Si, comme moi, vous n'êtes pas très ferru dans la technique militaire, vous ne savez sans doute pas en quoi consiste les bombes dites à sous-munitions, en abrégé les BASM. Peut être croiriez vous même sur la base de cette dénomination trompeuses que ce sont des bombes moins dangereuses que les autres !canalblog58

On en a entendu récemment parlé à cause de leur utilisation (des deux cotés) durant le guerre Israël-Hezbollah  sur le territoire du Liban comme d'ailleurs dans la plupart des conflits actuels.Et surtout parce qu'elles provoquent un grand nombre de victimes civiles, parfois même longtemps après la fin du conflit. Elles sont pourtant connues depuis longtemps puisqu'elles ont été déjà utilisées pendant le seconde guerre mondiale.

Ce sont en effet des bombes qui ont été conçues pour arroser des zones très étendues à la place de bombes de forte puissance. Elles sont constituées d'un conteneur rempli de petites bombes, appellées sous-munitions, qui peuvent être tirées de pièces d'artillerie ou larguées d'avions et qui en approchant de la zone ciblée, s'ouvrent pour laisser tomber leurs sous munitions et provoquer un tapis d'explosion au sol sur une grande surface.

Leur défaut est que la plupart de ces sous-munitions n'explosent pas au sol à l'impact et se transforment en quelque sorte en mines qui peuvent ensuite exploser pour diverses raisons en blessant, parfois gravement des populations civiles. D'après Handicap International qui fait campagne pour les interdire, 98 pct des victimes de ces bombes sont civiles.Et 100 000 personnes en ont déjà été victimes dans toutes les guerres de l'aprés guerre.

Une conférence internationale doit discuter de leur utilisation ce mois-çi à Genève mais il n'est pas sur du tout certain que l'on puisse en arriver à une limitation de leur utilisation tant les positions sont divergentes parmi les pays participants à cette conférence. La France pour sa part vient de ratifier un protocole qui vise à en limiter l'utilisation en forçant les pays épandeurs de ces bombes à nettoyer les zones couvertes par ces bombardements, mais sans les interdire.Les Etats Unis discutent au Congrés de l'approbation de ce même protocole.

Seule la Belgique en a formellement interdit l'utilisation et la Norvège les a soumis à un moratoire. A suivre pour les autres pays participants