En marge de mon message du 4 février sur les exigences de plus en plus exhorbitantes de la Commission Européenne pour réduire les émissions des voitures, se déroule une âpre lutte entre les constructeurs de "petites voitures", les constructeurs dit généralistes et plus particulièrement français et italiens, et les constructeurs de voitures haut de gamme, les constructerus allemands.

Car les réductions sur les dégagement de CO2 sur lesquels les constructeurs  "européens" dans leur ensemble s'étaient engagés, les fameux 140 g/km de CO2 étaient une moyenne sur la production globale des constructeurs. Et bien entendu, il est plus facile de les réaliser avec une gamme de petits et moyens modèles qu'avec des véhicules haut de gamme.Tant que l'objectif semblait assez facile à atteindre,le front des constructeurs est resté solide.

Par contre maintenant qu'il apparait qu'atteindre les 140g/km en 2008 sera vraisemblablement très difficile mais qu'il faut en plus aller au delà(120g/km pour 2012), les intérets des uns et des autres réapparaissent et le front uni des constructeurs se lézarde. Les allemands souhaitent désormais qu'il y ait des objectifs de réduction de CO2 par catégorie de véhicules, les petits, les moyens et les gros. Alors que les français sont satisfait d'une valeur moyenne tous types de véhicules confondus.

Les constructeurs allemands viennent donc d'écrire à la Commission de Bruxelles pour affirmer que les 120 g/km sont techniquement infaisables et risquent d'engendrer de graves conséquences économiques pour cette industrie. Le gouvernement allemand et Angela Merkel elle même sont monté au creneau pour prendre la défense d'une industrie capitale pour le pays.

A suivre donc mais nous voyons se profiler à nouveau dans cet exemple le choc frontal inévitable entre réduction des émissions de CO2 et croissance économique dont je vous avais fait part dans un article du 24 Décembre 2006.