10 avril 2006
La Culture des banlieues lourdement condamnée...
La sentence pour le responsable de la mort, brulée vive, de Sohane vient de tomber. 25ans de prison ferme pour celui que l'on peut maintenant appeller un assassin.
Au dela de la personne qui a essayé d'échapper par le mensonge éhonté à ses responsabilité criminelles évidentes, c'est toute une culture qui vient d'être lourdement condamnée, celle des banlieues. La culture qui méprise la femme et veut la contraindre à rester à la maison, soumise au mâitre, en l'occurrence le mâle.
La culture du petit caïd qui règne par la force, la menace et la violence sur son pré carré.
La culture de la bétise qui ne comprend pas que d'arroser quelqu'un d'essence et tourner autour avec un briquet enflammé ne peut que se terminer par un drame affreux.
La culture du droit au sexe pour les mâles en abusant de la femme.Celle des tournantes
La culture de la femme sous burka, aussi.
Une culture que nous avons laissé s'installer dans les banlieues malgré tous les signes précoces de sa nocivité.
Quelle tristesse. Espérons que cette sentence remettra un tant soit peu les choses en place.
Forces et faiblesse du fret ferroviaire.
La recente ouverture du marché du fret ferroviaire en France(Voir mon message du 6avril) m'a fait m'intéresser à cette activité, longtemps très importante mais qui a peu à peu cédé du terrain face au transport routier.Ci après quelques élements sur les forces et faiblesses de ce type de transport.
Le transport du fret en Europe est depuis des années en decrue massive. C'est le résultat d'une certaine désindustrialisation et du transfert hors de l'Union Européenne de certains approvisionnements. C'est aussi le résultat du changement de certains processus industriels et en particulier du flux tendu auquel le transport Ferroviaire n'a pas su ou pu s'adapter. C'est aussi la concurrence du fret routier qui, justement, s'est revelé beaucoup plus adapté aux nouvelles exigences des chargeurs et surtout moins cher.- Le transport ferroviaire souffre aussi de quelques handicaps et en particulier de celui de la 'rupture de charge' qui fait que pour parvenir au lieu de livraison, il faut à un moment donné passer du train au camion de livraison final. Or toute rupture de charge coute cher et créé une discontinuité génératrice d'erreurs et de délais. Or en face le client -et en particulier les grandes surfaces- est devenu très exigeant allant même jusqu'à demander des horaires d'arrivée du camion au quart d'heure !
- Le transport ferroviaire a pourtant de gros avantages, en particulier pour les produits pondereux. Il est économe en energie, peut transporter en une seule fois des volumes énormes, est beaucoup plus sûr sur certains risques( les produits chimiques par exemple) et a l'avantage de disposer d'embranchement particulier amortis vers de nombreuses usines. Il a donc un marché quasiment captif s'il arrive à donner au client le minimum de satisfaction qu'il souhaite.
- L'avenir joue plutôt en sa faveur avec la prise de conscience de l'accroissement sans fin du transport routier, des risques qu'il comporte et des nuissances qu'il crée.Le ferroutage est une solution qui devrait se developper en sa faveur.
- Le transport ferroviaire doit s'améliorer pour assurer le suivi informatisé des cargaisons et pouvoir renseigner à tout instant le client sur l'avancement de sa livraison. Il doit aussi supprimer les aberrations qui résultent du statut national des opérateurs et pénalisent gravement ses couts comme l'impossibilité pour un transport international de revenir chargé vers son pays d'origine,les changements de locomotives aux frontières, les differences de spécifications techniques d'un pays à l'autre et l'absence d'intégration des reseaux,des systèmes et de la signalétique. 50 ans après le traité de Rome on en est toujours au moyen age dans ce domaine sur fond de défense 'patriotique' de la technique nationale reservée.
- La libéralisation du marché implique des changements considérables d'organisation pour séparer chez les opérateurs historiques des fonctions qui y étaient combinées historiquement et qui sont d'ordre différents. Pour prendre l'exemple de la France, cela veut dire séparer le réseau lui même(devenu RFF), l'exploitation de ce reseau (délégué à SNCF ce qui est bien entendu discutable d'un point de vue de la concurrence), et le controle régalien de la sécurité, des approbations de nouveaux arrivants et de la formation qui vient seulement d'être mis en place avec la création de l'Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF).
- Enfin, sur le plan social il faut sans doute changer d'organisation et supprimer certaines pratiques historiques pour devenir plus compétitif face au transport routier ou, pour la SNCF Fret, face aux nouveaux entrants. Moyennant quoi on peut espérer reprendre de la part de marché et voir cette activité retrouver le chemin de la croissance comme cela a été le cas en Allemagne depuis plus de dix ans. Le marché y croit de 5 à 8pct par an depuis plusieurs années et l'opérateur historique n'y a perdu que 15pct de son marché. Il y a donc un avenir pour le Fret de l'opérateur historique.
