13 avril 2006
L'immigration choisie progresse...au nord de l'Europe.
En l'occurence il s'agit des Pays Bas et du Danemark, deux pays nordiques qui sont souvent cités comme des modèles d'ouverture sociale et d'équilibre économique. Ceux que nos hommes politiques de tous bords vont visiter pour connaitre leurs recettes miracles.
Le Danemark, tout d'abord, vient d'annoncer son intention de mettre en place une "green card" à l'américaine qui donnera aux étrangers la possibilité de résider et d'avoir un permis de travail d'une durée de 6 mois. Etrangers voulant dire personnes extérieures à L'union Européenne. Pour acceder à cette Green card il faudra pouvoir posséder des qualifications professionnelles ou universitaires qui manquent au Danemark. Par contre, pour ceux qui n'ont pas ce type de qualifiaction ou dont les qualifications sont en nombre suffisant dans le pays, il sera difficile de venir vivre et travailler au Danemark.
La raison pour laquelle le Danemark veut mettre en place un tel controle de l'immigration provient du fait que les immigrés au Danemark qui représentent 5 pct de la population sont en général d'un niveau d'éducation bas par rapport aux autres pays européens.
Aux Pays Bas,ce sont les assassinats du leader politique Pim Fortuyn en 2002 par un marocain, puis du cinéaste Theo Van Gogh par un islamiste en 2004 qui ont traumatisé un peuple traditionnellement ouvert à tous les modernismes comme lemariage Gay, les drogues douces ou l'euthanasie. Les élections municipales qui viennent de se tenir ont beaucoup porté sur les problèmes de l'immigration et de son controle.Il est vrai que les Pays bas sont le pays d'Europe qui detient le plus fort taux de musulmans après la France avec une proportion de 6pct, essentiellement d'origine Turque , Marocaine et en provenance des anciennes colonies néerlandaise en Indonésie. D'après une étude récente les quatres villes les plus importantes du pays, Amsterdam, Rotterdam , La Haye et Utrecht devraient en 2010 devenir à majorité musulmane !!!
D'ores et déjà, les autorités néerlandaises et en particulier la Ministre de l'Immigration Rita Verdonk, ont pris des mesures sévères pour assurer le respect de la loi et de la culture néerlandaise en demandant aux immigrés d'apprendre le néerlandais et d'adhérer aux valeurs de base du pays, en particulier l'égalité homme/femme. Des tests de langue et de culture néerlandaise seront obligatoire pour tout candidat à l'entrée aux Pays Bas et les examens effectués au téléphone dans les ambassades et consulats à l'etranger pour la somme de 350 euros! L'age minimum du rapprochement conjugal a été élevé à 21 ans et des cours d'intégration mis en place.
Quant au port de la Burka, il est envisagé de l'interdire dans les lieux publics.La ville d'Utrecht a même pris l'initiative de supprimer les allocations chomages à celles qui iraient ainsi couverte à un entretien d'embauche car disent les responsables de l'ANPE locale, "si ces femmes ne se donnent aucune chance de trouver du travail, il est normal qu'elles en assument les conséquences !".
Du fait de l'ensemble de ces mesures peu sympathiques, plus de 6500 Marocains et Turcs seraient rentrés dans leur pays en 2004.
C'est dire si le problème de l'immigration semble repandu également partout en Europe avec, par contre, des manières de le traiter très différentes d'un pays à l'autre. Mais qui ont néanmoins tendance à se radicaliser au fil des temps.
Les carburants synthétiques en Europe
Les carburants de synthèse sont une des réponses possibles, techniquement tout au moins, au problème de la pénurie de pétrole qui se profile pour l'après 2030/2040.
Certains constructeurs européens ont décidé de se regrouper dans une association avec des pétroliers pour definir conjointement à la fois les carburants synthétiques du futur et les moteurs qui vont avec. Car une des raisons pour lesquelles on ne peut pas mettre n'importe quel combustible dans une voiture comme certains agriculteurs et journalistes voudraient nous le faire croire(Je fais allusion aux multiples reportages sur le brave agriculteur qui verse l'huile de ses tourteaux de tournesol dans son réservoir), c'est que pour atteindre le standard de raffinement dans la conduite auquel nous sommes habitués, la durabilité des moteurs et leurs très bas niveaux de pollution, il faut à la fois avoir des carburants parfaitement raffinés et des moteurs dont les réglages ont été adaptés à ces carburants. D'ailleurs l'adjonction directe d'huile de tournesol ou de colza dans du gazole, toléré pour des raisons électoralistes aux agriculteurs, à été rejeté sur des bases techniques comme adjuvant dans le gazole. Il paraitrait que le démarrage à froid pose problème et que les pistons ont tendance à s'encrasser très rapidement...
