08 janvier 2007
L'Ostéopathie enfin reconnue.
Vous avez sans doute suivi dans les médias les manifestations d'une profession qui d'habitude n'a pas le temps de trainer dans les rues, les ostéopathes. Vous avez peut être eu à faire appel à leur services et vous en êtes bien trouvé, comme cela a été mon cas personnel. Bien sur c'est un peu surprenant la première fois quand vous entendez vos os craquer lors d'une manipulation - sans douleur, je vous rassure, pour ceux qui n'y ont pas encore eu droit. C'est au moins aussi utile, à mon sens, qu'un kiné et je ne connais personne qui n'y aille pas à nouveau sans considération du prix dès qu'il se trouve coincé de quelque part dans son squelette.
Tous ceux qui donc ont fait appel à eux vous diront que c'est rapide, sans douleur et que c'est infiniment plus efficace que les méthodes médicales traditionnelles à base d'antalgiques et d'antiinflamatoires. Comment se fait il alors que cette profession ne soit pas encore reconnue, non par les services fiscaux de l'Etat qui savent les retrouver, mais par la Securité sociale coté remboursement de leurs prestations et par le Ministère de l'Education Nationale et ses universités pour l'enseignement de la discipline et la délivrance des diplomes?
Pourtant la profession a été reconnue par la loi Kouchner du 4 mars 2002. Depuis on attend les décrets d'application !
Rassurez vous cette fois c'est promis ils devaient être publiés en début d'année dès que le Ministre aura un moment pour les signer.
Je passe sur le vif débat sur la longueur des études, 3 ans ou 6 ans, je suis incompétent sur le sujet. Il reste à savoir quel sera la position de la Sécurité Sociale sur les remboursements. Si elle fait le calcul de ce que ça lui coute par rapport aux frais que cela lui évite, ça devrait aller !
Nb: Dans les campagnes il y a cinquante ans, on les appellait les rebouteux et ils s'occupaient autant des bêtes que des humains.
Cassons le thermomètre des retraites: Après la Poste, la SNCF
Je vous avais signalé dans un message du 20 décembre, que le gouvernement avait trouvé un moyen de contourner les nouvelles normes comptables internationales IFRS qui auraient fait basculer les comptes de La Poste dans le rouge et auraient empéché les Commissaires au Comptes d'en certifier les comptes 2007 en créant un "Etablissement Public National pour le Financement des Retraites" acté par l'Assemblée Nationale dans sa Loi de Finances rectificative de fin d'année. En quelque sorte La Poste avait la fièvre, on a cassé le thermomètre !!
Le même phénomène est en train de se produire pour la SNCF. Alors que la SNCF avait pensé jusqu'à récemment ne devoir provisionner que le différentiel entre les retraites de ses employés garanties et remboursées par l'Etat et celles qu'elle avait encore agrementé d'avantages divers récemment, soit 9 milliards tout de même, ses Commissaires aux Comptes viennent de l'avertir que c'était la totalité de ces engagements de retraites qui devaient être provisionnées dans les comptes 2007 au motif que , même si l'Etat les compensaient intégralement, c'était toujours la SNCF qui en était légalement responsable vis à vis des employés et des actionnaires.
Branle bas de combat à la SNCF et dans les allées du pouvoir car dans ce cas ce sont 105 milliards d'euros(!!) et non plus 9 qui doivent être provisionnés ce qui fait passer les comptes de la SNCF dans le rouge avec le risque que les Commisaires aux Comptes ne les signent plus. Le même cas qu'à La Poste donc quelques mois plus tôt mais avec l'inconvénient que le temps presse. Car les comptes du premier trimestre 2007 doivent être aux nouvelles normes IFRS.
Même maladie, même remède, on casse le thermomètre à nouveau. On va donc créer une Caisse de Retraite et de Prévoyance, indépendante de la SNCF et juridiquement constituée, qui gérera les cotisations reçues des employés de la SNCF, recevra les compensations de l'Etat et paiera les retraites aux retraités. De ce fait, la SNCF ne fera plus apparaitre dans ses comptes les redoutables provisions, la Caisse sera sans doute dans le rouge mais qui s'en souciera, et tout le monde sera content.
Les syndicats, informés de la chose, se sont montrés soupçonneux et ont prevenu d'avance que si le résultat de la manip était de toucher à leurs régimes spéciaux, c'était la grève immédiate, juste avant les élections. On leur a bien sur donné toutes assurances. Moyennant quoi on devrait y arriver!
Seul problême, quand on casse le thermomètre, on ne change rien à la température, en l'occurrence à la charge des retraites des cheminots dont on sait par contre maintenant qu'elles représentent 105 milliards d'euros. A votre charge, pauvres contribuables...
Allez, Bonne Année quand même !