A suivre sans aucun doute dans quelques années pour la libéralisation des transports de voyageurs.
Une chose et son contraire:La Haute Autorité de Sureté Nucléaire
Parmi les voeux 2006 du Président pour le choix desquels on ne peut pas dire que notre Président ait été très chanceux cette année, figure la création d'une Haute Autorité de Sureté Nucléaire
Il existe pourtant à l'Heure actuelle une Direction Générale de la Sureté Nucléaire et de la Radioprotection qui est placée sous la tutelle de trois Ministères, ceux de l'Industrie, de l'Ecologie et de la Santé. Si on veut changer quelque chose dans notre organisation de l'Etat, c'est parce que l'on considére que le système précédent à des défauts que le nouveau système devra corriger. A moins, bien entendu, que l'on ne fasse dans la mesure spectaculaire et démagogique qui veulent faiure croire que l'on fait quelque chose d'important alors qu'il n'en est rien, ce que les anglo saxons appellent le "window dressing". Mais cela sort du cadre de ce modeste article pour rentrer dans celui des commentaires sur les pratiques de nos hommes politiques dans leur conduite de l'Etat sur laquelle il y aurait beaucoup à dire.
Que reproche t on à l'actuelle Direction Générale de la Surete Nucléaire et de la Radioprotection? D'être dépendante du pouvoir politique et de ce fait d'être susceptible d'être influencé par ce pouvoir dans la gestion des crises eventuelles.Sur fond d'un déficit éventuel de communication lors de la gestion de l'accident de Tchernobyl par le Directeur de cette instance à l'époque le professeur Pellerin.
Ce qui sous entend qu'un fonctionnaire ne peut être impartial,indépendant du pouvoir politique et suffisamment intègre pour prendre les décisions qui s'imposent en toute impartialité. Je trouve d'abord tout à fait scandaleux de nous présenter les fonctionnaires, de par leur dépendance statutaire de l'Etat, comme "aux ordres" de ce pouvoir politique et sans responsabilité. Alors qu'en même temps , on nous présente la fonction publique et ses personnels, de par leur statut justement, comme les seuls susceptible de défendre l'intéret général face aux monde et aux intérêts du capitalisme, source de tous les maux. Pour moi il existe des fonctionnaires impartiaux, soucieux de l'intérêt général et indépendant d'esprit, tout à fait capables de résister aux pressions de l'appareil politique.Il faut aussi croire aux hommes et pas seulement aux statuts
La dite DGSNR est pourtant indépendante des opérateurs d'installations nucléaires comme EDF ou Areva et elle est crainte, je peux vous en assurer, dans ces organismes. Mais passons...
Son remplaçant eventuel, la Haute autorité, serait,elle, totalement indépendante, en ce sens qu'elle n'aurait aucun lien hiérarchique ou de tutelle vis à vis de tel ou tel ministère ou même du chef de l'Etat. Elle serait composée de 5 membres nommés pour une durée de temps fixe (un CDD en quelque sorte) par ...le chef de l'Etat, le Président de l'Assemblée nationale et celui du Sénat mais irrévocables durant leur mandat. Parions également que dans les nommés, nous retrouverons des spécialistes réputés ,des chercheurs, voire des hommes politiques. Indépendance, oui, mais est on plus libre de ses décisions comme spécialiste indépendant en CDD plutôt qu'en étant employé à vie par l'Etat?
Par contre la dite Haute Autorité, alors même que son statut et ses moyens ne sont pas encore défini, est dejà critiqué en ce qu'elle permettrait aux politiques et/ou à l'Etat de se dédouaner de leurs responsabilités régaliennes sur le plan de la sécurité publique,de la santé et l'environnement. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Conseil d'Etat avait refusé un dispositif semblable en 1999. En cas de problème, elle ferait appel aux services du gouvernement(police,sécuritré civile, santé et environnement) pour gérer le problème sur le terrain. Si l'incident était mal gérée finalement, la Haute autorité n'aurait de compte à rendre à personne et on peut imaginer en effet les renvois d'accusations respectives entre Haute Autorité et Services de l'Etat.
Très franchement, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une discussion sur le sexe des anges et en cas de crise je ferais personnellement plus confiance à la personne à la tête de cette haute autorité (ou d'ailleurs de la DGSRN),à son savoir, à sa personalité et à son sens des responsabilité qu'àu système mis en place. Un peu comme si on nous disait que c'était le statut des institutions qui pendant la dernière guerre avait sauvé l'Angeleterre et la France de l'invasion nazi plutôt que la personalité des hommes à la tête de l'Etat pour l'Angleterre et d'une France Libre totalement illégale.
Une chose est sure, on ne peut à la fois dire une chose sur les bienfaits de l'indépendance du pouvoir politique et son contraire sur l'absence de responsabilité des responsables de cette Haute Autorité...