Cette association s'appelle ASFE,Alliance for Synthetic Fuels in Europe, et comprend Daimler Chrysler, Renault,Volkswagen, Sasol(petrolier sud africain spécialiste des carburants synthétiques), et Shell.
Il existe différents types de carburants synthétiques, dit GTL pour Gas to liquid,c'est à dire les combustibles synthétiques issus du gaz comme matière première, les CTL pour Coal to Liquid, issu du charbon et BTL, Biomass to Liquid, ceux issu de la biomasse végétale.
Les sources les plus évidents de ces carburants synthétiques sont les GTL, dont la technique de production est déjà bien au point et les usines pilotes existent déjà(Shell en Malaisie), les CTL qui ont aussi un grand avenir devant eux car le charbon est le combustible le plus repandu à la surface du globe et enfin le BTL qui offre l'avantage d'émettre beaucoup moins de CO2 que ses concurrents. Ils proviennent en effet de cultures ayant elle mêmes absorbées ce même CO2 au cours de leur croissance récente. Ils équilibrent donc émission et absorption de CO2 sur la même saison, contrairement aux combustibles fossiles pour lesquels leur combustion revient à relarguer dans l'atmosphère du CO2 piégé il y a des millions d'années.
Des essais sur flotte ont déjà été réalisé et ont montré que le GTL est compatible avec les moteurs actuels pur ou en mélange mais sans offrir d'avantage de réduction d'émisison de CO2. Ce que nous offre le BTL par contre, mais à un cout deux ou trois fois supérieur à celui du gazole classique.
Il reste donc du travail à faire pour arriver à rendre toutes ces filières techniquement satisfaisantes et compétitives en cout de production.
Brèves de Blog
- Je vous avais signalé la position de Leader Lybien, le Colonel Kadhafi, sur le colonisation et ses demandes pressantes à l'Italie pour rembourser les "dégats du colonialisme". Le Colonel Kadhafi, lors d'un discours devant l'Assemblée Nationale du Sénégal à Dakar, vient d'encourager les pays Africains à reclamer à leurs anciens colonisateurs, dont la France au premier chef, des excuses ainsi que "ce qu'ils ont volés".
- Les jeunes des universités viennent de passer des semaines dans les rues pour y exprimer,au delà de la demande purement politique de la démission du gouvernement, leur peur de l'insertion dans le monde du travail et de la difficulté à trouver un emploi auquel les jeunes diplomés de l'Université sont confrontés. Vous avez noté que, pendant ce temps, les élèves des grandes écoles étaient restées en dehors du mouvement. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que l'attractivité des Grandes Ecoles scientifiques et de gestion, telle que mesurée par les élèves en "Prepa" ou les candidatures aux examens, est elle aussi repartie à la hausse après quelques années de décrue. Il semblent que les jeunes étudiants à fort potentiel ont bien compris que la manière la plus sure de trouver un job est de passer par ces écoles. Ce qui pose la question que je me suis toujours posée en constatant la provenance( Quasi exclusivement des diplomés des Grandes Ecoles) des cadres de l'industrie privée: Où passent les diplomés de l'Université dans notre monde? La révolte des étudiants rend la réponse à cette question encore plus cruciale.
- Saviez vous qu'il existe un maïs " Special Popcorn Micro Onde"? Moi non plus ! C'est une variété aux grains plus petits que le maïs que vous et moi connaisons et qui de ce fait éclate au micro onde. C'est l'entreprise Pop Corn Midi-Pyrénées qui le produit dans le gers et le vend à tous les fabricants de biscuits apéritifs.Ils viennent d'installer une deuxième ligne de fabrication qui doit porter leurs capacité de production à 100 millions de sachets par an et font vivre 130 agriculteurs de la région sur 2500 hectares..