contraire de prévoir une porte de sortie.
    Alors pourquoi cette surprise? Parce que nos journalistes, dans le pays dont le succés dans le nucléaire est pourtant le plus patent, sont tellement conditionnés à s'interdire même de penser à cette forme d'énergie qu'ils sont tout surpris quand un grand responsable pétrolier leur en parle? Le conformisme des idées a toujours de beaux jours devant lui.
  • Monsieur Poutine, qui derrière son amabilité protocolaire, conforte son emprise énergétique sur l'Europe, aimerait créer une OPEP du gaz pour mieux dicter ses conditions aux pays européens, à ses anciens alliés du temps de l'URSS, voire plus vers l''Est au Japon et à la Chine. Vous avez remarqué l'activisme tous azimuths de son bras armé, Gazprom, pour faire passer sous ses fourches caudines la plupart de ses clients et spolier à l'occasion ceux qui ont investis lourdement pour développer des gisements sur le sol Russe. Vous avez aussi noté les accords conclus, lors d'une visite l'été dernier en Algérie, avec l'autre grand fournisseur de gaz de l'Europe, la société nationale algérienne, Sonatrach (36pct des fournitures aux pays européens à eux deux) .Tout cela ne sent pas très bon d'autant plus que les reserves de gaz dans le monde sont infiniment plus concentrées que celles du pétrole(66pct des reserves mondiales entre Russie, Iran et Quatar !!).
    Merci donc au Ministre de l'Energie du Quatar,un petit émirat peu connu de la péninsule arabique mais troisième producteur mondial de gaz derrière la Russie et l'Iran, d'avoir bien voulu jouer les contre pouvoirs en refusant une telle organisation de producteur.C'est pour des raisons techniques qu'il a pris une telle position car les approvisionnements de gaz, de par les investissements colossaux qu'ils nécessitent entre usines de liquefaction dans les pays producteurs, flotte de navires gaziers très spécifiques et terminaux de régazéification dans les pays consommateurs, passent par des contrats d'approvisionnement à très long terme. Imaginez néanmoins qu'un clone de Chavez s'intéresse à de tels approvisionnements énergétiques...,
    L'avenir pour assurer la sécurité d'approvisionnement de l'Europe en gaz n'est quand même pas très rose.
  • Monsieur Hu JinTao, Premier Ministre Chinois qui semble passer beaucoup de temps en Afrique, n'a pas été très bien reçu cette fois çi. Pourtant il offre des conditions de financement imbattables à des pays qui en ont bien besoin sans caution ni ingérence dans les affaires économiques de ces pays. Apparemment les Zambiens ont compris que cette sollicitude soudaine était très intéressée voire indéxé sur les ressources minières du pays. Une sorte de colonialisme en quelque sorte... Pas bêtes, ces Zambiens!
  • Pour mémoire la matérialisation prochaine de la consolidation éuropéenne des acteurs de l'Energie avec le champ libre donné à E.ON  par son adversaire espagnol Gas Natural pour prendre le controle du premier électricien espagnol Endesa, malgré la farouche opposition du gouvernement. Un échec du patriotisme économique et une victoire de la logique européenne...