30 avril 2006
L'aéroport de Vatry, vous connaissez?
Sans doute non, comme tout le monde. C'est un ancien aéroport militaire,situé près de Chalon en Champagne dans l'est de la région Parisienne.
Pourquoi je vous en parle? Parce dans les batailles médiatiques pour le troisième aéroport parisien, un peu en retrait de l'actualité en ce moment, on a tendance à oublier les aéroports qui existent déjà et qui ne poseraient aucun des problèmes de rejet violent par les habitants que pose tout nouvel aéroport. C'est le cas de l'aéroport de Beauvais au Nord-ouest de Paris qui se developpe de manière considérable avec la clientèle des compagnies Low Cost et de celui de Vatry dans l'est de Paris qui lui se developpe avec les compagnies de fret.
C'est ainsi que son traffic s'est developpé de 70pct, excusez du peu, sur le premier trimestre 2006 avec 11 000 tonnes de fret. Le plan annuel a même éte revisé de ce fait à 45 000 tonnes.
Les clients sont exotiques: les Perche du Nil en provenance de Entebbe en Ouganda ou de Lagos au Nigéria , les fleurs coupées en provenance du Kenya, très gros producteur de fleurs. Quelques débuts hésitants également dans le transport de voyageur également vers la Turquie avec un voyagiste strasbourgeois.
Des activités complementaires sont prévues se développer dans les fleurs coupées en substitution à Amsterdam ou dans la logistique avec un école prévue être s'implantée.
Tous nos voeux de réussite à cet aéroport et aux activités qu'il va générer dans cette zone !
Chikungunya:vers la stérilisation des moustiques?
Le chikungunya poursuit ses ravages à la Réunion, même si le sujet intéresse beaucoup moins les médias de nos jours qui sont entre temps passé à des sujets "plus vendeurs". Pourtant la semaine du 3 au 9 avril, il y a encore eu 3100 nouveaux cas enregistrés à la Réunion ce qui a porté le nombre total de cas à 241 000 sur une population totale de 770 000 personnes sur l'Ile de la Réunion.
La démoustication suit son cours et devrait se terminer début mai après le traitement de 200 000 foyers dans l'Ile, à grand renfort d'épandage d'insecticides. Ensuite il faudra poursuivre l'effort de démousticage tous les ans pendant des années. Pour mettre en perspective l'effet de cette épidemie au niveau du territoire métropolitain, imaginez que l'équivalent de cette épidémie aurait affecté 17.8 millions de personnes ! C'est dire l'importance catastrophique de cette épidemie.
Vous avez peut être entendu parlé de l'AEIA, Agence Internationale de l'Energie Atomique, pour son action dans le contrôle des activités nucléaires iraniennes et vous connaissez sans doute le nom de son directeur Mohamed El Baradei. Or cet organisme en association avec la FAO, a developpé une technique particulière pour éliminer certains insectes ravageurs en stérilisant les insectes mâles par irradiation aux rayons gamma en captivité dès le stade larvaire. Les insectes stérilisés sont relachés dans une zone infectée, s'accouplent avec les femelles sans descendance, de sorte qu'à la longue la population disparait.C'est la technique dite de l'insecte stérile, la TIS
L'AEIA et la FAO ont traité par cette méthode l'éradication de la mouche tsé tsé,celle de la mouche à fruits,celle de la lucilie bouchère qui est un parasite du bétail et de la mouche à melon au Japon. L'avantage de la technique est qu'elle est économique et écologique car elle évite des épandages importants d'insecticides.
Pour les moustiques, la technique necessiterait des développements supplémentaires que l'AEIA a proposé au gouvernement Français et qui sont donc à l'étude en ce moment. Elle nécessite également des installations spéciales de laboratoire pour "produire" les insectes stériles.
Voila une bonne idée pour combattre le fléau. Espérons que le Ministère de la Santé qui a reçu la proposition de l'AEIA ne souffrira pas du syndrome bien connu du NIH (Not Invented Here, ou pas inventé içi) qui paralyse souvent les initiatives...