06 avril 2006
Arme Nucléaire: L'Iran poursuit sa route, les perils montent...
La saga de la bombe chiite se poursuit. Après des mois de négociations laborieuses avec la troika européenne, constituée des trois ministres des affaires étrangères Allemand, Français et Britannique, ceux çi ont fini par jeter l'éponge avec un petit écart de langage à cette occasion pour Douste Blazy vite corrigé par notre Président, soucieux de maintenir le dialogue à n'importe quel prix.
La saga continua donc cette fois avec l'AEIA( Agence Internationale pour l'Energie Atomique) qui ,en fin de compte et après avoir négocié patiemment quelques mois de plus finit aussi par jeter l'éponge et envoyer le dossier aux Nations Unies.
Entre temps des négociations entre l'Iran et la Russie, fournisseur de la centrale en construction de Busherr, discutèrent longuement de la possibilité que l'Iran enrichisse son uranium en Russie sous controle de ce pays. La aussi les négociations échouèrent.
Finalement le dossier parvint aux Nations Unies et un accord fut trouvé entre les membres du Conseil de Sécurité(France, Etats Unis,Chien Russie et grande Bretagne) pour adresser un ultimatum à l'Iran en date du 29 mars d'arreter immédiatement ses activités d'enrichissement d'uranium qu'entre temps ce pays avait repris. Refus de l'Iran d'obtempérer et rejet de l'ultimatum.Renvoi en retour du dossier à l'AEIA pour complement d'enquète. Entre temps,on apprenait que l'Iran avait mis en service sur son site de Natanz une batterie de 164 centrifugeuses pour accélérer son cyce d'enrichissement d'Uranium.
Quelles conclusions tirer de toutes ces péripéties? Voiçi les miennes:
- L'Iran depuis le début cherche à gagner du temps en faisant semblant de coopérer, en acceptant de discuter chaque fois qu'ils sentent la pression monter et en lançant toute la communauté internationale sur des fausses pistes qui finissent par se révéler des culs de sac.
- Tout le monde sait qu'il s'agit bien de faux semblant. Mais comme il y a désaccord entre les 5 membres du Conseil sur l'attitude à tenir et qu'il n'y a aucun moyen d'intervention serieux, tout le monde fait semblant de se satisfaire de la poursuite sans fin des négociations. Aucun plan de sanction n'a pu être mis au point
- Ahmadinejad n'a pas modifié sa position d'un iota sur le sujet depuis son arrivée au pouvoir et son peuple le suit a fond sur la maitrise totale du cycle nucléaire.
Au total, le temps joue pour l'Iran qui progresse à grand pas vers la mise au point de sa bombe atomique tandis que la communauté internationale est maintenant totalement encalminée. Même si les Etats Unis par la voie de leur Président ou de Condoleeza Rice traite l'Iran de grand satan régulièrement.
Il apparait maintenant, à la vitesse où travaille l'Iran, qu'ils pourront disposer de la Bombe Atomique d'içi deux ans seulement!Et que la communauté internationale restera engluée dans ses positions attentistes.
Que va t il donc se passer? Un risque très sérieux existe qu'Israêl - que Mahmoud Ahmadinéjad qualifie de tumeur au moyen orient- ne prenne les devant et ne fasse des frappes sur les installations iraniennes d'enrichissement dont je suis sur qu'ils surveillent le développement tous les jours. Avec comme conséquence un embrasement de tout le Moyen Orient et des conséquences incalculables sur la paix du monde et sur sa santé économique.
Sinistre perspective en vérité mais qui ne semble par intéresser outre mesure nos médias,nos gouvernants et nos anti CPIstes.
Deux ans encore pour que l'Occident se reveille...
Brèves de blog
Quelques nouvelles brèves cette semaine comme suit:
- La SNCF fait des infidélités à EDF en signant un contrat à long terme avec la SNET, ex Charbonnages de France passé depuis sous la coupe de l'espagnol Endesa et déjà fournisseur de la SNCF. C'est le résultat , d'après la SNET, de trois années de coopération avec la SNCF et c'est le plus gros contrat industriel jamais signé par la SNET à ce jour. Il fait suite à l'insatisfaction exprimé par la SNCF, et en particulier par son Président lors d'une intervention à l'Assemblée Nationale en juillet 2004, contre l'EDF. La Snet Conforte ainsi sa place de troisième fournisseur d'electricité en France derrière EDF et la CNR(groupe Suez) et double ses ventes en France de ce fait.
- La RATP, par contre, vient de renouveler son contrat de fourniture d'electricité avec EDF pour 5 ans suite à un appel d'offre auprès des principaux fournisseurs potentiels. EDF était le mieux disant, malgré une hausse de 70pct ! Comme par ailleurs, les contrats de couverture sur les achats de fuel qui arrivaient à terme au même moment seront moins intéressant que les précédents(58$ au lieu de 40), les couts d'energie de la RATP seront en forte hausse. Malgré la récupération de 160Millions de Kwh d'energie des rames au freinage comme la publicité de la RATP en cours en ce moment nous l'indique ...
