14 avril 2006
K-Challenge avec Areva dans la Coupe de l'America !
Je vous avais signalé l'année dernière, dans un message du 10 octobre, les exploits du défi Français K-Challenge pour la Coupe de l'América. Nous en etions alors aux préliminaires, la Coupe Louis Vuitton, qui permet de sélectionner les bateaux qui participeront vraiment à la Coupe elle même. C'est la rançon du succés de la Coupe de l'America qui est passée en quelques années d'une serie de régates bateau contre bateau entre la Nouvelle Zelande et l'Amerique, à une compétition très ouvertes avec de multiples "defis" de toute nationalités. Les grandes sociétés en provenance de tous les types d'industrie sont venu peu à peu sponsoriser les differents défis et bateaux, la haute technologie est devenu la clé du succès final et les retombées en communication et notoriété pour les sponsors ont explosées.
En Octobre 2005, K-Challenge s'était en effet signalé à l'attention en remportant une régate face à la totalité des bateaux de la Coupe Louis Vuitton à Malmoê. Il avait ensuite dans des régates bateau contre bateau vaincu le bateau New Zealand et enfin, exploit extraordinaire, battu le vainqueur de la dernière Coupe de l'America Alinghi dans une autre régate bateau contre bateau. Alinghi n'avait plus été battu depuis 33 régates d'affilées, c'est dire la qualité de l'exploit.
Pour autant, il n'est pas facile de trouver l'argent nécessaire à ce genre de défi. C'est pourquoi je suis heureux de vous annoncer que l'équipe de K-Challenge a trouvé le gros sponsor qui lui était nécessaire pour poursuivre son aventure. Il s'agit d'Areva, la société Française de l'Industrie Nucléaire qui avait déjà eu l'occasion de gouter à la coupe en 2002/2003 comme partenaire du défi français de l'époque à Auckland en Nouvelle Zelande.
Son responsable, Stephane Kandler, vient en effet de signer un contrat de 12.5 millions d'Euros la semaine dernière avec Areva. Cet argent bienvenu devrait lui permettre de construire un nouveau bateau Class America qui lui permettra d'amélioer encore les performances de K-Challenge et de peaufiner celles de l'équipage dès le mois de Novembre.
Preparez vous donc à vibrer bientot aux exploits de K-Challenge
Gaz: L'Europe dans les griffes de Gazprom?
La Russie, son Président Vladimir Poutine, et son bras armé dans le domaine du Gaz, Gazprom, poursuivent la mise en place de leur strategie de controle du marché du gaz et de l'approvisionnement de l'Europe dans ce domaine.Jugez en plutôt:
- Reconnaissant que "qui tient la logistique tient le marché", Gazprom s'attache à tisser une toile de gazoducs lui appartenant ou controlé par lui à travers l'Europe. Le fleuron en est assurément la gazoduc en construction sous la Baltique pour amener du gaz russe vers l'Allemagne. Gazprom en controle 51pct, le reste étant au main de sociétés allemandes.Par ailleurs, appliquant la politique d'échange "gaz contre gazoduc" qui vient de lui permettre de prendre le controle de la distribution gazière en Arménie (cf message du 11avril), Gazprom essaye de prendre le controle des gazoducs qui traversent l'Ukraine et la Biélorussie.
Vladimir Poutine vient de proposer à la Hongrie de devenir son "centre de distribution" en construisant une branche du gazoduc dit Blue Stream qui achemine du gaz russe en Turquie pour le compte de Gazprom et d'Eni. Proposition très bien accueillie par Budapest qui a pu constaté l'impuissance de Bruxelles sur les problèmes énergétiques, lors de la crise d'approvisionnement de cet hiver.Même approche auprès de la Tchequie.- Vladimir Poutine est allé en visite à Ankara, en Turquie, pour leur proposer de devenir un carrefour des routes gazières entre celle qui acheminera le gaz de la Caspienne vers la mediterranée et une route qui achéminerait le gaz Russe du nords vers la méditerannée encore et les mraché de l'europe du suid et d'israe. Gazprom dans ce cas construirait un deuxième Blue Stream parallele au premier et des capacités de stockage en Anatolie, voire dans le réseau de distribution turc.
