16 avril 2006
Swarovsky, vous connaissez?
Nul doute que vous connaissez, surtout si vous ètes une femme. Vous pensiez peut être, comme moi, que c'etait une société d'origine polonaise.
Eh bien non! C'est une société autrichienne,tyrolienne même, puisque nichée à une quinzaine de kilomètres d'Innsbruck. Ce n'est pas un fabricant de cristal de prestige comme Baccarat ou d'autres, mais un producteur de cristal industriel, sans doute moins beau mais moins cher à fabriquer. C'est en 1895 qu'elle a été fondée par le fils d'un artisan de Bohème,haut lieu du cristal du même nom. Daniel Swarovsky, c'est son nom, était habile à tailler les gemmes
C'est le premier fabricant au monde de Cristal industriel avec une production journalière de 25 tonnes et un chiffre d'affaire annuel de pas loin de 2 milliards d'Euros. Il est connu pour sa manie du secret, un peu comme Michelin. Son cristal synthétique sert à fabriquer des optiques de précision,des disques abrasifs,des éclairages de sécurite et des cristaux taillés bruts pour utilisation par d'autres fabricants. Il s'est diversifié également vers la mode, il y a déjà longtemps, puisque le nom de Strass a été déposé par la marque en 1965. C'est le concept du "luxe démocratique" que Swarovsky a su décliner dans ses boutiques dans le monde entier
Plus récemment, les cristaux produits par Swarovsky se sont même introduit dans le meuble design et dans le vètement féminin
Tous nos souhaits de réussite a Swarovsky !
Stockage des déchets radioactifs: une solution en vue.
Le problème du stockage des déchets radioactifs n'a cessé d'agiter et d'opposer les tenants et les détracteurs de l'energie nucléaire. Au point que nos députés dans leur grande sagesse (chapeau bas pour une fois), constatant en 1991 que l'opinion et la technique n'étaient pas encore prêtes pour qu'une décision finale puisse être prise sur ce sujet, s'étaient donné 15ans par la loi Bataille jusqu'à 2006 pour trancher la question.
Des études approfondies furent donc lancées à l'époque pour mieux répertorier ces déchets, en analyser la dangérosité et la duree de vie et étudier les différentes méthodes de les stocker sans danger pendant des siècles en se gardant la possibilité de récuperer ces dechets à l'issue de cette phase de stockage de 100 ans. C'est d'ailleurs pour affiner les études de stockage dans les couches géologiques profondes que fut creusé le labotatoire de Bures.
15 ans plus tard, les résultats de ces études ont été rendues publics et ont fait l'objet d'une enquète nationale par la CNDP,Commission Nationale du Débat public, qui en a traduit les commentaires dans son rapport final. L'étape suivante du processus est la rédaction de la loi qui entérine les conclusions de ces études par les services du Ministère de l'Industrie et sa soumission à l'Assemblée Nationale puis au Senat. Les voici telles qu'elles ont été rapportées dans le projet de loi:
- Les trois méthodes de stockages prévues par la loi Bataille ont été confirmées comme les seules viables. Il s'agit de l' entreposage en surface de long terme (maintenant 100 à 300 ans au lieu des 50/100 initiaux), du stockage réversible en couche géologique profonde pour les déchets les plus actifs et de la transmutation en autres élements radioactifs de durée de vie plus brève.
- Le stockage en couche géologique profonde a été considéré comme la "solution de référence", mais des études complementaires ont été décidées sur la séparation/transmutation avec la revue des résultats d'études en 2012 et la mise en service éventuelle d'un prototype en 2020.
- La date de 2015 a été retenue pour le choix du site éventuel de stockage en grande profondeur et son autorisation pour une mise en exploitation en 2025. Les trois axes d'entreposage/stockage demeurent néanmoins et sont considérés comme complémentaires.
La loi vient d'être approuvée par l'Assemblée Nationale avec l'approbation de certains députés socialistes. elle passe maintenant au Sénat pour discussion et vote.
Les écologistes, en particulier Greenpeace, contestent le procédé car disent ils<< le gouvernement veut régler l'épineux problème des déchets pour relancer le nucléaire>>. Peut être bien, mais n'est ce pas logique maintenant que l'argument sur les risques liés au stockage des déchets semblent effectivement avoir été écarté par les scientifiques?
A suivre..