- Aéroport de Paris vient lui de signer avec Electrabel, la filiale de Suez,après appel d'offre, pour la fourniture en électricité des aéroports de Roissy et Orly qui consomment tout de même l'equivalent de la consommation d'une ville de 150 000 habitants
- Les comptes de Noêl Mamère et de son épouse ont été bloqués par les huissiers suite à la condamnation dont Noël Mamère a fait l'objet de la part de la Cour d'Appel de Toulouse pour fauchage d'OGM. Il a été en effet condamné à 63000 Euros de dommages et interêts solidairement avec sept autres faucheurs dont José Bové. Pour l'instant il semble être le seul dont les comptes ont été bloqués
Le torchon brule entre Aéroport de Paris et les compagnies aériennes
Rien ne va plus entre l'Aéroport de Paris et les compagnies utilisatrice de ses aéroports Roissy et Orly !
Sur le plan du service rendu tout d'abord. Pour mémoire, rappellons le loupé monumental du terminal 2E, construit pour accueillir 10 millions de passagers et qui s'est écroulé, à peine ouvert, sur les passagers en faisant des victimes, ce qui n'a pas amélioré l'image de la France et de son industrie du BTP. Heureusement dépuis, le viaduc de Millau a fait oublié cet accident dramatique qui date déjà de deux ans. Par contre il a restreint depuis la capacité d'accueil de l'aéroport ce dont les compagnies aériennes se plaignent amèrement.
Le Pdg D'air France, Jean Spinetta s'en est plaint récemment car cela oblige à transporter les passagers par navette jusqu'aux avions ce qui est mal perçu par les voyageurs qui préfèrent l'arrivée directe dans l'aéroport. Cela coute cher également( 27millions d'euros par an pour le seul Air France). Il manque ainsi 20pct de capacité et le taux d'avion aux contact est de seulement 48pct à Roissy contre 100pct à Francfort et Amsterdam et 80pct à Heathrow. Aucun autre aéroport au monde, parait il, ne fonctionne dans de telles conditions.
L'autre point de dissention réside dans les investissements qui sont nécessaires pour rattraper le retard pris avec le terminal 2E et se preparer à accueillir les nouveaux avions en en particulier l'Airbus A 380. Pour cet avion gigantesque,il est prévu en effet de construire le terminal dit S3 mais la date de livraison en a déjà été retardée à juin 2007 alors qu'Air France le souhaitait pour avril. En plus de l'arrivée de l'A 380, il y a besoin de toute façon de capacité d'accueil supplémentaire pour accompagner la croissance du trafic. Il est prevu de batir un autre terminal supplémentaire, le S4 mais la aussi, tardivement au gout d'Air France qui le voudrait pour 2011 alors qu'ADP ne le prévoit que pour 2014. Les discussions continuent pour l'avancer à 2012...Quelques éléments de satisfaction néanmoins, la réouverture ce jour de la salle d'embarquement du terminal E et la remise aux standards modernes de l'aéroport d'Orly Ouest.
Dernier sujet qui fache, les tarifs de passage à Roissy. Vous avez peut être suivi les péripéties de ce dossier dans lequel ADP avait proposé des augmentations conséquentes que les compagnies avaient réfusées. Après quelques discussions, c'est le Ministre des Finances, Thierry Breton, qui a tranché en faveur d'Aéroport de Paris et a entériné une augmentation des redevances de 5pct par an pendant 5 ans dans le cadre d'un contrat de plan avec l'Etat! C'est sans doute comme ça que l'on imagine les négociations entre fournisseur et client dans la haute administration. Il est vrai que l'activité des aéroports a ceçi de particulier qu'il n'y a pas de concurrence mais simplement une mercuriale des redevances en comparant celles des différents aéroports dans le monde.
L'avis des compagnies aériennes était qu'ADP en prenait à son aise avec l'augmentation de ses budgets et oubliait ce faisant que la bourse des clients du transport aérien n'était pas extensible sans limite. D'autant que les redevances ont atteint maintenant plus de la moitié de la valeur des billets d'avion et que notre président vient d'en rajouter une tranche supplémentaire avec la taxe pour l'aide aux pays du Tiers monde.
Le tout sur fond de privatisation prochaine, en juin, d'Aéroport de Paris qui, de ce fait, doit pouvoir se présenter sous ses meilleurs atours.C'est d'ailleurs ce qu'il vient de faire en annonçant des résultats financiers excellents et des bénéfices records en progression de 25pct. Vous comprenez pourquoi il est important que vous payiez, via les compagnies, un maximum de redevances !
La Fédération Nationale de l'Aviation Marchande(FNAM) qui regroupe 230 entreprise du secteur aérien a donc décidé à l'unanimité d'attaquer en justice ce contrat de plan pluriannuel. Ce sera soit devant le Conseil D'Etat, soit directement devant la Commission de Bruxelles soit même devant les deux. A quelques jours de la privatisation ça fait désordre tout de même !!
En même temps, le Commissaire Européen, le Français Jacques Barrot, s'intéresse à la question et a convoqué à Bruxelles Exploitants d'aéroports européens et Compagnies aériennes pour "s'expliquer sur la question des redevances".La Commission Européenne a, en effet, effectuée une enquète sur l'évolution de ces redevances dont les résultats devraient être dévoilés à cette occasion."Il est nécessaire de mettre de l'ordre dans la façon dont les redevances sont calculées" a t il déclaré.
A suivre donc.Et merci à la Commisison de Bruxelles de defendre le consommateur.