- Vladimir Poutine est allé voir également un autre grand fournisseur de l'Europe en gaz, l'Algérie, pour lui proposer rien moins qu'une mini OPEP du gaz pour réguler prix et production. Pour cela une alliance gazière entre Gazprom et la Sonatrach, la société nationale algérienne, serait à l'ordre du jour.
On ne peut qu'être frappé de cette frenésie de contacts et de propositions diverses de la part de Vladimir Poutine et de Gazprom pour mettre la main et controler la totalité du marché gazier européen. Il n'hésite pas à frapper à la porte de pays appartenant à l'Union Européenne ou desireux d'y appartenir ou encore de partenaires commerciaux importants pour leur faire des propositions qui, de toute évidence, ne sont pas dans l'interêt de l'Europe des 25.
Que fait l'Europe pendant ce temps? Après la sortie de son livre blanc ou vert sur le sujet tout à fait anodin, la réunion du Conseil Européen des 23 et 24 mars derniers qui devait examiner le dossier, semble bien avoir été un flop, chaque pays campant sur sa souveraineté dans ce domaine. Il est vrai qu'il était bien difficile de faire avancer un tel dossier avec des positions aussi radicalement différentes d'un pays à un autre.Deux idées seulement ont émergé de ce Conseil: Créer un marché européen de l'Energie en coordonant les politiques nationales, et parler d'une seule voix vis à vis de nos fournisseurs extérieurs Russie, Norvège et Algérie.
Sur ce dernier voeux pieu, Poutine a déjà repondu, c'est lui qui entend parler d'une seule voix à l'Europe en detenant toutes les clés du problème. A bon entendeur salut !!!
Chine et Uranium
Je vous avais signalé en son temps la bataille, dans le domaine de l'extraction de l'Uranium,pour la première mine d'uranium au monde qui se situe en Australie, à Olympic Dam. Areva, gros producteur d'uranium elle même, avait en effet manifesté un intérêt pour cette mine mais sans doute pas avec la motivation suffisante pour emporter le morceau. Ou peut être, parce que étant engagé en même temps dans la mise en exploitation d'une autre mine immense au Kazakstan, elle n'avait pas les moyens de mener les deux projets à la fois.
La mine est donc devenu la propriété de la premiere société mondiale du secteur minier,BHP BIlliton via la prise de controle de son compatriote WMC Resources. Lequel BHP Billiton vient de faire part de ses plans d'exploitation pour cette mine qui sont d'en tripler la production d'Uranium et accessoirement, car Olympic Dam est aussi une très importante mine de cuivre, d'en doubler la production de cuivre. Au total, elle aurait le potentiel de produire 4500 tonnes d'Uranium par an et 230 000 tonnes de cuivre.Tout ceci pour les années 2013 étant entendu que d'içi là, la mine continuera de fonctionner sur ses bases actuelles.Nul doute donc que BHP BIlliton parie sur la reprise sur une grande échelle de l'industrie nucléaire.
Il n'est peut être pas inintéressant de savoir qu'en début de semaine, un accord entre la Chine et l'Australie, qui récèle 40pct des réserves d'Uranium de la planète, vient de se signer pour fournir à la Chine la matière première nécessaire à ses besoins futurs. Ce qui confirme, si besoin était,la stratégie chinoise de recherche de ressources énergétiques de tous types dans le monde pour alimenter ses plans de croissance.
Pour boucler la boucle, il reste à espérer qu'Areva puisse grapiller quelques miettes du marché de la construction des centrales nucléaires chinoises sans y perdre son âme c'est à dire son savoir.
A suivre...