11 mai 2006
Esclavage...
Le débat public sur l'esclavage nous a tous permis de prendre conscience de ce que cela a pu être et de l'ignorance dans laquelle nous avons été tenu sur le sujet lors de nos scolarités.
Personnellement, j'y ai appris que les grands ports européens de la facade atlantique, en Grande Bretagne,Pays Bas,Belgique, France ou Espagne ou Portugal lui devaient leur prospérité. Et qu'en France Bordeaux , La Rochelle, Nantes et le Havre avaient été de grands ports négriers.
J'y ai appris qu'il avait existé un Code Noir parfaitement officiel sous Louis XIV pour gèrer ce commerce et qu'il assimilait les esclaves à des objets, mais avec une âme néanmoins qui leur valait de recevoir une éducation religieuse. Par contre je n'ai vu nulle part l'Eglise, qui representait à cette époque la Morale du monde, s'étonner du traitement reservé à ces hommes et accepter parfaitement pendant quatre siècles que Dieu ait pu créer des sous hommes comme on les considéraient alors. Honte à elle.
J'ai vu confirmé que le roi Leopold II de Belgique avait éte un des pires esclavagistes à titre personnel au Congo comme je vous en avait fait part dans un message précédent du 20/11/05. Honte à lui également. Malheureusement pour nos amis Bruxellois, Bruxelles doit une partie de sa splendeur aux agissements sanguinaires de ce roi encore célébré.
J'y ai vu aussi dans l'émission Thalassa, que l'esclavage des enfants existait encore de nos jours. Il s'agissait en l'occurrence de jeunes enfants vendus par leurs parents à des pecheurs ghanéens pour les aider dans leurs activités. Pas d'amour, un peu de nourriture,quelques coups et du travail jusqu'à ce qu'il aillent ensuite, trop grands et trop couteux , grossir les rangs des habitants des bidonvilles. Un des parents vendeurs avouait sans complexes avoir eu 20 enfants et en avoir vendus 5.
Le grand drame de la misère comme l'est celui des prostitué(e)s de Manille ou des enfants abandonnés dans la rue au Brésil.
Triste monde que celui dans lequel nous vivons.
Incidemment, il a été dit recemment par le Président de la République lui même que "c'était aux historiens à écrire l'histoire et pas aux hommes politiques". Dont acte. Mais qu'on donc fait nos historiens depuis trente ans pour nous avoir fait passer si totalement à coté de ce crime contre l'humanité qu'il n'y ait pas un seul manuel scolaire qui en parle encore de nos jours?
La reconquète du fret par le transport Ferroviaire.
Le marché du fret ferroviaire vient de s'ouvrir et de nouveaux opérateurs vont venir animer ce marché que la SNCF a laissé dépérir depuis de nombreuses années. Dans mon message du 7 avril sur ce sujet, je vous avais signalé le handicap structurel du transport ferroviaire qui est l'existence de ruptures de charges inévitables (sauf embranchement fer privé) au chargement et au déchargement chez fournisseur et client final mais aussi le manque de qualité dans le service fourni qui ne correspondait pas aux attentes du client.
J'en concluais que le challenge pour tous les opérateurs, anciens ou nouveaux, était de reprendre de la part de marché sur le transport routier dont on connait les nuisances par ailleurs.
La Commission Européenne vient de faire un bilan européen sur l'évolution du fret ferroviaire à la suite de la première libéralisation mis en place en 2003. Ce sont la Grande Bretagne,les Pays Bas, l'Autriche, l'Allemagne et la Suède qui ont libéralisé le fret ferroviaire en premier et les resultats sont praticulièrement parlant puisque ce type de fret a augmenté dans ces pays respectivement entre 1995 et 2004 de 70pct(Royaume Uni),67pct(Pays Bas),36pct(Autriche),24 (Allemagne) et 8pct en Suède. Elle constate également que la part de marché de l'opérateur historique a peu baissé puisqu'elle est encore de 85 pct en Allemagne et aux Pays Bas et de 70pct au Royaume Uni ce qui sous entend qu'il est encore possible d'augmenter largement de type de fret.
La France, qui, dans le même temps, n'a pas ouvert son marché, a au contraire perdu 6pct de trafic de 95 à 2004 mais surtout 17pct de 2004 par rapport au 2000. Elle est de ce fait le dernier pays européen en matière de reconquète de ce marché sur la route!
La Commission Européenne en conclut que "Les Etats Membres qui ont procédé le plus tôt à la réforme de leurs chemins de fer en introduisant la concurrence dans le fret, enregistrent aujourd'hui les meilleurs résultats".
L'objectif des 25, auquel nous avons adhèré, est que la part de marché du fret ferroviaire remonte en 2010 à celle qu'elle était en 1998.
Nous verrons si la libéralisation de ce secteur qui se met en oeuvre confirmera les résultats obtenus par les pays qui nous ont précédés...